Oui, il y aura une grosse différence quend la bouteille aura un ou deux ans, cela ne fait pas l'ombre d'un doute.antoine a écrit :Oui, c'est la question que j'allais poser..
On ressent tous des différences sur les malts entamés, et pas mal de fois du mieux, alors en fait jsuqu'à quel moment, ou plutôt "temps" le mieux se fera sentir..
J'ai et je pense pas mal d'entre nous ont des bouteilles vieilles et plus qu'entamées, ou la qualité tout au moins à notre niveau ne semble pas être encore en baisse.
Alors certes, dès l'ouverture la "transformation" à lieu, mais terminer la bouteille en quelque mois, cela fait vraiment très court..
Allons nous vraiment sentir une très grosse différence, même si la bouteille à plus ou moins 1 à 2 ans..
Pour ma part, si certaines au vue de l'évolution au fur et à mesure des drams deviennent "litigieuses" et celles là j'essai de m'en occuper en priorité", d'autres au bout de près de deux ans sont encore pour moi dans le bon ton....certes nos palais ne sont peut être pas assez évolué, mais quand même quelques mois me semble un laps de temps vraiment très court.
Il n'y a évidemment pas de règle absolue. Cela dépend de tellement de choses. Un whisky est un équilibre extrêmement complexe d'innombrables substances aromatiques, d'alcool et d'eau. Cet équilibre se déplace de façon permanente, cela dpend même de la pression athmosphérique ! (dixit l'institut d'oenologie de Montpellier).
Que te répondre : la peine que l'on se donne est avant tout pour le plaisir que tu y trouves. Si tu trouves ton plaisir sans faire appel à une logistique un peu lourde, alors ne change rien.
Si tu as des déboires, alors change ce qu'il faut pour ne plus en avoir.
Voilà la vérité des choses.
Nous, nous sommes déformés par deux choses :
D'abord nous avons eu des restaurants pendant 35 ans pourvus d'une grande gamme de whiskies qui restaient évidemment ouverts des lustres. Nous avons donc prix des mesures à l'époque pour que les plus exigeants de nos clients soient satisfaits, ayany constaté une certaine dégradation des bouteiles ouvertes avec le temps.
Ensuite nous sommes liquoristes et habitués par la force des choses à déguster des ppm et à évaluer les évolutions (life on shelf oblige).
De plus, nous conservons des centaines de flacons d'infusions alcooliques d'un tas de chose et de whiskies aussi, dont nous pouvons être amenés à nous servir des mois après les avoir mis en fioles.
Dès lors, nous sommes très pointilleux sur les conditions de conservation.
Tu as donc probalement raison de dire que c'est trop lourd pour des amateurs, fussent ils très éclairés. Mais nous sommes tellement dedans que nous avons du mal à évaluer où est la frontière qui sépare les domaines amateurs et profssionnels.
Certains des commentaires que j'ai lu sur ce forum ou ce site sont, eux aussi, très précis, et montrent des palais très éxercés, qui n'ont pas grand chose à envier aux professionnels.
Chacun doit donc mettre en oeuvre ce qui lui paraît nécessaire pour satisfaire les exigeances de ses papilles, et valoriser au mieux sa collection de malts parce que c'est un investissement onéreux de bouteilles quelquefois vénérables, eu égard au soin qu'y ont apporté ceux qui ont fabriqué et conditionné le produit, et à leur rareté aussi, quelquefois.


