PNicolas a écrit :Pour revenir au Laphroaig, il t'en a dit quoi Alex, il l'a goûté ? Quel type de fût ?
il ne l'a pas goûté, il n'en sait pas beaucoup plus en fait.
je suis tout de même étonné qu'il annoce un voltage alors que le batch n'a pas encore été fait.
Mais je sais pas trop comment ça marche ce business là ...
" En 1969 j'ai arrêté les femmes et l'alcool, ça a été les 20 minutes les plus dures de ma vie. " (George Best)
pompix a écrit :Quelle chierie !
Dans un monde meilleur le prix des bouteilles serait fonction des salaires de chacun !
Ou chacun aurait le même salaire
On a déjà essayé des systèmes de ce genre ; ça a donné le meilleur des mondes...
Non ; Pas le meilleur des mondes, justement. Le meilleur des mondes POSSIBLES. Et tout le cynisme de Voltaire est dans ce "possible" qui traduit que nous aurons beau gesticuler, nous resterons toujours englués dans notre monde, condamnés à y évoluer comme une souris dans les cales du navire, et impuissants à franchir des frontières fixées par le Destin, ou le Grand Architecte, ou Dieu, ou...
Ah, c'est dur la vie...
bottler a écrit :Dans ce possible il y a eu certes, le cynisme Voltairien, mais aussi et avant lui, l'optimisme de Leibniz.
Rendons à Leibnitz (et Spinosa) ce qui leur appartient et à Voltaire le coup de pieds au cul qui lui revient.
Ah la la ! Coincé que je suis dans mon monde analytique, voilà bien longtemps que je n'avais pas été confronté aux trois niveaux de Connaissances définis par Spinoza (depuis les cours de Philo de Terminale, finalement), et à ce fameux troisième niveau, la connaissance des Essences, justement (décidément, on en revient toujours là !).
Leibniz, il n'était pas au programme. Mais ça a toujours l'air plus gai que Schopenhauer, qui, entre nous, mérite tout autant que Voltaire quelques coups de pieds bien placés. Au moins ne s'ennuie t-on pas à la lecture de ce dernier !
Et nous sommes partis de ? Laphroaig 25yo ? Tous les chemins mènent au Rhum, comme disait Stéphane Collaro...
La raison gourmande
philosophie du goût
Auteur : Michel Onfray
Éditeur : Grasset, Paris
* Paru le : 22 Février 1995
Résumé
Une analyse de la philosophie du goût : quelle est la métaphysique promise par un ragoût ou une cuisson? De quelle technique gastronomique s'autorisent les grands systèmes philosophiques? L'ouvrage est composé d'un chapitre liquide et un chapitre solide. Dom Perignon, Brillat-Savarin, Carême, deviennent, avec Leibniz, Descartes et Condillac, les hérosde ce livre savant et drôle.
Quatrième de couverture
Le goût et l'olfaction sont les plus décriés des cinq sens car ils montrent à l'envi combien l'homme qui pense et médite est doublé d'un animal qui renifle et goûte. D'où le discrédit jeté sur toutes les activités esthétiques qui en appellent aux saveurs et aux odeurs, donc aux artsde la cuisine et des alcools. Ce livre propose de conférer la dignité philosophique qui leur manque aux domaines de la table et de répondre positivement à la question de Nietzsche : y a-t-il une philosophie de la nutrition ?
Pour ce faire, la Raison gourmande invite à un trajet en terres hédonistes et à des pérégrinations au cours desquelles on verra Leibniz expliquer la théorie des bulles à Dom Pérignon, Grimodde la Reynière inventer la critique gastronomique à partir de la scène théâtrale, Noé servir de prétexte jubilatoire à l'ivreté, Brillat-Savarin accéder au rang de philosophe grâce à une truffe et à un utérus, Carême réaliser son désir d'être architecte en devenant cuisinier, l'art conceptuel expliquer la Nouvelle Cuisine.
De même, sur des terres exotiques, on découvrira l'odyssée du thé, du café et du chocolat, le tout mis en perspective avec l'inventionde religions excitantes dans lesquelles l'ange accède à un nouveau statut. Ou bien, on traquera, en prenant des leçons dans l'histoirede l'art de la période moderne à nos jours, ici les œuvres des cuisiniers-artistes, là celles des artistes-cuisiniers.
L'ensemble du livre est placé sous les auspices de l'ange hédoniste, étrange personnage conceptuel dont le propos invite tout un chacun à se réconcilier avec l'ensemble de ses sens et la totalité de sa chair. Une existence hédoniste est à ce prix.
M.O.
En fait, il me semble que c'est Onfray qui a fait renaître ce vieux mot.
A+
D.
"J'ai fait un régime en ne buvant plus et en mangeant très léger ; en quinze jours, j'ai perdu deux semaines" Joe E. Lewis