Interessant ... quand as-tu ouvert tes bouteilles les plus anciennes. Combien en as-tu déjà bu ?canis lupus a écrit :toutes ouvertes et certaines depuis plusieurs années
Ce soir, c'était ...
Modérateur : Modérateurs
Re: Ce soir, c'était ...
-
canis lupus
- Maître distillateur

- Messages : 19714
- Inscription : 19 janv. 2008, 00:49
Re: Ce soir, c'était ...
Les plus anciennes qui ne soient pas encore vide doivent être ouverte depuis au moins 4 ou 5 ans.piazzolla a écrit :Interessant ... quand as-tu ouvert tes bouteilles les plus anciennes.canis lupus a écrit :toutes ouvertes et certaines depuis plusieurs années
Si on compte depuis ma période single malt, on va dire environ une dizaine. Avant cette période, concernant les "whiskys de soif", je ne sais plus.piazzolla a écrit :Combien en as-tu déjà bu ?
Re: Ce soir, c'était ...
Tu as de la chance, car de mon coté j'ai observé le développement d'une certaine acreté chez certaines et une atténuation progressive du tourbé pour celle qui en sont fortement dotées.canis lupus a écrit : ... Quand à la détérioration du contenu d'une bouteille une fois ouverte, j'ai peut-être tord, mais je n'y crois pas, faute de l'avoir constaté sur mes (quelques) bouteilles, toutes ouvertes et certaines depuis plusieurs années. ...
Re: Ce soir, c'était ...
Concernant les bouteilles ouvertes, j'ai déjà observé altération pour à peine trois drams de tirés et une semaine d'ouverture !
L'avantage de faire l'inverse de toi en goûter 5,6 fois à la même bouteille pendant quelques semaines te fait te rendre compte que ce n'est pas que les goûts qui évoluent mais bel et bien le contenu.
Enfin ça n'arrive pas systématiquement et en plus de ça certains whisky s'améliorent.
Mais pas de doute pour moi là dessus, une fois ouverte, les bouteilles peuvent s'abimer.
L'avantage de faire l'inverse de toi en goûter 5,6 fois à la même bouteille pendant quelques semaines te fait te rendre compte que ce n'est pas que les goûts qui évoluent mais bel et bien le contenu.
Enfin ça n'arrive pas systématiquement et en plus de ça certains whisky s'améliorent.
Mais pas de doute pour moi là dessus, une fois ouverte, les bouteilles peuvent s'abimer.
"Die with a beer in your hand !" (Tankard)
-
canis lupus
- Maître distillateur

- Messages : 19714
- Inscription : 19 janv. 2008, 00:49
Re: Ce soir, c'était ...
En fait, il y a bien quelque chose que je crois avoir observé, c'est la baisse du taux d'alcool perçue sur les BDF les plus costauds. J'en veux pour meilleur preuve mon Glenfarclass 105 qui est resté de nombreux mois imbuvable pour moi tellement il arrachait, et qui à le dernière dégustation (cet été ?) était devenue beauoup plus drinkable et permettait enfin de voir ce qu'il recellait d'autre que l'alcool. J'ai aussi remarqué ce phénomène dans les trois embouteillages Witc2, dans de moindres mesures.
En gros, quand un whisky est très (trop) alcooleux, il s'assagit avec temps et (pour mon gout) s'améliore. Par contre, un whisky à l'alcool bien intégré depuis le début, quelqu'en soit le degré, ne me semble pas changer.
Par exemple, sur tout ce que m'a donné Pierre au début de l'année dernière, et qu'on s'est réparti à 3, les quantités de whiskys par bouteilles sont comparitivement faibles ( entre 10 et 20 cl), ils sont toujours dans leurs bouteilles d'origine (je sais, c'est pas bien), et ils n'ont pas bougé depuis le temps, alors que je le déguste plus ou moins régulièrement.
Par exemple, le Laphroaig JB One Shot que j'ai terminé récemment était encore très expressif. De même que l'Ardbeg Very Young ne démérite pas du tout face à l'Almost There que j'ai reçu et ouvert il y a quelques mois.
Pour ce qui est de toutes mes autres bouteilles les plus anciennes, il est vrai que les plus vides sont encore pleines à la moitié. Peut-être que ce niveau est suffisant pour maintenir le whisky stable ?
En gros, quand un whisky est très (trop) alcooleux, il s'assagit avec temps et (pour mon gout) s'améliore. Par contre, un whisky à l'alcool bien intégré depuis le début, quelqu'en soit le degré, ne me semble pas changer.
Par exemple, sur tout ce que m'a donné Pierre au début de l'année dernière, et qu'on s'est réparti à 3, les quantités de whiskys par bouteilles sont comparitivement faibles ( entre 10 et 20 cl), ils sont toujours dans leurs bouteilles d'origine (je sais, c'est pas bien), et ils n'ont pas bougé depuis le temps, alors que je le déguste plus ou moins régulièrement.
Par exemple, le Laphroaig JB One Shot que j'ai terminé récemment était encore très expressif. De même que l'Ardbeg Very Young ne démérite pas du tout face à l'Almost There que j'ai reçu et ouvert il y a quelques mois.
Pour ce qui est de toutes mes autres bouteilles les plus anciennes, il est vrai que les plus vides sont encore pleines à la moitié. Peut-être que ce niveau est suffisant pour maintenir le whisky stable ?
Re: Ce soir, c'était ...
Pour moi ce n'est pas qu'une question de niveau mais aussi du whisky lui-même, sa nature a bien se conserver ou non.
Enfin, on est pas au bout de nos surprises et je n'ai pour l'instant pas beaucoup de certitudes.
Enfin, on est pas au bout de nos surprises et je n'ai pour l'instant pas beaucoup de certitudes.
Dernière modification par pompix le 26 janv. 2009, 10:57, modifié 1 fois.
"Die with a beer in your hand !" (Tankard)
-
canis lupus
- Maître distillateur

- Messages : 19714
- Inscription : 19 janv. 2008, 00:49
Re: Ce soir, c'était ...
Ah ça par contre, c'est indéniable et quasi systématique. Mais personnellement, je n'appelle pas ça de la dégradation, mais de l'ouverture. Le whisky se détend, développe tous ses arômes dans les jours/semaines voir mois qui suivent l'ouverture de la bouteille. Généralement, pour moi, il s'équilibre et s'enrichit, devient plus profond. Je l'ai constaté sur la grande majorité de mes bouteilles.pompix a écrit :Concernant les bouteilles ouvertes, j'ai déjà observé altération pour à peine trois drams de tirés et une semaine d'ouverture !
L'avantage de faire l'inverse de toi en goûter 5,6 fois à la même bouteille pendant quelques semaines te fait te rendre compte que ce n'est pas que les goûts qui évoluent mais bel et bien le contenu.
Enfin ça n'arrive pas systématiquement et en plus de ça certains whisky s'améliorent.
Mais pas de doute pour moi là dessus, une fois ouverte, les bouteilles peuvent s'abimer.
Il est vrai aussi que, plus rarement, cette "ouverture", cette détente du whisky peut rendre le whisky moins bon que lors de l'ouverture de la bouteille. mais pouir moi, ce n'est pas un détérioration, c'est une révélation. C'est qu'il s'agissait de ces whiskys farceurs qui cachent bien leurs "mauvais" jeu.
De toute façon, ne nous leurrons pas, nous ne sommes pas des pochetrons, et les whiskys que nous aimons et achetons ne sont pas destinés à être éclusés en un soirée, ce n'est pas comme le vin. Par conséquent, la stabilité dans le temps est une qualité, amha.
En gros, si un whisky se "dégrade" très vite, si il n'est bon qu'à l'ouverture de la bouteille, on est amha en droit de s'interroger sur la qualité "intrinsèque" de son contenu.
EDIT:
Ah oui, tiens, y'avais moyen de dire la même chose que moi, mais en plus court.pompix a écrit :Pour moi ce n'est pas qu'une question de niveau mais aussi du whisky lui-même, sa nature a bien se conservé ou non.
Enfin, on est pas au bout de nos surprises et je n'ai pour l'instant pas beaucoup de certitudes.
Re: Ce soir, c'était ...
C'est pas faux.canis lupus a écrit :
En gros, si un whisky se "dégrade" très vite, si il n'est bon qu'à l'ouverture de la bouteille, on est amha en droit de s'interroger sur la qualité "intrinsèque" de son contenu.
"Die with a beer in your hand !" (Tankard)
- Jean-Michel
- Maître distillateur

- Messages : 12154
- Inscription : 28 mai 2007, 18:26
Re: Ce soir, c'était ...
J'allais le dire : La plus grosse détérioration que j'ai pu constater à ce jour concerne un Port Ellen Dun Eideann de la fin des années 70, qui est devenu imbuvable. La fumée discrète et les arômes citronnés que j'aimais beaucoup dedans ont viré vers des notes de poussière qui évoquent le givre que l'on gratte du compartiment à glace d'un frigo mal nettoyé. Pire qu'une bière éventée tiède.RX21 a écrit :Tu as de la chance, car de mon coté j'ai observé le développement d'une certaine acreté chez certaines et une atténuation progressive du tourbé pour celle qui en sont fortement dotées.canis lupus a écrit : ... Quand à la détérioration du contenu d'une bouteille une fois ouverte, j'ai peut-être tord, mais je n'y crois pas, faute de l'avoir constaté sur mes (quelques) bouteilles, toutes ouvertes et certaines depuis plusieurs années. ...
Re: Ce soir, c'était ...
C'est des trucs comme ça qui me foutent les boules.
PS : on a encore pourri un sujet, bravo messieurs ahahah
PS : on a encore pourri un sujet, bravo messieurs ahahah
"Die with a beer in your hand !" (Tankard)
- Jean-Michel
- Maître distillateur

- Messages : 12154
- Inscription : 28 mai 2007, 18:26
Re: Ce soir, c'était ...
Exact !pompix a écrit :C'est des trucs comme ça qui me foutent les boules.
PS : on a encore pourri un sujet, bravo messieurs ahahah
Revenons dans le droit chemin.
Hier soir, c'était... rien
Re: Ce soir, c'était ...
Les esprits "grincheux" doivent reconnaître qu'il a quand même fallut 73 pages pour arriver à le polluer.
Belle performance et étonnantes résistance du sujet. :D
Belle performance et étonnantes résistance du sujet. :D
Master Experimental Blender
Genève
Genève
Re: Ce soir, c'était ...
Encore que c'est "polluer" dans le bon sens. On reste dans le domaine du whisky pour une fois
L'idéal serait de continuer les posts traitant de ce sujet (conservation des bouteilles) :
http://www.whisky-distilleries.info/For ... nservation
http://www.whisky-distilleries.info/For ... nservation
L'idéal serait de continuer les posts traitant de ce sujet (conservation des bouteilles) :
http://www.whisky-distilleries.info/For ... nservation
http://www.whisky-distilleries.info/For ... nservation
Re: Ce soir, c'était ...
Hier soir c'était un petit Laphroaig 1974 31ans pour LMDW.
Histoire de finir un sample que je m'étais procuré au moment de la sortie de cette superbe bouteille.
Et bien j'ai été HYPERTROPMEGADECUDESARACE !
On avait déjà remarqué avec les Toulousains qu'il avait perdu un peu de sa superbe.
Mais là, il était méconnaissable.
Un nez faible et fade, sans grande subtilité, et assez monolithique.
La bouche était toujours sur des notes liées au cherry, mais sans compléxité, sans longueur et sans subtilité.
Manifestement ce whisky n'a pas aimé être en contact avec l'air trop longtemps.
Il a perdu toutes ces magnifiques qualités qui lui avaient valu cette médaille tant méritée.
J'avais déjà remarqué sur certaines de mes bouteilles à quel point certains malts évoluent une fois ouverts.
C'est plus remarquable chez les Islay bien "chargés" qui peuvent perdre rapidement leurs éléments les plus volatils.
En revanche certains cherry monsters s'accommodent assez bien d'une oxydation après ouverture, et continuent d'évoluer dans un sens positif,
voire intéressant.
Mais là, quel choc, un moribond !
Voilà une bouteille qu'il fallait boire rapidement après l'avoir ouverte.
Ce soir je me rattrape.
Ardbeg 1972 bourbon cask, non mais !

Histoire de finir un sample que je m'étais procuré au moment de la sortie de cette superbe bouteille.
Et bien j'ai été HYPERTROPMEGADECUDESARACE !
On avait déjà remarqué avec les Toulousains qu'il avait perdu un peu de sa superbe.
Mais là, il était méconnaissable.
Un nez faible et fade, sans grande subtilité, et assez monolithique.
La bouche était toujours sur des notes liées au cherry, mais sans compléxité, sans longueur et sans subtilité.
Manifestement ce whisky n'a pas aimé être en contact avec l'air trop longtemps.
Il a perdu toutes ces magnifiques qualités qui lui avaient valu cette médaille tant méritée.
J'avais déjà remarqué sur certaines de mes bouteilles à quel point certains malts évoluent une fois ouverts.
C'est plus remarquable chez les Islay bien "chargés" qui peuvent perdre rapidement leurs éléments les plus volatils.
En revanche certains cherry monsters s'accommodent assez bien d'une oxydation après ouverture, et continuent d'évoluer dans un sens positif,
voire intéressant.
Mais là, quel choc, un moribond !
Voilà une bouteille qu'il fallait boire rapidement après l'avoir ouverte.
Ce soir je me rattrape.
Ardbeg 1972 bourbon cask, non mais !
Dernière modification par Lafrog le 26 janv. 2009, 18:03, modifié 1 fois.
LAFROG fecit anno domini MMXV
Re: Ce soir, c'était ...
je plussoie sur le même whisky !Lafrog a écrit :Hier soir c'était un petit Laphroaig 1974 31ans pour LMDW.
Histoire de finir un sample que je l'étais procuré au moment de la sortie de la bouteille.
Et bien j'ai été HYPERTROPMEGADECUDESARACE !
On avait déjà remarqué avec les Toulousains qu'il avait perdu un peu de sa superbe.
Mais là, il était méconnaissable.
Un nez faible et fade, et une bouche ayant perdu toutes ses qualités qui lui avaient valu cette médaille tant méritée.
Manifestement ce whisky n'a pas aimé être en contact avec l'air trop longtemps.
J'avais déjà remarqué sur certaines de mes bouteilles à quel point certains malts évoluent une fois ouverts.
C'est plus remarquable chez les Islay bien "chargés" qui peuvent perdre rapidement leurs éléments les plus volatils.
En revanche certains cherry monsters s'accommodent assez bien d'une oxydation après ouverture, et continuent d'évoluer dans un sens positif, voire intéressant.
Mais là, quel choc, un moribond !
Voilà une bouteille qu'il fallait boire rapidement après l'avoir ouverte.
Ce soir je me rattrape.
Ardbeg 1972 bourbon cask, non mais !
me souviens chez Soup, on avait été "un peu" déçu par le laphro 74, ouvert depuis un bail, et qui ne déchirait plus sa race
wech wech
faut le boire dans l'heure
" En 1969 j'ai arrêté les femmes et l'alcool, ça a été les 20 minutes les plus dures de ma vie. " (George Best)

