Ardbeg renaissance = Ardbeg Mondavi
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Re: Ardbeg renaissance = Ardbeg Mondavi
Mais on n'est pas obligé de "perdre" à chaque fois quand même, quel pessimisme Smokey!
De toute manière sans même parler des aspect process de distillation, les fûts qui étaient employés il y a 30/40 ans ne sont pas les mêmes que ceux de nos jours, et a fortiori des années à venir... et quand on sait que plus de la moitié du "résultat" de whisky final dépend de cela...
Je ne sais pas ce qui ont eu la possibilité d'avoir des infos précises au sujet des fûts employés pour Ardbeg, mais de notre côté aux Passionnés cette question est quasi toujours restée sans réponse... de moins pour ce qui concerne les Ardbeg "courants".
Bien sûr pour le millésime 1965 single cask on peut en savoir plus sur le fût employé, mais sur la plupart des autres, difficile de connaître les proportions de bourbon, sherry, hogshead... fresh, refill, rerefill, etc...
Les fûts qu'ils utilisaient il y a 30/40 ans étaient ils de meilleure qualité que ceux de nos jours ?...
De toute manière sans même parler des aspect process de distillation, les fûts qui étaient employés il y a 30/40 ans ne sont pas les mêmes que ceux de nos jours, et a fortiori des années à venir... et quand on sait que plus de la moitié du "résultat" de whisky final dépend de cela...
Je ne sais pas ce qui ont eu la possibilité d'avoir des infos précises au sujet des fûts employés pour Ardbeg, mais de notre côté aux Passionnés cette question est quasi toujours restée sans réponse... de moins pour ce qui concerne les Ardbeg "courants".
Bien sûr pour le millésime 1965 single cask on peut en savoir plus sur le fût employé, mais sur la plupart des autres, difficile de connaître les proportions de bourbon, sherry, hogshead... fresh, refill, rerefill, etc...
Les fûts qu'ils utilisaient il y a 30/40 ans étaient ils de meilleure qualité que ceux de nos jours ?...
- Smokey-Kong
- Maître distillateur

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Re: Ardbeg renaissance = Ardbeg Mondavi
Non, en effet ; certaines distilleries progressent depuis 1990, par exemple Bowmore ; Bruichladdich, malgré une offre un peu brouillonne, à proposé de très bonnes choses, et Laphroaig se maintient. Pour le reste je trouve en général les OB - je dit bien les embouteillages officiels - souvent décevants ; or les distilleries et les grands groupes, Diageo en tête, font la guerre aux IB ce qui diminue l'offre originale et de caractère. Ainsi Lagavulin dont les IB sont rares et dépourvus du nom de la distillerie (et pourtant le vanila sky est meilleur que le laga 16 ans) ; ou encore Ardbeg dont je n'ai pas vu d'IB depuis des lustres. Bref, tout cela amène l'uniformisation de l'offre dans une gamme au mieux aseptisée, clean ,sympa mais sans grand intérêt ; au pire passée à la moulinette de la "prémiumisation" cf. le désormais triste Longmorn 16 ans et tant d'autres. Ainsi l'impression d'être sur une pente descendantes est très forte, même s'il reste encore beaucoup de bonnes choses sur le marché.Stephane a écrit :Mais on n'est pas obligé de "perdre" à chaque fois quand même, quel pessimisme Smokey!
Ah, j'oubliais, la mode des "finish" destinés à masquer la banalité du produit n'arrange pas les choses.
Les bons fûts de Sherry sont plus rares, c'est clair, mais il y en a encore. Pour les autres : bourbons, chêne, il semble que les gens ne se plaignent pas trop...Stephane a écrit : Les fûts qu'ils utilisaient il y a 30/40 ans étaient ils de meilleure qualité que ceux de nos jours ?...
- Jean-Michel
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Re: Ardbeg renaissance = Ardbeg Mondavi
? J'attends d'être livré d'un Cadenhead pour Stéphane, et je suis redescendu de chez VZ avec un Spirit of Scotland CS qui n'avait pas encore eu le temps de prendre trop de poussière, me semble t-il... Sans compter le Scott's proposé à un prix grotesque.Smokey-Kong a écrit :(...) ou encore Ardbeg dont je n'ai pas vu d'IB depuis des lustres (...)
- Smokey-Kong
- Maître distillateur

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Re: Ardbeg renaissance = Ardbeg Mondavi
Si tu me montres un IB d'Ardbeg distillé après 1997, j'achète, ne serait-ce que pour comparer avec les productions actuelles !
Re: Ardbeg renaissance = Ardbeg Mondavi
Non c'est surtout que je ne vois pas l'intérêt de perdre mon temps à boire des bouzes, il y a tellement de trucs meilleurs que ça et pas nécessairement extrement cher !Stephane a écrit :Mais Pierre ce n'était même pas la peine que tu le précises... tout le monde sait bien ici qu'en dessous de 200 euros et diffusée à plus de 500 bouteilles pour le monde, quasi aucune bouteille ne t'intéresse!
Re: Ardbeg renaissance = Ardbeg Mondavi
Salut Smokey
Je rebondis (hop) sur ta remarque a propos de la rarefaction des embouteillages IB de distilleries dont les versions officielles sont en tres forte demande (ex Laga, Ardbeg etc).
Et meme si je sais que ce n'est pas le theme de ce post, je ne peux m'empecher d'intervenir:
Forcement, tu vas me dire, je me situe du cote des 'officiels', puisque je travaille pour un distillateur (Diageo), mais je ne trouve rien d'abominable ou de choquant a ce que les proprietaires de distilleries souhaitent conserver pour leurs propres embouteillages le whisky qu'ils distillent eux-memes... surtout s'ils ont deja du mal a repondre a la demande sur leurs propres versions. Non?
Apres, pour en revenir a Ardbeg: j'avoue ne pas avor goute le Renaissance, donc je ne sais pas s'il est moins bon ou meilleur que les versions embouteillees avant. Si c'est le cas, j'avoue que mon explication pencherait putot pour le 'raté' ponctuel plutot que d'y voir le fruit d'une manipulation / intention de la part des p'tit gars du marketing sur le caractere du produit. Ce serait accorder aux marketeurs trop d'importance et d'influence. Et je devrais etre bien place pour en parler!
Mon constat personnel est le suivant: dans une distillerie / chez un producteur, il y a d'un cote les marketeurs qui essaient de valoriser et de faire prosperer la marque - notamment en essayant de lancer de nouveaux produits et campagnes promotionnelles associees - et de l'autre les 'whiskymakers', le patron de la distillerie dans une certaine mesure, et surtout l'equipe technique - qu'on les appelle officiellement (master) blender(s), responsable qualite, sensory analyst ou autre. C'est cette equipe qui fait le produit, sa recette, selectionne les echantillons et fait des recommandations.
Tu pourrais me retorquer que "c'est le marketing qui decide au final." Eh bien, pas toujours a mon avis. Et il ne faut vraiment pas sous-estimer le poids de ces whisky-makers dans les reco finales.
La ou je veux en venir: les chiens aboient et la caravane passe ! Les marketeurs se succedent.... et les blenders restent. Ce qui veut dire que c'est probablement la meme equipe en charge de la formulation des produits chez Glenmorangie-Ardbeg (Rachel Barrie si mes souvenirs sont bons et Dr. Bill Lumsden j'imagine - meme si ce dernier est parti recemment) qui a fait Arbdeg Ten, toute la serie des "on n'est pas tout a fait surs mais on voudrait vous les faire gouter" (on peut taquiner ses concurrents!) et ce dernier Renaissance. Donc de la a voir dans le cote 'decevant' du Renaissance la pate sournoise de LVMH ou d'une nouvelle clique de marketeurs diaboliques ou tout simplement incompetents.... je trouve ca un peu caricatural. Si effectivement ce Renaissance peine a enthousiasmer les amateurs passionnes que nous sommes - cad leur coeur de cible pour cet embouteillage, je pencherais plutot pour la these de la boulette, l'accident de parcours. Apres tout, les blenders se plantent aussi parfois. Probablement moins que les marketeux... mais ca c'est une autre histoire!
Je rebondis (hop) sur ta remarque a propos de la rarefaction des embouteillages IB de distilleries dont les versions officielles sont en tres forte demande (ex Laga, Ardbeg etc).
Et meme si je sais que ce n'est pas le theme de ce post, je ne peux m'empecher d'intervenir:
Forcement, tu vas me dire, je me situe du cote des 'officiels', puisque je travaille pour un distillateur (Diageo), mais je ne trouve rien d'abominable ou de choquant a ce que les proprietaires de distilleries souhaitent conserver pour leurs propres embouteillages le whisky qu'ils distillent eux-memes... surtout s'ils ont deja du mal a repondre a la demande sur leurs propres versions. Non?
Apres, pour en revenir a Ardbeg: j'avoue ne pas avor goute le Renaissance, donc je ne sais pas s'il est moins bon ou meilleur que les versions embouteillees avant. Si c'est le cas, j'avoue que mon explication pencherait putot pour le 'raté' ponctuel plutot que d'y voir le fruit d'une manipulation / intention de la part des p'tit gars du marketing sur le caractere du produit. Ce serait accorder aux marketeurs trop d'importance et d'influence. Et je devrais etre bien place pour en parler!
Mon constat personnel est le suivant: dans une distillerie / chez un producteur, il y a d'un cote les marketeurs qui essaient de valoriser et de faire prosperer la marque - notamment en essayant de lancer de nouveaux produits et campagnes promotionnelles associees - et de l'autre les 'whiskymakers', le patron de la distillerie dans une certaine mesure, et surtout l'equipe technique - qu'on les appelle officiellement (master) blender(s), responsable qualite, sensory analyst ou autre. C'est cette equipe qui fait le produit, sa recette, selectionne les echantillons et fait des recommandations.
Tu pourrais me retorquer que "c'est le marketing qui decide au final." Eh bien, pas toujours a mon avis. Et il ne faut vraiment pas sous-estimer le poids de ces whisky-makers dans les reco finales.
La ou je veux en venir: les chiens aboient et la caravane passe ! Les marketeurs se succedent.... et les blenders restent. Ce qui veut dire que c'est probablement la meme equipe en charge de la formulation des produits chez Glenmorangie-Ardbeg (Rachel Barrie si mes souvenirs sont bons et Dr. Bill Lumsden j'imagine - meme si ce dernier est parti recemment) qui a fait Arbdeg Ten, toute la serie des "on n'est pas tout a fait surs mais on voudrait vous les faire gouter" (on peut taquiner ses concurrents!) et ce dernier Renaissance. Donc de la a voir dans le cote 'decevant' du Renaissance la pate sournoise de LVMH ou d'une nouvelle clique de marketeurs diaboliques ou tout simplement incompetents.... je trouve ca un peu caricatural. Si effectivement ce Renaissance peine a enthousiasmer les amateurs passionnes que nous sommes - cad leur coeur de cible pour cet embouteillage, je pencherais plutot pour la these de la boulette, l'accident de parcours. Apres tout, les blenders se plantent aussi parfois. Probablement moins que les marketeux... mais ca c'est une autre histoire!
Always give the best!
Re: Ardbeg renaissance = Ardbeg Mondavi
Le problème c'est qu'ils le font souvent mal, obeissant à des contraintes de plusieurs natures :Yves a écrit :je ne trouve rien d'abominable ou de choquant a ce que les proprietaires de distilleries souhaitent conserver pour leurs propres embouteillages le whisky qu'ils distillent eux-memes... surtout s'ils ont deja du mal a repondre a la demande sur leurs propres versions. Non?
- il faut vendre ce que l'on a même si ce n'est pas au sommet de la gastronomie (et je dirais plus prosaïquement par longue expérience, de la propreté).
- le volume requis pour des embouteillages efficaces cad productifs, est très important : on n'a pas toujours cette quantité en "super".
- il faut envoyer en Alaska et au Sahara la même cuvée : filtration au froid très forte requise sauf cask strendth.
Désolé, Yves, mais tu es "out" question qualité. Vous ne pouvez pas compte tenu de vos contraintes faire ce que nous faisons au quotidien. En contrepartie, nous vendons une migonette quand vous vendez un tonneau. Difficile de dominer (c'est le pb de Diageo) les deux "camps".
Yves, rien de ce qui précède n'est pour toi. Les allemands de la II emem guerre mondiale avaient tous leur ami "bon juif", et ils avaient naturellement raison. Moi, j'ai mon "bon marketeux de chez Diago", et je ne voudrais pas qu'il s'offusque de ce qui précède. Ce serait hors sujet.
Re: Ardbeg renaissance = Ardbeg Mondavi
J'ai trois Ardbeg distillés en 2000 dans mon bar.Smokey-Kong a écrit :Si tu me montres un IB d'Ardbeg distillé après 1997, j'achète, ne serait-ce que pour comparer avec les productions actuelles !
Une bouteille de Single Malts of Scotland embouteillée en 2007 (single cask, bourbon dit mon plais) et deux échantillons (reste environ 6 cl) de Alambic special Islay malt, single cask, l'un embouteillé en 2007 avec 6 mois de finition en fût de rhum et l'autre embouteillé en 2008 avec finition d'une année en fût de rhum.
Il y avait aussi le Still Very Young Islay Single Malt (aussi un Ardbeg qui n'a pas le droit de porter le nom de la distillerie) de 7 ans d'âge embouteillé début 2007 par The Whisky Fair et The Nectar. Single Cask, fût de sherry, refill si je me souviens bien
Selon mon gout personnel, tous sont meilleurs que les Very Still There. Le Renaissance, je n'ai pas ecore gôuté.
Il y avait aussi (début de l'année ?) un jeune Ardbeg dans la série OTL de Jack Wiebers. Sold out en moins d'une journée
Je crois que toutes les autres bouteilles sont également plus disponibles (du moins à leurs prix de vente initial).
Slainte,
Savoureur
P.S.:
J'espère que tu arrive encore à dormir après avoir lu mon message. Sinon, suite par mp, je tenvoie un somnifère
Re: Ardbeg renaissance = Ardbeg Mondavi
Eh ben, ça chauffe !
Quelques commentaires en vrac... Et je vais jouer le Normand.
Yves a raison de son point de vue. L'existence des embouteileurs indépendants est très étonnante, même si c'est un bonheur pour les amateurs de whisky. Imaginez du Haut-Brion mis en bouteille par Machinchose, ou un vrai sac Hermès à la marque de Trucmuche, ou, comme évoqué ailleurs je crois, une Ferrari brandée Dugenou. Les propriétaires veulent contrôler leurs marques et c'est légitime, même si ces marques sont souvent des noms de lieux, ce qui peut rendre la chose difficile. Cela dit, essayez de créer vos propres "pastilles à la menthe de Vichy", vous allez voir l'armée d'avocats qui va vous tomber sur le rable. Le circuit des blenders rend la chose difficile à maîtriser, et c'est pour cela que la pratique du teaspoonage semble se répandre (ajouter un peu de Glenthis dans un fût de Glenthat.) Cela devient donc du vatted malt au lieu de single malt, et je vois dans les récentes propositions de la Scotch Whisky Association des tentatives de rendre cela encore plus restrictif (interdiction d'utiliser des noms de distillerie sauf en tout petit, appellation blended malt pour bien marquer la différence - négative - avec les single, mise en Ecosse etc.) Mais il est très dommage que cela puisse du coup poser des problèmes aux embouteilleurs qui sortent des séries qui n'utilisent pas les noms des distilleries (Compass Box, Jean Boyer pour ses "creations" etc.) et qui donc ne peuvent gêner les distillateurs. Bref, gloabelement, c'est un secteur qui se défend, comme tous les secteurs, et je ne crois pas que l'on puisse leur reprocher cela.
Cela dit, du côté des embouteilleurs indépendants, il y a aussi de bonnes raisons. D'abord historiques, puisque ce sont souvent eux qui on fait connaître nombre de distilleries au public, certains propriétaires profitant après-coup, et gratuitement, de cette notoriété créée par les indépendants. C'est probablement le cas de 80% des distilleries. En quelque sorte on peut donc dire que le fait de "profiter du travail passé de l'autre" existe des deux côtés. C'est toujours le cas aujourd'hui, d'ailleurs. Qui fait connaître Imperial en ce moment ? Les indépendants ! (aussi parce qu'il y a des lacs d'Imperial disponibles, semble-t-il). Ensuite, il ne faut pas oublier que beaucoup de distilleries ont par le passé confié la commercialisation de leurs single malts à des indépendants. Par exemple Gordon & MacPhail, Campbel Hope & King, Cadenhead etc. A vrai dire, il fut un temps où seuls eux s'intéressaient aux single malts (et quelques distributeurs pionniers italiens ou français - n'est-ce pas Bottler ?) Donc, en quelque sorte, le fait que les distillateurs veuillent désormais récupérer la commercialisation de leurs marques/produits peut être légitimement perçu comme très inélégant (je prends des gants, vous le voyez).
Bien entendu, on ne peut sans doute pas généraliser de façon aussi simple. Autant de distillateurs et autant d'indépendants, autant de situations contractuelles et historiques différentes !
Maintenant (et comme si ce post n'était pas déjà horriblement long), puisque vous parlez de différences de qualité, je pense que la perception que nous en avons provient du fait que nous comparons deux produits souvent incomparables, c'est à dire des "large batches" dont l'objectif premier est la constance de style, et des single casks forcément plus "individuels" (mais dans les deux sens). Nous avons pour habitude de détecter et de boire les meilleurs, donc forcément, les officiels en pâtissent par comparaison. Mais si l'on voulait faire cela de façon honnête, ils faudrait mélanger par exemple tous les Ardbeg indépendants de 20 ans d'âge, et comparer le résultat à un Ardbeg officiel de 20 ans d'âge (un large batch, pas un single cask).
Donc oui, forcément, et sauf dans le cas où les officiels ont une politique de single cask (comme BenRiach, ou Glen Garioch par le passé etc.), on trouvera toujours meilleur chez les petits indépendants, c'est logique.
Bon, il vaut mieux que j'arrête là mes normanderies. Ce qui est sûr c'est que du point de vue de l'amateur, si les distillateurs prennent le contrôle total (pas reprennent, ils ne l'ont jamais eu historiquement) et s'ils ne se lancent pas dans les single casks de façon sérieuse, on arrivera effectivement à un appauvrissemdent de l'offre et à une baisse de qualité moyenne pour les furieux comme nous. En revanche, on arrivera peut-être aussi à une hausse de la qualité moyenne pour le "buveur moyen". Sur le plan business global, je me demande s'ils ont tort......
Quelques commentaires en vrac... Et je vais jouer le Normand.
Yves a raison de son point de vue. L'existence des embouteileurs indépendants est très étonnante, même si c'est un bonheur pour les amateurs de whisky. Imaginez du Haut-Brion mis en bouteille par Machinchose, ou un vrai sac Hermès à la marque de Trucmuche, ou, comme évoqué ailleurs je crois, une Ferrari brandée Dugenou. Les propriétaires veulent contrôler leurs marques et c'est légitime, même si ces marques sont souvent des noms de lieux, ce qui peut rendre la chose difficile. Cela dit, essayez de créer vos propres "pastilles à la menthe de Vichy", vous allez voir l'armée d'avocats qui va vous tomber sur le rable. Le circuit des blenders rend la chose difficile à maîtriser, et c'est pour cela que la pratique du teaspoonage semble se répandre (ajouter un peu de Glenthis dans un fût de Glenthat.) Cela devient donc du vatted malt au lieu de single malt, et je vois dans les récentes propositions de la Scotch Whisky Association des tentatives de rendre cela encore plus restrictif (interdiction d'utiliser des noms de distillerie sauf en tout petit, appellation blended malt pour bien marquer la différence - négative - avec les single, mise en Ecosse etc.) Mais il est très dommage que cela puisse du coup poser des problèmes aux embouteilleurs qui sortent des séries qui n'utilisent pas les noms des distilleries (Compass Box, Jean Boyer pour ses "creations" etc.) et qui donc ne peuvent gêner les distillateurs. Bref, gloabelement, c'est un secteur qui se défend, comme tous les secteurs, et je ne crois pas que l'on puisse leur reprocher cela.
Cela dit, du côté des embouteilleurs indépendants, il y a aussi de bonnes raisons. D'abord historiques, puisque ce sont souvent eux qui on fait connaître nombre de distilleries au public, certains propriétaires profitant après-coup, et gratuitement, de cette notoriété créée par les indépendants. C'est probablement le cas de 80% des distilleries. En quelque sorte on peut donc dire que le fait de "profiter du travail passé de l'autre" existe des deux côtés. C'est toujours le cas aujourd'hui, d'ailleurs. Qui fait connaître Imperial en ce moment ? Les indépendants ! (aussi parce qu'il y a des lacs d'Imperial disponibles, semble-t-il). Ensuite, il ne faut pas oublier que beaucoup de distilleries ont par le passé confié la commercialisation de leurs single malts à des indépendants. Par exemple Gordon & MacPhail, Campbel Hope & King, Cadenhead etc. A vrai dire, il fut un temps où seuls eux s'intéressaient aux single malts (et quelques distributeurs pionniers italiens ou français - n'est-ce pas Bottler ?) Donc, en quelque sorte, le fait que les distillateurs veuillent désormais récupérer la commercialisation de leurs marques/produits peut être légitimement perçu comme très inélégant (je prends des gants, vous le voyez).
Bien entendu, on ne peut sans doute pas généraliser de façon aussi simple. Autant de distillateurs et autant d'indépendants, autant de situations contractuelles et historiques différentes !
Maintenant (et comme si ce post n'était pas déjà horriblement long), puisque vous parlez de différences de qualité, je pense que la perception que nous en avons provient du fait que nous comparons deux produits souvent incomparables, c'est à dire des "large batches" dont l'objectif premier est la constance de style, et des single casks forcément plus "individuels" (mais dans les deux sens). Nous avons pour habitude de détecter et de boire les meilleurs, donc forcément, les officiels en pâtissent par comparaison. Mais si l'on voulait faire cela de façon honnête, ils faudrait mélanger par exemple tous les Ardbeg indépendants de 20 ans d'âge, et comparer le résultat à un Ardbeg officiel de 20 ans d'âge (un large batch, pas un single cask).
Donc oui, forcément, et sauf dans le cas où les officiels ont une politique de single cask (comme BenRiach, ou Glen Garioch par le passé etc.), on trouvera toujours meilleur chez les petits indépendants, c'est logique.
Bon, il vaut mieux que j'arrête là mes normanderies. Ce qui est sûr c'est que du point de vue de l'amateur, si les distillateurs prennent le contrôle total (pas reprennent, ils ne l'ont jamais eu historiquement) et s'ils ne se lancent pas dans les single casks de façon sérieuse, on arrivera effectivement à un appauvrissemdent de l'offre et à une baisse de qualité moyenne pour les furieux comme nous. En revanche, on arrivera peut-être aussi à une hausse de la qualité moyenne pour le "buveur moyen". Sur le plan business global, je me demande s'ils ont tort......
Re: Ardbeg renaissance = Ardbeg Mondavi
Ca pour faire des posts de trois kilomètres de long qu'à la fin du post je ne me rappelais plus ce qu'il avait écris au début, il est là le Serge par contre pour alimenter son site, il n'y a plus personne !
Elles sont où les dégustations de deux derniers jour ? Il fait trop chaud à Turcheim pour boire, on fait trempette dans la piscine ?
Elles sont où les dégustations de deux derniers jour ? Il fait trop chaud à Turcheim pour boire, on fait trempette dans la piscine ?
Re: Ardbeg renaissance = Ardbeg Mondavi
L'ayant réservé je me demande si je vais pas changer pour le Uigeadail. 
Re: Ardbeg renaissance = Ardbeg Mondavi
Salut Bottler. T'inquiete, je n m'offusque pas. Au contraire. Une bonne controverse entre amis, c'est tres sain.bottler a écrit :Le problème c'est qu'ils le font souvent mal, obeissant à des contraintes de plusieurs natures :Yves a écrit :je ne trouve rien d'abominable ou de choquant a ce que les proprietaires de distilleries souhaitent conserver pour leurs propres embouteillages le whisky qu'ils distillent eux-memes... surtout s'ils ont deja du mal a repondre a la demande sur leurs propres versions. Non?
- il faut vendre ce que l'on a même si ce n'est pas au sommet de la gastronomie (et je dirais plus prosaïquement par longue expérience, de la propreté).
- le volume requis pour des embouteillages efficaces cad productifs, est très important : on n'a pas toujours cette quantité en "super".
- il faut envoyer en Alaska et au Sahara la même cuvée : filtration au froid très forte requise sauf cask strendth.
Désolé, Yves, mais tu es "out" question qualité. Vous ne pouvez pas compte tenu de vos contraintes faire ce que nous faisons au quotidien. En contrepartie, nous vendons une migonette quand vous vendez un tonneau. Difficile de dominer (c'est le pb de Diageo) les deux "camps".
Yves, rien de ce qui précède n'est pour toi. Les allemands de la II emem guerre mondiale avaient tous leur ami "bon juif", et ils avaient naturellement raison. Moi, j'ai mon "bon marketeux de chez Diago", et je ne voudrais pas qu'il s'offusque de ce qui précède. Ce serait hors sujet.
Always give the best!
Re: Ardbeg renaissance = Ardbeg Mondavi
Monsieur, nous gérons la pénurie de... Nez (because grippe transformée en rhume qui dure...) Nous tiendrons encore la semaine prochaine (sur stock) puis risquons d'interrompre les parutions jusqu'à retour à meilleure forme (et de vacances sans WiFi). Veuillez agréer etc.PNicolas a écrit :Ca pour faire des posts de trois kilomètres de long qu'à la fin du post je ne me rappelais plus ce qu'il avait écris au début, il est là le Serge par contre pour alimenter son site, il n'y a plus personne !
Elles sont où les dégustations de deux derniers jour ? Il fait trop chaud à Turcheim pour boire, on fait trempette dans la piscine ?
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canis lupus
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Re: Ardbeg renaissance = Ardbeg Mondavi
Pour en revenir au débat premier, pourquoi opposer les whiskys jeunes et/ou qui donnent tout ce qu'ils ont rapidement aux whiskys plus âgés et/ou qu'il faut noser et garder en bouche très longtemps pour ne rien en rater ? Pourquoi certains seraient "bons" et les autres "mauvais" ? Ne serait-ce pas plutôt au dégustateur de s'adapter au whisky qu'il goute et de prendre chaque whisky pour ce qu'il est et de l'apprécier en tant que tel, au lieu de regretter ce qu'il n'est pas ?



