C'est là que réside une grande partie du problème, l'homme à la mémoire courte sauf s'il y a un indice pour le lui rappeler, j'en veux pour exemple à Limburg il y a au bord de la Lahn une paroi rocheuse ou sont inscrit les crus depuis des temps immémoriaux (1300 de mémoire) la plus haute crue à atteint 13,70 m, crois moi lorsque l'on se balade au bord de cette rivière on a peine à croire que cette dernière puisse monter aussi haut.dede a écrit :Pas vraiment. A Vaison-la-Romaine par exemple, on avait littéralement "oublié" que l'Ouvèze pouvait rentrer en crue rapide, comme quasiment tous les affluents du Rhône d'ailleurs. L'homme a la mémoire courte. Ou il est obstiné.pat gva a écrit :Il y a aussi un monde entre les personnes qui vivent au bord de l'eau et les gens qui voient leur village emporté par une crue soudaine, dans un cas c'est une catastrophe imprévisible dans l'autre il y a une part de responsabilité.
Vaison-la-Romaine illustre dramatiquement ce cas.
Par contre, je pense qu'il en va tout autrement de région comme les montagnes ou des villages peuvent être emportés par des éboulements, ou d'endroit qui en dépit des précautions d'usages sont victime d'une combinaison de facteurs aggravants (mauvaise condition météo + réchauffement climatique + perte de mémoire par exemple).
Dans le cas de Xynthia, je veux bien reconnaître que c'est une parfaite illustration de ce deuxième point, tu as un coefficient de marée élevée qui s'additionne à une masse d'air froid du pôle qui descend anormalement bas et finalement une masse d'air chaud à sa place, le résultat donne la catastrophe décrite.
Toutefois si les principes de prudence aurait été appliqués, je pense que le bilan humain aurait été moins effroyable.



