" Acheter aujourd'hui en prévision de demain ? "

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Modérateur : Modérateurs

Faut il acheter aujourd'hui ... pour demain ?

OUI
16
73%
NON
2
9%
Carpe diem ! profite du jour présent !
4
18%
 
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bottler
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Message non lu par bottler »

Yves a écrit :Pour revenir au message de Bottler, je pense que la principale difference aujourd'hui peut venir du fait que le secteur est tres concentre aujourd'hui.
Oui, et cela permet plus facilement les actions concertées, en tous les cas convergentes, ce qui a pour effet d'accentuer les crises, surtout quand le secteur est largement dominé par une seule entreprise qui a montré l'exemple dans ce mouvement en rachetant à prix d'or au besoin, tous les fûts venant de ses distillerie qui se trouvaient sur le marché puis en fermant ses robinets de vente en vrac... Et cette entreprise contrôle aussi la SWA. C'est un fait.

On peut aussi déplorer d'autres effets de cette concentration, et principalement que les intérêts immédiats des actionnaires passent avant les intérêts plus lointains du secteur, entre autres la stabilité. On peut aussi déplorer le manque de sagesse de ces politiques qui changent avec brutalité.

C'est vrai que le whisky connaît des crises cycliques :

-la production anticipe la demande de quelques années (le temps de vieillissement) de façon très optimiste (chacun espère gagner des parts de marché) en période de hausse de consommation,

- puis naturellement le jour venu la demande est inférieure aux anticipations, d'où surstock et baisse de la production de façon pessimiste cette fois là.

- On en revient donc ensuite, à une situation où les stocks ne suffisent plus à fournir la demande, d'où hausse des prix et de la production, et on repart pour un tour.

Quiconque a mis son nez dans la théorie des cycles économiques reconnaîtra un shéma très classique.

Ce qui est frappant et j'en reviens à mon précédent post, c'est qu'aucune action n'ait été menée pour entraver ce cycle dans les années précédentes, d'abord, ou pour le freiner maintenant, mais qu'au contraire tout ait été fait pour en augmenter les effets qui seront pires que ceux de 1987 pour les beaux produits, à mon avis.

Il faut bien reconnaître qu'il va dans le sens des intérêts financiers à court termes des entreprises du secteur menées par leur leader.

Je suis néanmoins obligé de reconnaître que la tentation est immense, et peut être que si j'étais dans la situation de ces grosses entreprises, je ferais pareil.
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Smokey-Kong
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Message non lu par Smokey-Kong »

bottler a écrit : Je suis néanmoins obligé de reconnaître que la tentation est immense, et peut être que si j'étais dans la situation de ces grosses entreprises, je ferais pareil.
Tu me permettras de n'en rien croire, et de mettre cette affirmation sur le compte de la courtoisie.

Nous avons actuellement affaire à une génération de managers (*) influencée par le mythe du Golden Boy des années 80, un certain mépris de la culture classique, historique et de la connaissance - voir actuellement le peu d'intérêt pour les métiers scientifiques - le culte du profit immédiat (plus, si affinité) et un aveuglement presque systématique avant les crises : ainsi des crash boursiers de 87, 92, 2000, de la baisse immobilière de 92 et celle à venir, des problèmes de l'automobile aux états-unis (aveuglement de la classe dirigeante devant le pb du réchauffement climatique pourtant perçu par la population) etc. La lecture des magazines censés donner le ton en matière de business, de "Capital" à "The economist" en passant par les pages spécialisées de toutes sortes, permet de s'en faire une idée même en étant extérieur au système.

Bien entendu tous les dirigeants ne sont pas comme cela, mais il y en a suffisamment pour entraîner les marchés, celui du whisky n'échappant pas à la règle. Comme toujours ils vont se planter - la terre est basse - en attendant nous allons en subir les conséquences ; cela n'empêche pas de protester auprès des importateurs notamment de LMDW qui ne se contente pas de suivre, mais anticipe le mouvement !

(*) J'en ai assez parmi d'anciens étudiants pour savoir de quoi je parle...
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