sebou007 a écrit :Je suis un peu dég de ne pouvoir joindre, mais bon...
Ouais, c'est ça, lâcheur !
Bon, Olivier doit toujours pas être rentré chez lui et Régis doit encore commater.
Pour une première, c'était bien sympa.
Le cadre tout d'abord. La Zygothèque est un resto bien moins grand et select que ce que j'imaginais, et donc bien plus "humain". Assez facile à trouver même pour Paris-intramuros-circulation-phobe comme moi.
Le menu mystère s'est avéré être un menu poisson. C'était plutôt bon, très fin. Cuisson bien maîtrisée, quantité juste comme il faut: assez pour ne pas avoir encore faim à la fin du repas. J'ai en particulier apprécié les sauces et assaisonnements.
J'espère que Régis ou Olivier pourront venir à ma rescousse pour l'intitulé des plats, car je suis incapable de mettre un nom sur les plats qui nous ont été servis. Le dessert était aussi frais et excellent, le coulis de fruit rouge en particulier ('fin bon, j'adore les coulis).
Y'a que les anti-pasti qui n'étaient pas tout à mon gout. En particulier un sorte de consommé/soupe de poisson ou bisque de langoustine ou je ne sais quoi de ce genre servi froid. Attention, c'était vraiment un velouté très fin, mais je n'aime pas du tout ce genre de gout, ça m'écœure.
Les whiskys de mémoire:
Plutôt que de choisir, on s'est tous accordé pour prendre à chaque fois un whisky de chaque, qu'ont à partager en deux à chaque fois. Ainsi, on tous gouté à tout.
Mis à part le 3ème set, on avait à chaque fois un whisky tourbé face à un whisky disons sucré/fruité. Le whisky tourbé était servi dans un petit INAO, le sucré/fruité dans un verre tulipe genre ancien WM. Le troisième set à lui été servi dans les détestable No-Ice WM actuels, ce qui à confirmé une nouvelle fois à quel point ces verres sont des étouffes whiskys.
1er set, anti-pasti:
The English Whisky Co “Chapter 4” – Off - 46%
Le tourbé du duo. Plutôt léger mais assez agréable, pas fade, une sympathique petite tourbe plutôt "continentale" (non coastal, quoi). Un peu de fruit, agrumes je crois. Un peu simple, très bien pour un apéro ou une entrée en matière avant une dégustation, ce qui était le cas.
Redbreast 15ans-(nouvelle mise) 46%
Un nez très agréable, corbeille de fruit. J'ai toute fois été déçu. Pour en avoir une bouteille, je connais bien l'ancien 12yo. Et ayant tant de fois lu que l'ancien 15yo était encore supérieure, je suis tombé de haut avec ce nouveau 15yo. Le nez n'est pas franchement supérieur à mon ancien 12yo, et quand à la bouche, c'est beaucoup plus léger. Là encore, ça ne vas pas jusqu'à fade, mais j'attends beaucoup plus d'un Redbreast. A titre de comparaison, dans le même style, le Writer's Tears est bien plus intéressant ... ou un ancien Red Breast 12yo si vous en trouvez un.
L'English ne vaut certainement pas plus que les 47€ affichés à LMDW, quand au RedBreast, à 67€ c'est un peu cher.
2ème set, entrée:
La, on change de niveau:
Hakushu – 12 ans – Off – 43,5%
Un whisky plutôt bien ressenti sur le forum, il me semble me souvenir. Et c'est justifié. C'est fort agréable, frais et fruité, sur un cocktail de fruits exotiques. Du litchi notamment.
Peat Monster “Reserve” – (Compass Box) - 46%
Ca aussi c'est plutôt bien. Y'a très certainement une grosse part d'Islay dans sa composition, et très certainement du Laphroaig. Ce tourbé citronné ne trompe pas.
Nettement supérieur au premier set. L'Hakushu vaut bien plus ses 67€ que le Redbreast, amha, même si ça reste un poil cher pour un 12yo. Mais bon, Japonais oblige ...
Bizarre ce Peat Monster "Reserve" à 46%. A LMDW, il y a soit le Peat Monster 46% (45€), le Peat Monster 50% (129€) et le Peat Monster "Reserve" 48.9% (99€). Difficile donc de savoir lequel des trois (ou un autre ?) nous avons dégusté hier soir. A 45%, celui-ci serait une affaire, mais à 99€, et à fortiori à 129€, faudrait franchement passer son chemin.
3ème set , plat principal:
Comme dit plus haut, servis dans des No Ice, ces whiskys ont été désavantagés.
Caol Ila 13 ans “Barrel selection” – Wilson&Morgan – 46%
Complètement diaphane, évanescent, encore pire qu'un Port Askaig

Il faut vraiment aller le fouiller au corps pour lui trouver, difficilement, quelque chose.
Double Barrel “Macallan-Laphroaig” D. LAING 46%
Là aussi, déjà pas super expressif, complètement éteint par ces satanés No Ice. Toutefois, avec le temps, il arrive un peu à se libérer. Soyons clair, l'association Macallan-Laphroaig n'est pas 50/50, mais plutôt 10/90, voir 5/95. En fait, c'est un Laphoraig classique, mais avec une déroutante sensation de gras en bouche.
Les deux déceptions de le soirée, clairement. Certes, desservis par les verres, mais quand même. Olivier, revenant des Caves de Bécon, avait une boite de C&S "Cool". Ben même dans ces top verres, ces deux whiskys étaient franchement léger.
Inintéressant, amha, quelques soient leurs prix. Tiens, le Caol Ila serait de 95, et refill butt selon LMDW et à 55€. Sacrément refilé un grand nombre fois ce butt, amha.
Le Double Barrel est à 61€ à LMDW. Trop cher pour ce que c'est, amha.
4ème set, fromage de chèvre et salade:
Glendronach 15 ans “Revival” 46% remplacé au dernier moment par un
Ben Nevis SV UCF (je crois):
Et ben comme on dit, y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. J'ai toujours eu des difficultés à "décrypter" les Ben Nevis que j'avais gouté jusque là. Surtout, je n'ai jamais réussit à y trouver les notes fruités dont il a la réputation. J'avais commencé à changer d'avis lors de notre soirée "dégustation de verres" chez Régis, grâce aux verres C&S "Cool".
Et bien autant dire que j'ai été très agréablement surprit par le nez de ce Ben Nevis hier soir. Un vrai régal de fruit, sur la confiture de coings, quelques notes d'amande/pistache, pêches blanches. Bouche bien agréable aussi.
Du coup, je ne regrette pas que le Glendro initialement prévu ait été remplacé au pieds levé.
ou Ballechin “Madeira 2 ” Off - 46%
Là encore un jolie surprise. Ballechin, c'est Edradour en mode tourbé, et j'ai de gros à priori sur cette distillerie qui multiplie les finish et versions bizarroîdes juste pour étoffer son catalogue (comme Arran, par exemple). Sauf que ce Ballechin est surprenant, vraiment. Une jolie tourbe, avec des belles notes de fruits secs (noix de cajou, noix de pékan, sésame, amande, pistache, ...).
Deux jolis whiskys, bien foutus, expressifs, pas d'une complexité ou d'une grandeur phénoménales, mais bien agréables.
Le Ben Nevis, si c'est le 93 vendu en ce moment à LMDW à 52€, c'est un bon rapport Q/P.
En revanche, la Ballechin à 84€ à la même adresse, ça me semble un peu (beaucoup) cher.
4ème set, dessert :
Ardbeg “Corryvreckan” Off – 57,1%
Il me semble l'avoir dégusté il y a peu, peut-être lors d'un blind on line ? Enfin un truc collectif organisé ici, il me semble. Et j'avais le souvenir d'une déception.
Ben là, que neni, c'est franchement pas mal du tout. L'alliance tourbe sherry marche vraiment bien, un bel équilibre entre les deux, ou les deux restent identifiables, sans fusion. Juste une jolie cohabitation, un mariage réussit, ou les deux gardent leur identité propre, mais sans lutter l'un contre l'autre. Je pense qu'avec un peu de temps pour le laisser s'ouvrir, ça doit encore s'améliorer. Plus plaisant que mon Uigedail par exemple.
Mortlach 1991 “Dark Oloroso” – G&M 45%
J'ai une ancienne version dans la même série, un 1990/2008, que j'aime beaucoup. Un vrai sherry.
Celui-ci, au nez, est très plaisant mais à plus un côté bonbon chimique, un côté acidulé qu'un "vrai" côté sherry. Ca fait moins "sérieux", "adulte" comme whisky. Peut-être plus fémini, si l'on veut.
Par contre, en bouche, ça manque sérieusement de peps. C'est agréable, mais sans plus.
En même temps, le coulis de fruit rouge du dessert joue carrément sur le même genre de notes fruités, en beaucoup plus expressif évidemment.
A 72€, l'Ardbeg Corry est peut-être un poil cher en rapport q/p. Maintenant, si s'ajuste à l'échelle de tarif Ardbeg OB, ça en deviendrait presque une affaire.
Pas trouvé de prix pour le Mortlach. Si c'est à peu près le prix de celui que j'ai (60-70€), c'est juste un tout petit poil trop cher.
Nota:j'ai prit les tarifs LMDW parce que ça donne une assez bonne image des tarifs français, c'est facile à trouver, et que je pense fortement que c'est là que se fournit ce resto.
En tout cas, c'est une expérience super intéressante d'association mets/whisky, et qui dans l'ensemble, marchait plutôt pas mal.
On a finit la soirée en terrasse, sur le mode cigare. J'ai eu le droit à une petite initiation par Régis. Sympa et instructif. J'en suis pas à plonger dans cet univers, mais je comprends qu'on apprécie et qu'on déguste comme un whisky ou un vin. Ca se mariait très bien avec le (bon) café.
Enfin, Régis nous a fait la surprise d'ouvrir une bouteille du Batch002 de Laphroaig CS. Ben c'est encore bien bon. Et les notes de bananes chères à dede sont évidentes, incontournables au premier nez, sitôt versé dans le verre. Après, ça s'atténue assez vite pour laisser s'exprimer la tourbe, avec cette typique note d'agrumes. Assez différent du Batch 001, peut-être un peu moins complexe, mais c'est du bon quand même, sans aucune hésitation.
Merci à Régis, d'avoir joué le GO et l'hôte pendant la soirée ... et d'avoir demandé que les doses de whisky soient un peu plus généreuses.
