J'ai pas en tête l'exemple dont tu parles au Japon, mais un catastrophe n'est pas qu'une question de nombre de mort pour moi. Les destructions matériels et le cout consécutif sont aussi à prendre en compte. Et pour rester au Japon, Kobe à sévèrement trinqué il y a quelques années, il me semble.dede a écrit :Je reprends mon exemple des deux séismes de magnitude 6.8 : 1100 morts en Algérie (et là c'est une catastrophe), 5 morts au Japon (et ça n'en est plus une).canis lupus a écrit :On est d'accord à ceci près que la pauvreté ne crée pas la catastrophe, elle en agrave les conséquences
canis lupus a écrit :Et donc, les gens vont quand même continuer d'habiter là, à subir régulièrement les colères de la nature ? On sait que c'est dangereux, il y aura d'autres catastrophes au même endroit, on a pas les moyens financier et/ou technologique et /ou organisationels de s'en prémunir ... mais on reconstruit, et on reste là à attendre que ça nous retombe sur le nez ?
Oui mais là, ça n'a rien de catastrophe par contre. Les Egyptiens font pareille avec le Nil depuis la plus haute antiquité. Le rythme des inondations est prévisible et relativement régulier, et les populations locales se sont adaptés. Si il faut qualifier de catastrophe tout évènement entrainant quelques morts, tout est une catastrophe. La vie même est la pire des catastrophe.dede a écrit : L'exemple du Bangladesh est parlant à ce propos. Le Bangladesh, c'est 150 millions de personnes vivant à peu près tous en zone inondable car presque tout le pays est inondable, une des plus fortes densités au monde (>1000 hab/km²). Chaque année ou presque, il y a des morts pour cause d'inondation. Et pourtant les gens continuent d'y vivre. D'abord car aucun pays ne les accueillerait. Ensuite car ces terres sont suffisamment fertiles pour accueillir cette population, et que justement Canis, à long terme, et malgré les catastrophes, cela reste humainement rentable (attention, je ne parle pas ici de rentabilité financière) de continuer à vivre là. Plus en tout cas que de risquer la famine ailleurs (qui tue chaque annéée bien plus que tous les séismes, volcans et autres cyclones réunis). Il ne faut pas prendre les peuples pour des imbéciles. Si depuis des milliers d'années certaines zones demeurent d'importants foyers de population malgré des risques élevés (le sud-est asiatique, le bassin méditerranéen - pensez à Istanbul), c'est que l'homme y trouve son compte.
Ben justement non, c'est pas pareil. On est pas obligé de fumer, ça ne sert à rien. Par contre, on est bien obligé de manger, c'est une nécessité. Qu'on se trompe sur le dosage et l'équilibre, c'est un autre problème.dede a écrit :Sans parler des millions d'occidentaux que nous sommes à cultiver consciencieusement notre infarctus en mangeant trop gras. On peut aller loin comme ça.canis lupus a écrit :Remarques, après tout, je croise quotidiennement des gens qui se fabriquent consciencieusement un cancert des poumons pour leurs 40 ou 50 ans, tout ça parce que fumer sa clope, c'est agréable, ça détend, ça donne une contenance, etc ... C'est pas bien pire en somme.
De même, il faut bien que les gens habitent quelque part, et dans des endroits vivables, c'est une nécessité, c'est indéniable. Par contre, rien n'oblige personne à vivre dans un endroit à rique plutôt qu'à un endroit plus sur.



