Pourquoi les anciens whiskies étaient-ils à ce point supérieurs ?
Modérateur : Modérateurs
Re: Pourquoi les anciens whiskies étaient-ils à ce point supérieurs ?
Merci Shalill, ça, ça nourrit le sujet clairement ! C'est passionnant.
- Smokey-Kong
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Re: Pourquoi les anciens whiskies étaient-ils à ce point supérieurs ?
Effectivement remarquable. On va essayer d'approfondir ; et merci pour la proposition de bouquin ! Il y a déjà un ami du forum qui s'est proposé.
Re: Pourquoi les anciens whiskies étaient-ils à ce point supérieurs ?
Merci d'avoir relancé le débat.
Tout ce qui a été dit est pertinent, il y a, toutefois, un élément qui n'a pas été relevé, c'est le miracle du temps.
Je m'explique, il est fort possible que le temps arrondisse les angles.
Je vais illustrer mon propos avec un exemple concret.
Bruichladdich Octomore 02.2 Orpheus - 5 yo - embouteillé 2009 qui à sa sortie était assez "quelconque" (moi je dirais infect
) avec une tourbe verte et à l'austérité toute calviniste.
En 2019 lors d'une mémorable masterclass, Bruichladdich nous avait offert la possibilité de la goûté avec 10 ans de vieillissement, il était devenu beaucoup plus intéressant, il avait développé des notes de chocolat amère, d'herbe sèche et de réglisse, bref d'un profil vulgaire et sans intérêts on avait maintenant un produit pas mal du tout et presque plaisant à boire.
Il y a une analogie évidente avec le vin, on a tendance à le boire beaucoup trop vite. Il me semble que le whisky à le même problème d'immédiateté et que souvent cela le dessert.
Les dinosaures
comme moi se rappelle que le Laphroaig 10 y de supermarché des années fin 80 début 90 avait une "force de caractère" assez mémorable et nécessité une bonne ouverture (6 mois minimum) pour commencer à voir apparaître la trame aromatique (bon le jus était beaucoup plus gras, huileux aussi).
Un autre exemple pour illustrer le fait que c'est pas seulement les Islay tourbés qui sont concernés, on m'avais offert à l'époque un Glen Grant 5 y pour le marché italien qui avait + ou - 5 ans en bouteille, c'était une punition à boire
alcool pas intégré aucuns profils aromatique à part un brûlant sentiment, avec un peu d'eau un mince profil céréalier assez vulgaire et sans intérêts apparaissait, devant mon air "enthousiaste" mon hôte m'avais offert le même avec 20 ans de vieillissement, monstrueux ont partait sur l'agrume, le maspin, les herbes sèches, le tabac et le thé noir (j'ai relis mes notes de l'époque) quelle différence, alors oui les méthodes étaient différentes mais n'oubliez pas de laisser le temps au temps.
Tout ce qui a été dit est pertinent, il y a, toutefois, un élément qui n'a pas été relevé, c'est le miracle du temps.
Je m'explique, il est fort possible que le temps arrondisse les angles.
Je vais illustrer mon propos avec un exemple concret.
Bruichladdich Octomore 02.2 Orpheus - 5 yo - embouteillé 2009 qui à sa sortie était assez "quelconque" (moi je dirais infect
En 2019 lors d'une mémorable masterclass, Bruichladdich nous avait offert la possibilité de la goûté avec 10 ans de vieillissement, il était devenu beaucoup plus intéressant, il avait développé des notes de chocolat amère, d'herbe sèche et de réglisse, bref d'un profil vulgaire et sans intérêts on avait maintenant un produit pas mal du tout et presque plaisant à boire.
Il y a une analogie évidente avec le vin, on a tendance à le boire beaucoup trop vite. Il me semble que le whisky à le même problème d'immédiateté et que souvent cela le dessert.
Les dinosaures
Un autre exemple pour illustrer le fait que c'est pas seulement les Islay tourbés qui sont concernés, on m'avais offert à l'époque un Glen Grant 5 y pour le marché italien qui avait + ou - 5 ans en bouteille, c'était une punition à boire
Master Experimental Blender
Genève
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- Smokey-Kong
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Re: Pourquoi les anciens whiskies étaient-ils à ce point supérieurs ?
Il sait de quoi il parle ! Pour rappel, à la fin du 18-ème siècle à Genève, il était interdit de mettre des rideaux aux fenêtres, et il y avait des milices qui passaient dans les rues pour vérifier que l'on ne riait pas trop fort chez vous
- Smokey-Kong
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Re: Pourquoi les anciens whiskies étaient-ils à ce point supérieurs ?
Ils font moins de 20000 quilles par an, autrement dit RIEN pour l'industrie du whisky ! J'en déguste un petit sample grâce à un bienfaisant membre du forum qui se reconnaîtra, c'est du vrai distillat à l'ancienne, bien dense, gras , aromatique ; rien à voir avec Waterford ou DHG.
- Smokey-Kong
- Maître distillateur

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Re: Pourquoi les anciens whiskies étaient-ils à ce point supérieurs ?
C'est bien cela le coeur du problème. On a maintenant des distillats qui sont ronds, qui coulent bien, mais dont le coté gras et huileux à disparu. Or, un distillat plus dense et plus riche est bien plus susceptible d'apporter avec le temps des arômes riches et variés.pat gva a écrit : ↑01 févr. 2025, 11:41 Les dinosaurescomme moi se rappelle que le Laphroaig 10 y de supermarché des années fin 80 début 90 avait une "force de caractère" assez mémorable et nécessité une bonne ouverture (6 mois minimum) pour commencer à voir apparaître la trame aromatique (bon le jus était beaucoup plus gras, huileux aussi).
Ton Glen Grant 5 ans pour le marché italien, il avait donc été distillé dans les année 90 ? Et celui qui avait vingt ans d'âge, dans les années 70 ? On retombe sur le même problème. Interrogé sur le sujet, un ancien master distiller d'Ardbeg a botté en touche et refusé de répondre. Il disait que ce qui est important, c'est la régularité acquise désormais.pat gva a écrit : ↑01 févr. 2025, 11:41 Un autre exemple pour illustrer le fait que c'est pas seulement les Islay tourbés qui sont concernés, on m'avais offert à l'époque un Glen Grant 5 y pour le marché italien qui avait + ou - 5 ans en bouteille, c'était une punition à boirealcool pas intégré aucuns profils aromatique à part un brûlant sentiment, avec un peu d'eau un mince profil céréalier assez vulgaire et sans intérêt apparaissait, devant mon air "enthousiaste" mon hôte m'avais offert le même avec 20 ans de vieillissement, monstrueux ont partait sur l'agrume, le massepain, les herbes sèches, le tabac et le thé noir (j'ai relis mes notes de l'époque) quelle différence, alors oui les méthodes étaient différentes mais n'oubliez pas de laisser le temps au temps.
Là, on tient un vrai argument marketing : la régularité du produit compte plus que sa qualité, i.e. si l'on prend un risque et que, du coup, on perd quelques clients, le rendement va baisser pour les actionnaires o.m.g. quelle horreur, on va tomber en dessous de 10% !
J'attends avec quelque impatience mon bouquin (Merci Franck !), et après on va voir si le sujet intéresse des copains chimistes (des bons).
- juju cassoulet
- Maître distillateur

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Re: Pourquoi les anciens whiskies étaient-ils à ce point supérieurs ?
Ce WE j'ai gouté chez le beau père un NAS Glenmorangie triple cask réserve (bourbon, rye, virgin).
C'était très gras et assez aromatique pour un whisky dilué jeune à 40°.
Eux qui se vantent d'avoir les alambics les plus hauts, ils gardent un distillat gras et puissant, il serait intéressant de voir leur process.
C'est d’ailleurs dommage que cette distillerie ne soit pas embouteillée par des IB.
C'était très gras et assez aromatique pour un whisky dilué jeune à 40°.
Eux qui se vantent d'avoir les alambics les plus hauts, ils gardent un distillat gras et puissant, il serait intéressant de voir leur process.
C'est d’ailleurs dommage que cette distillerie ne soit pas embouteillée par des IB.
Re: Pourquoi les anciens whiskies étaient-ils à ce point supérieurs ?
Cherche du "Wesport", c'est des Glenmo !juju cassoulet a écrit : ↑23 févr. 2025, 17:25 Ce WE j'ai gouté chez le beau père un NAS Glenmorangie triple cask réserve (bourbon, rye, virgin).
C'était très gras et assez aromatique pour un whisky dilué jeune à 40°.
Eux qui se vantent d'avoir les alambics les plus hauts, ils gardent un distillat gras et puissant, il serait intéressant de voir leur process.
C'est d’ailleurs dommage que cette distillerie ne soit pas embouteillée par des IB.
Re: Pourquoi les anciens whiskies étaient-ils à ce point supérieurs ?
Les quelques Glenmorangies que j'ai goûté étaient globalement toujours quali
Et le rapport Q/P est pas si déconnant.
La visite de la distillerie vaut le coup, la mienne date de 2018 mais a l'époque j'avais bien aimé. Bon le jeune guide avait un accent très très scottish, j'avais pas tout capté, mais la salle est magnifique, et le dégustation qui avait suivi était très sympa avec en point d'orgue le Signet sont je garde un très bon souvenir
Et le rapport Q/P est pas si déconnant.
La visite de la distillerie vaut le coup, la mienne date de 2018 mais a l'époque j'avais bien aimé. Bon le jeune guide avait un accent très très scottish, j'avais pas tout capté, mais la salle est magnifique, et le dégustation qui avait suivi était très sympa avec en point d'orgue le Signet sont je garde un très bon souvenir
"What butter and Whisky will not cure, there is no cure for"
"J'ai connu une polonaise qui en buvait au p'tit déjeuner..."
"J'ai connu une polonaise qui en buvait au p'tit déjeuner..."

