Oui, et cela permet plus facilement les actions concertées, en tous les cas convergentes, ce qui a pour effet d'accentuer les crises, surtout quand le secteur est largement dominé par une seule entreprise qui a montré l'exemple dans ce mouvement en rachetant à prix d'or au besoin, tous les fûts venant de ses distillerie qui se trouvaient sur le marché puis en fermant ses robinets de vente en vrac... Et cette entreprise contrôle aussi la SWA. C'est un fait.Yves a écrit :Pour revenir au message de Bottler, je pense que la principale difference aujourd'hui peut venir du fait que le secteur est tres concentre aujourd'hui.
On peut aussi déplorer d'autres effets de cette concentration, et principalement que les intérêts immédiats des actionnaires passent avant les intérêts plus lointains du secteur, entre autres la stabilité. On peut aussi déplorer le manque de sagesse de ces politiques qui changent avec brutalité.
C'est vrai que le whisky connaît des crises cycliques :
-la production anticipe la demande de quelques années (le temps de vieillissement) de façon très optimiste (chacun espère gagner des parts de marché) en période de hausse de consommation,
- puis naturellement le jour venu la demande est inférieure aux anticipations, d'où surstock et baisse de la production de façon pessimiste cette fois là.
- On en revient donc ensuite, à une situation où les stocks ne suffisent plus à fournir la demande, d'où hausse des prix et de la production, et on repart pour un tour.
Quiconque a mis son nez dans la théorie des cycles économiques reconnaîtra un shéma très classique.
Ce qui est frappant et j'en reviens à mon précédent post, c'est qu'aucune action n'ait été menée pour entraver ce cycle dans les années précédentes, d'abord, ou pour le freiner maintenant, mais qu'au contraire tout ait été fait pour en augmenter les effets qui seront pires que ceux de 1987 pour les beaux produits, à mon avis.
Il faut bien reconnaître qu'il va dans le sens des intérêts financiers à court termes des entreprises du secteur menées par leur leader.
Je suis néanmoins obligé de reconnaître que la tentation est immense, et peut être que si j'étais dans la situation de ces grosses entreprises, je ferais pareil.

