Un Toulousain à Paris
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canis lupus
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Re: Un Toulousain à Paris
Une grenouille troglodite ? Pas courant ça.
Autant je vois bien le rapport entre la tourbe et les batraciens, les deux étant étroitement liés aux étendues d'eau calme, autant pour la grotte ...
Du coup, l'animal doit être aveugle et albinos ?
Autant je vois bien le rapport entre la tourbe et les batraciens, les deux étant étroitement liés aux étendues d'eau calme, autant pour la grotte ...
Du coup, l'animal doit être aveugle et albinos ?
Re: Un Toulousain à Paris
Attention mon loulou, cavernicole, pas troglodite.
N'ayant pas creusé cette antre moi même il est préférable d'employer a son sujet le terme de cavernicole.
Cette qualification est due à la hauteur de plafond qui ne dépasse que rarement les 2m chez moi.
Mon immeuble a du être construit rapidement juste après la guerre (la deuxième), et les 2m40 sous plafond réglementaires n'ont paru être une priorité aux maçons survivants.
L'éclairage étant un des points que j'ai soigné chez moi, je ne souffre donc d'aucune dépigmentation d'aucune sorte.
Quand à ma vue, elle se porte très bien (10/10).
Croaaaaacc !

N'ayant pas creusé cette antre moi même il est préférable d'employer a son sujet le terme de cavernicole.
Cette qualification est due à la hauteur de plafond qui ne dépasse que rarement les 2m chez moi.
Mon immeuble a du être construit rapidement juste après la guerre (la deuxième), et les 2m40 sous plafond réglementaires n'ont paru être une priorité aux maçons survivants.
L'éclairage étant un des points que j'ai soigné chez moi, je ne souffre donc d'aucune dépigmentation d'aucune sorte.
Quand à ma vue, elle se porte très bien (10/10).
Croaaaaacc !
LAFROG fecit anno domini MMXV
Re: Un Toulousain à Paris
Ah, j'oubliais.
Excellent compte rendu Jeanmimi.
Ça me donne envie de retourner chez moi, ça à l'air vraiment bien.

Excellent compte rendu Jeanmimi.
Ça me donne envie de retourner chez moi, ça à l'air vraiment bien.
LAFROG fecit anno domini MMXV
Re: Un Toulousain à Paris
C'est pas bien gênant dans ton cas, il y a de tout façon le même écart entre le haut de ta tête et ton plafond, que celui d'une personne normalement constituée et d'un plafond réglementaire. C'est juste un peu dangereux quand le bestiaux fait ses petits sauts lié à sa condition de batracien !Lafrog a écrit : Cette qualification est due à la hauteur de plafond qui ne dépasse que rarement les 2m chez moi.
Mon immeuble a du être construit rapidement juste après la guerre (la deuxième), et les 2m40 sous plafond réglementaires n'ont paru être une priorité aux maçons survivants.
En fait il fait des UV pour compenser ...Lafrog a écrit : L'éclairage étant un des points que j'ai soigné chez moi, je ne souffre donc d'aucune dépigmentation d'aucune sorte.
Manquerait plus que ça tu es déjà sourd ...Lafrog a écrit : Quand à ma vue, elle se porte très bien (10/10).
Re: Un Toulousain à Paris
1- Et oui, comme les batraciens et les états quantiques, j'avance par bond.PNicolas a écrit : C'est pas bien gênant dans ton cas, il y a de tout façon le même écart entre le haut de ta tête et ton plafond, que celui d'une personne normalement constituée et d'un plafond réglementaire. C'est juste un peu dangereux quand le bestiaux fait ses petits sauts lié à sa condition de batracien !
En fait il fait des UV pour compenser ...
Manquerait plus que ça tu es déjà sourd ...
2- Et en plus je fais des rayons X, ce qui confère à mon teint cette jolie nuance de vert fluo
3- Pas si sourd que ça. J'ai une chaine qui marche moi môssieur ....
LAFROG fecit anno domini MMXV
Re: Un Toulousain à Paris
Un autre Toulousain monte sur Paris (sur St Denis + précisément) du 16 au 22.01.09, mais pour affaire.
Je pense avoir le temps de passer à la Maison du Whisky, j'aimerai acheter d'anciens N° du Whisky Mag. Mais pas du tout pour acheter du whisky (c pas bien de mentir
)
Si quelqu'un connais un endroit sympa pour prendre un whisky le soir, je suis preneur. Voir même me rejoindre pour faire connaissance.
Je pense avoir le temps de passer à la Maison du Whisky, j'aimerai acheter d'anciens N° du Whisky Mag. Mais pas du tout pour acheter du whisky (c pas bien de mentir
Si quelqu'un connais un endroit sympa pour prendre un whisky le soir, je suis preneur. Voir même me rejoindre pour faire connaissance.
Re: Un Toulousain à Paris
Harry's barGaxMalt31 a écrit :Un autre Toulousain monte sur Paris (sur St Denis + précisément) du 16 au 22.01.09, mais pour affaire.
Je pense avoir le temps de passer à la Maison du Whisky, j'aimerai acheter d'anciens N° du Whisky Mag. Mais pas du tout pour acheter du whisky (c pas bien de mentir)
Si quelqu'un connais un endroit sympa pour prendre un whisky le soir, je suis preneur. Voir même me rejoindre pour faire connaissance.
Master Experimental Blender
Genève
Genève
Re: Un Toulousain à Paris
Cherche le bar le Forum à 100m de la M de W. Belle carte de W, tout en cuir très Brittish, une belle acrte de malts. Il se fournit à LMDW, donc tu peux leur demander de t'indiquer.
Autrement, en sortant de LMDW tu remonte la rue d'Anjou et lorsque tu arrive sur le Bd Malesherbes, tu regarde de l'autre côté du Bd et tu le vois sur la droite à 100m. 5mn à pinces.
Attention les prix ne sont pas cadeau.
Autrement, en sortant de LMDW tu remonte la rue d'Anjou et lorsque tu arrive sur le Bd Malesherbes, tu regarde de l'autre côté du Bd et tu le vois sur la droite à 100m. 5mn à pinces.
Attention les prix ne sont pas cadeau.
Re: Un Toulousain à Paris
Très juste.
C'est un bel endroit, avec une belle carte et de très bons cocktails.
C'est d'ailleurs notre point de rencontre avec les GW quand nous allons aux soirées de LMDW.
La remarque sur les prix est pertinente, mais elle s'applique aussi au Harry's bar.
Les cocktails sont proposés à un tarif convenable pour le quartier et la qualité.

C'est un bel endroit, avec une belle carte et de très bons cocktails.
C'est d'ailleurs notre point de rencontre avec les GW quand nous allons aux soirées de LMDW.
La remarque sur les prix est pertinente, mais elle s'applique aussi au Harry's bar.
Les cocktails sont proposés à un tarif convenable pour le quartier et la qualité.
LAFROG fecit anno domini MMXV
- Jean-Michel
- Maître distillateur

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- Inscription : 28 mai 2007, 18:26
Re: Un Toulousain à Paris
Bon. Ca ne fait jamais que deux mois et demi qu'Alain nous accueillait, une poignée de Parisiens et moi, dans son accueillante maison d'Antony. Dans son jardin, point de gorille, mais un petit renard accroché à la porte. Et un brave nounours en convalescence récurrente dans un fauteuil.
Et des bouteilles de rèves sur la table du séjour.
A la sortie du RER, une octogénaire est gentiment venue à mon aide, réouvrant le portillon avec son coupon, et le tenant fermement ouvert le temps que je passe ma valise, ce portillon que mon ticket, tout neuf, refusait d'ouvrir. Ce n'est qu'au retour, accompagné de Cosinus, et lorsque le même phénomène s'est reproduit, que je devais comprendre (non sans l'aide dudit Cosinus) que mes misères de portillon n'avaient rien à voir avec la mauvaise volonté des systèmes automatiques de la SNCF, mais avec l'inadéquation de mon pôv'ticket Parisien, inadapté à une excursion qui devait m'amener aux fin fonds du canton et, en tout état de cause, au delà de la zone d'accessibilité qui était attachée (ouais, mais enfin, si c'était écrit dessus, aussi !).
Au sortit de la gare, je me mets en marche, suivant scrupuleusement et analytiquement les indications fournies.
Un petit quart d'heure plus tard, je distingue une barbe souriante et grisonnante. Petit signe de la barbe : apparemment, je ne me suis pas perdu. La barbe en a l'air tout aussi surpris que moi. Accueil chaleureux et confraternel de ceux qui ne se connaissent pas encore et qui pourtant se connaissent déjà.
Rapidement, Philippe (Cosinus) nous rejoint. Un peu plus tard, ce sera le tour du plus vieux couple du forum : Olivier et Pierre (le flocon et la capsule). Et aussi Soup.
Le temps nous est compté : Alain va à l'école le lendemain, et son épouse n'a pas voulu lui faire un mot d'excuse
. Comme je ne suis pas un rapide en exploration dégustatoire, il s'agit d'aller à l'essentiel. Bien sûr, il y'a ce Caol Ila Manager's dram, le prince de la soirée. Forcément, c'est lui qui cloturera la soirée. Pour la démarrer, je me laisse guider par notre hôte.
Bunnahabhain 37yo 1966/2004 (40.1%, MMcD Celtic Heartlands, 276btls)
Robe ambrée somptueuse.
Nez doux et fruité, acidulé, sur la banane verte et la muscade, comme arrondi par un filet de caramel léger, et « musclé » par une petite cuillère d’Armagnac. Et une pincée de cannelle. C’est délicat, mais loin d’être timoré. Ludique et délicieux. Ca donne envie d’en boire des litres, comme un jus de pomme frais.
La bouche ne déçoit pas. Plus grasse et plus « sérieuse » que le nez ne le laissait envisager. On est sur l’opulence d’une bonne banane flambée. Occupe la bouche de façon très homogène et très satisfaisante. Et pas un poil de « mauvais » bois. Du fruit et de la patine.
Philippe a commencé par un Glenrothes qui semble lui avoir bien plu... Je vais marcher dans ses pas pour mon deuxième dram :
Glenrothes 40yo 1965/2005 (43%, G&M MacPhail’s Collection)
Robe fauve.
Le nez démarre sur un caramel léger. Pas très expressif dans un premier temps. Un peu mou du genou, que je me surprends même à penser. Puis évolue sur de belles notes agrumiques (oranges piquées de girofle). Puis des notes organiques de cuir mal tanné et de tapis de feuilles de sous-bois apparaissent.
La bouche est beaucoup plus vive, avec quelque chose d’aigre doux qui vient chatouiller les côtés de la langue. Le Sherry s’exprime de façon discrète au travers de notes de cake aux fruits confits. Un Sherry somme toute très « politiquement correct », très "Chesterfieldien". Me le suis acheté depuis, du coup.
J'ai passé un peu trop de temps à laisser le Glenrothes s'ouvrir. Il s'agit de changer complétement d'horizon. Ca sera :
Clynelish 35yo 1971/2006 (46.5%, DL Platinum, 246btls)
Or pale.
Nez hyper « waxy » (copyright SV) et très citronné. Mélange détonnant de cire à bougie et de lubrifiant d’atelier de mécanique auto. Aussi fermier qu’un Brora 30yo, le citror en plus.
Mêmes arômes en bouche, accompagnée d’une sécheresse boisée très « classe ».
Un whisky à la personnalité affirmée.
L'heure du dîner approchant, Alain me met entre les mains LE "machin" de la soirée.
Ca mérite un post séparé, au cas où votre attention ne tiendrait pas sur la longueur
.
Et des bouteilles de rèves sur la table du séjour.
A la sortie du RER, une octogénaire est gentiment venue à mon aide, réouvrant le portillon avec son coupon, et le tenant fermement ouvert le temps que je passe ma valise, ce portillon que mon ticket, tout neuf, refusait d'ouvrir. Ce n'est qu'au retour, accompagné de Cosinus, et lorsque le même phénomène s'est reproduit, que je devais comprendre (non sans l'aide dudit Cosinus) que mes misères de portillon n'avaient rien à voir avec la mauvaise volonté des systèmes automatiques de la SNCF, mais avec l'inadéquation de mon pôv'ticket Parisien, inadapté à une excursion qui devait m'amener aux fin fonds du canton et, en tout état de cause, au delà de la zone d'accessibilité qui était attachée (ouais, mais enfin, si c'était écrit dessus, aussi !).
Au sortit de la gare, je me mets en marche, suivant scrupuleusement et analytiquement les indications fournies.
Un petit quart d'heure plus tard, je distingue une barbe souriante et grisonnante. Petit signe de la barbe : apparemment, je ne me suis pas perdu. La barbe en a l'air tout aussi surpris que moi. Accueil chaleureux et confraternel de ceux qui ne se connaissent pas encore et qui pourtant se connaissent déjà.
Rapidement, Philippe (Cosinus) nous rejoint. Un peu plus tard, ce sera le tour du plus vieux couple du forum : Olivier et Pierre (le flocon et la capsule). Et aussi Soup.
Le temps nous est compté : Alain va à l'école le lendemain, et son épouse n'a pas voulu lui faire un mot d'excuse
Bunnahabhain 37yo 1966/2004 (40.1%, MMcD Celtic Heartlands, 276btls)
Robe ambrée somptueuse.
Nez doux et fruité, acidulé, sur la banane verte et la muscade, comme arrondi par un filet de caramel léger, et « musclé » par une petite cuillère d’Armagnac. Et une pincée de cannelle. C’est délicat, mais loin d’être timoré. Ludique et délicieux. Ca donne envie d’en boire des litres, comme un jus de pomme frais.
La bouche ne déçoit pas. Plus grasse et plus « sérieuse » que le nez ne le laissait envisager. On est sur l’opulence d’une bonne banane flambée. Occupe la bouche de façon très homogène et très satisfaisante. Et pas un poil de « mauvais » bois. Du fruit et de la patine.
Philippe a commencé par un Glenrothes qui semble lui avoir bien plu... Je vais marcher dans ses pas pour mon deuxième dram :
Glenrothes 40yo 1965/2005 (43%, G&M MacPhail’s Collection)
Robe fauve.
Le nez démarre sur un caramel léger. Pas très expressif dans un premier temps. Un peu mou du genou, que je me surprends même à penser. Puis évolue sur de belles notes agrumiques (oranges piquées de girofle). Puis des notes organiques de cuir mal tanné et de tapis de feuilles de sous-bois apparaissent.
La bouche est beaucoup plus vive, avec quelque chose d’aigre doux qui vient chatouiller les côtés de la langue. Le Sherry s’exprime de façon discrète au travers de notes de cake aux fruits confits. Un Sherry somme toute très « politiquement correct », très "Chesterfieldien". Me le suis acheté depuis, du coup.
J'ai passé un peu trop de temps à laisser le Glenrothes s'ouvrir. Il s'agit de changer complétement d'horizon. Ca sera :
Clynelish 35yo 1971/2006 (46.5%, DL Platinum, 246btls)
Or pale.
Nez hyper « waxy » (copyright SV) et très citronné. Mélange détonnant de cire à bougie et de lubrifiant d’atelier de mécanique auto. Aussi fermier qu’un Brora 30yo, le citror en plus.
Mêmes arômes en bouche, accompagnée d’une sécheresse boisée très « classe ».
Un whisky à la personnalité affirmée.
L'heure du dîner approchant, Alain me met entre les mains LE "machin" de la soirée.
Ca mérite un post séparé, au cas où votre attention ne tiendrait pas sur la longueur
- Jean-Michel
- Maître distillateur

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- Inscription : 28 mai 2007, 18:26
Re: Un Toulousain à Paris
Le petit dernier de la soirée ? Un gros dernier, devrais-je dire. Et dont j'ai eu le plaisir de terminer les dernières gouttes vautré chez moi, à Toulouse, à mon rythme, avec mes femmes autour de moi, en empereur romain :
Caol Ila 15yo 1990 « Manager’s Dram » (63%, OB, Dark Sherry)
La couleur nous met tout de suite dans le trip. Celle de ce Caol Ila est somptueuse : Acajou à reflets rouges.
Le nez nous envoie direct explorer des territoires inédits. Démarre sur des notes fruitées oxydatives très plaisantes, comme un vieux Guignolet prêt à passer l’arme à gauche. Après la cerise, on évolue sur la sécheresse et les notes d’amandes d’un vieux fino sherry, ou d’un vin du Jura. Puis la tourbe, restée discrète dans un premier temps, vient arrondir l’ensemble, lui donner plus de richesse et de profondeur encore. Puis alors que l’on se dit qu’il a tout donné, quelque chose de très jeune apparaît, comme une grappe de raisin frais.
Voyons ce qu’en pensent les filles :
- « Rognons de veau cuits au vin rouge ». OK pour le côté organique et réduction de vin. Et le poivre que j’utilise copieusement dans ma recette…
- « Peinture quand elle n’est pas sèche ». Une pointe de solvant ? Mouais, mais discrète.
- « Les petits jouets en plastique dans les paquets de céréales ». Maintenant qu’on me le dit, oui, y’a quelques notes soufrées aussi. Un poil de caoutchouc. Mais c’est pris dans un tel maelstrom de parfums, que bien malin celui qui arrive à fixer son attention sur un arôme.
- « Les After Eight » ! Alors là, j’étais passé complètement à côté, mais oui ! C’est franchement mentholé ! Et associé au caramel/chocolat du Sherry, eh bien on est aussi dans l’After Eight…
La bouche commence presque sagement, sur le fruit, le vin vieux, le raisin mûr. Plus encore qu’au nez, on s’étonne des 63% affichés au compteur. Du bluff ? Et puis sans crier gare, la tourbe monte, grasse, noire, âcre. Jusqu’où ça va aller ? La tourbe vire au charbon, se fait toujours plus présente en bouche, dans un étonnant raccourci géologique. La bouche gagne encore en concentration, s’enrichit de notes d’huiles de sésame.
Quant à la finale, elle est inexistante, puisqu'elle semble ne jamais devoir finir...
Dommage de devoir aller manger après ça…
Chez les Passionnés, nous sommes parfois embarrassés lorsqu’il s’agit de coller une note de « typicité/originalité » à un whisky. Heureusement, des malts tels que celui-ci viennent imposer l’évidence de la pertinence de ce critère.
Caol Ila 15yo 1990 « Manager’s Dram » (63%, OB, Dark Sherry)
La couleur nous met tout de suite dans le trip. Celle de ce Caol Ila est somptueuse : Acajou à reflets rouges.
Le nez nous envoie direct explorer des territoires inédits. Démarre sur des notes fruitées oxydatives très plaisantes, comme un vieux Guignolet prêt à passer l’arme à gauche. Après la cerise, on évolue sur la sécheresse et les notes d’amandes d’un vieux fino sherry, ou d’un vin du Jura. Puis la tourbe, restée discrète dans un premier temps, vient arrondir l’ensemble, lui donner plus de richesse et de profondeur encore. Puis alors que l’on se dit qu’il a tout donné, quelque chose de très jeune apparaît, comme une grappe de raisin frais.
Voyons ce qu’en pensent les filles :
- « Rognons de veau cuits au vin rouge ». OK pour le côté organique et réduction de vin. Et le poivre que j’utilise copieusement dans ma recette…
- « Peinture quand elle n’est pas sèche ». Une pointe de solvant ? Mouais, mais discrète.
- « Les petits jouets en plastique dans les paquets de céréales ». Maintenant qu’on me le dit, oui, y’a quelques notes soufrées aussi. Un poil de caoutchouc. Mais c’est pris dans un tel maelstrom de parfums, que bien malin celui qui arrive à fixer son attention sur un arôme.
- « Les After Eight » ! Alors là, j’étais passé complètement à côté, mais oui ! C’est franchement mentholé ! Et associé au caramel/chocolat du Sherry, eh bien on est aussi dans l’After Eight…
La bouche commence presque sagement, sur le fruit, le vin vieux, le raisin mûr. Plus encore qu’au nez, on s’étonne des 63% affichés au compteur. Du bluff ? Et puis sans crier gare, la tourbe monte, grasse, noire, âcre. Jusqu’où ça va aller ? La tourbe vire au charbon, se fait toujours plus présente en bouche, dans un étonnant raccourci géologique. La bouche gagne encore en concentration, s’enrichit de notes d’huiles de sésame.
Quant à la finale, elle est inexistante, puisqu'elle semble ne jamais devoir finir...
Dommage de devoir aller manger après ça…
Chez les Passionnés, nous sommes parfois embarrassés lorsqu’il s’agit de coller une note de « typicité/originalité » à un whisky. Heureusement, des malts tels que celui-ci viennent imposer l’évidence de la pertinence de ce critère.
Re: Un Toulousain à Paris
ça fait rêver ce genre de dégustation...
Re: Un Toulousain à Paris
Putaing Jean-mimi, t'es un rapide ...
Ps : Ca faisait quelques temps que je n'étais pas venu ici, il n'y aurait pas un peu trop de smileys ?
Ps : Ca faisait quelques temps que je n'étais pas venu ici, il n'y aurait pas un peu trop de smileys ?
Re: Un Toulousain à Paris
bien vu...PNicolas a écrit :Putaing Jean-mimi, t'es un rapide ...
Ps : Ca faisait quelques temps que je n'étais pas venu ici, il n'y aurait pas un peu trop de smileys ?
Dur dur à supprimer, mais l semble qu'ils aient été assez utiles à un certain moment, surtout ceux-ci:
Mais bon... j'ai bien été obligé aussi d'ajouter ceux=ci
Encore un peu on me prndrait pour Aw-Lyaka, mais j'ai commencé à nettoyer
Slainte Mhath
https://www.travel-video.info
Vimeo: https://vimeo.com/jmputz
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- Jean-Michel
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- Inscription : 28 mai 2007, 18:26
Re: Un Toulousain à Paris
Ca me prend peut-être deux mois, mais je les y mets, moi, au moins, mes notes. Pas comme certainsPNicolas a écrit :Putaing Jean-mimi, t'es un rapide ...
Ps : Ca faisait quelques temps que je n'étais pas venu ici, il n'y aurait pas un peu trop de smileys ?
Le plus long, ça a été d'attendre que les mouvements de convexion fassent ressortir la feuille de notes des strates du bureau




