Malheureusement, la Suisse ne fait pas exception, tant au niveau national qu'au niveau cantonale les forces obscurantistes (repli sur soi, rejet du voisin, défiance vis à vis de l'état central) sont de plus en plus présentes.
Pour ne prendre que le cas de Genève,le MCG (mouvement des citoyens genevois) à fait une percée majeure lors des dernières élections (la plate forme du MCG est le rejet des frontalier français qui sont accusés de faire du dumping sociale, c'est évidemment caricaturale car si il est vrai que +/- 50'000 frontaliers travaillent à Genève, nombre d'entre eux sont des genevois établis en France voisine).
En effet, et pour résumé les relations entre la France et Genève ont toujours été une relation de haine et passion, mais il y a un modus operandi qui fonctionne comme cela, les français (formés, souvent des cadres) sont les bienvenues en contrepartie vue l'exiguité du territoire genevois les genevois allaient s'établir en France. Les nombreux avantages du système sont les suivants, pour la France baisse du chômage, de nouveaux contribuables, des infrastructures financés en partie par la ristourne de l'impôt à la source, pour Genève bassin de personnes déjà formées, pas besoin de dépenser des fortunes en infrastructures, territoire plus étendu (en effet des communes française on au 19ème siècle votées leurs rattachement à Genève).
L'exemple de Genève est valable pour le reste de la Suisse.
Toutefois à ce sombre tableau il convient de souligner les différences fondamentales.
1) Contrairement à d'autre nous aimons être Suisse, nous aimons et cultivons nos différences, pour des raison historique nous avons souffert ensemble (à l'orée du 20ème siècle la Suisse dans son ensemble était misérable et bcp de citoyen ont émigrés à l'étranger) la richesse de la Suisse c'est bâti ensemble en se serrant les coudes (j'exagère un peu).
2) P/r à d'autres pays il y a une obligation d'apprendre une des autres langues nationales (allemand attention le bon allemand pas le suisse allemand et l'italien le bon italien pas les dialectes), il y a eu un gigantesque tollé lorsque le canton de Zurich à voulu introduire l'anglais comme deuxième langue.
3) En outre, le fait que nous soyons une confédération fait que les prérogatives de chacun des états sont très fortes tant au niveau de l'enseignement (on est en train d'essayer d'harmoniser les programmes scolaires

) qu'au niveau des impôts (chaque état conservant la majorité des impôts la part fédérale s'élevant à 8.5 %) il y a des transferts de fonds entre états pauvres et riches (appelé péréquation cantonale)
4) Plus important encore et c'est peut être le point le plus fondamentale nous pouvons exprimé notre colère lors des votes (cela fait sourire le reste du monde mais pour moi je considère que je refuse de donner un blanc seing à mes autorités politiques, je dois avoir un droit de regard sur ce qu'elle font).
5) Le fait que la Suisse soit un état riche permets d'éliminer nombre de friction en effet si la part de mon gâteau est grosse j'aurais moins de peine à la partager avec mon voisin nécessiteux.
Voilà en résumé pourquoi le système marche relativement bien mais qu'il est incompatible, pour le moment, avec le modèle européen.