Jean-Michel a écrit : btl 73 (re-sic ! On ne sait pas sur combien)
Les "rare malts" étaient aussi des bouteilles numérotées, mais on ne connaissait pas le nombre, ni même le dernier numéro... Cela ne les empêchait/empêche pas d'être de belles bouteilles.
Alain
Winner of the International Witch Blending Challenge Site CoMAW
En attendant les notes détaillées d'Antoine, pour ma part j'ai trouvé excellentes les 3 versions de Glenglassaugh dégustées ce soir là.
Le mien (whisky Fair 1965) était probablement le plus doux et léger (il s'agit pourtant d'un brut de fût à plus de 47°, mais les degrés sont admirablement bien fondus et on croirait boire du petit lait). J'adore son côté très frais et fruité malgré ses 40 ans, il m'évoque la finesse de vieux Bowmore. il manque par contre de complexité et l'origine du fût (fino sherry) nous a semblé à tous difficilement identifiable.
Je ne me souviens plus des références exactes de l'autre, qui est je crois l'origine du topic, un MMD finition syrah c'est ça ?
Excellent lui aussi, la finition lui donne (ça saute aux papilles) un peps fruité énorme et très gourmand. Très très bon, par contre on sent quand même je trouve que le whisky a subi plusieurs influences, cela donne un peu une impression d'enrobage façon cadeau de noël pour rendre le produit attractif.
Le 73 sherry était la tuerie de la soirée! un sherry butt exquis, qui dépote comme on aime le fruit, le raisin/vineux (à cheval entre un cognac, une eau de vie de fruit et un whisky), un boisé/épicé superbement fondu, un soupçon de tourbé/viandé appétissant, un équilibre alcool/arômes fantastique... tout simplement un des meilleurs speysiders sherry butt que j'ai goûtés à jour, d'ailleurs quand on a voulu en reprendre aussitôt après avec Jean-Mi... y en avait plus!!
Nez sucré, fruité, sur les fruits rouges, le cassis, la framboise, du sherry fabuleux, agrémenté de sel, d’oranges confites, d’un peu de café et de chocolat. Malté, grillé, fondu, onctueux. Tout est superbement intégré avec un agrément de caramel, de fruits macérés, de vins cuits et de vins spéciaux (chouchen), acidulés. La bouche est sucrée, vineuse, maltée, fruitée avec des touches d’arômes exotiques, salée, superbe. Intégrée comme le nez, il y a un peu d’amertume quand même, légère. Ensuite des herbes aromatiques se présentent ainsi que des épices suaves, un peu de tanin et un boisé contenu. Sur la fin une légère astringence apparaît sur des arômes acidulés et tanniques. La finale est sèche, légèrement amère et boisée sur le sherry.
Steph :
Délicieux nez qui débute par du sherry vineux, de la liqueur de cerise au chocolat, avec un doux brandy, des chocolats Mon Chérie. Il y a également de la crème de cassis, des orangettes, de l’amaretto, du miel et de l’hydromel et un délicieux vieux cognac. Que du bonheur et de la gourmandise ! La bouche suit le nez, avec un ultra fruité sur la groseille, les mûres, avec du boisé / épicé délicieusement fondu et légèrement tannique. Whisky délicieux, juteux, riche et envoûtant, chaud et frais. Il manque peut être un peu d’amplitude et de complexité. Il a aussi une belle finale qui s’éteint doucement, très équilibrée.
Jm :
Nez qui débute sur de la colle à bois, puis des fruits rouges, du raisin à l’Armagnac, des arômes Mon Chérie, de la colle blanche (amande amère). J’y décèle de la cerise confite également. Il a beaucoup d’opulence, il est très concentré et gras. La bouche est excellente, sur de la vieille eau de vie avec un velouté fabuleux. Il y a aussi du vieux rhum (exotisme), des notes acidulées et beaucoup de gras. Du chocolat !. La finale est veloutée, chaude et charnue.
Jp :
Un bonheur rond qui incite à ne rien dire et juste à apprécier. Le sherry est indéniable et parfaitement amené. Il y a donc des amandes, de la réglisse Haribo, de la colle à bois, du fromage blanc avec un peu de cacao, des épices des caraïbes et de la nougatine. La bouche est de fromage et de dessert. Ce whisky remplacerait presque tout un repas. Il a aussi en bouche ce côté amande, mais léger. Par contre il lui manque un peu d’endurance.
Nez sucré, chaud, rond et fruité / acidulé à fond, avec du malt, du sel, des épices. Ensuite il y a des fruits rouges plus prononcés (framboises, mures, groseilles, grenades). Des arômes lactés indéniables se présentent également avec du chocolat et un peu de café. L’alcool se fait un peu sentir, sur la colle scotch légère, picotant, mais s’intégrant ensuite. Il s’agrémente par la suite de fruits sur la figue, les fruits secs et un peu d’exotisme. Vineux et tannique, sirupeux, gras, superbe. La bouche est quant à elle sucrée, boisée, tannique, sèche, salée et salivante, ainsi qu’alcooleuse avec du fruit sur les fruits macérés, les vins cuits acidulés. J’y retrouve du malt, une légère astringence. Le côté lacté est aussi présent avec du chocolaté mélangé ici à un fruité fort (et acidulé). Ensuite vient un boisé fondu, des épices fortes, des fruits secs et enfin des fruits rouges seuls. Il est vraiment superbe. Une amertume chocolatée annonce la finale boisée, sucrée, forte et tannique.
Steph :
Un nez énorme sur le sherry, avec des notes de pâtisserie comme son petit frère de la soirée, avec cette fois plus de puissance. Une eau de vie, du marc de raisin, du houblon, de la confiture et eau de vie de figue sans oublier la fraîcheur et le végétal. Il y a également du toffee, des arômes parfumés et vanillés. Il est délicieux et envoûtant, le sherry au sommet de son art. La bouche donne toute la puissance et la magnificence du sherry. Sucre et sel à la fois, riche, chaud, envoûtant. Il y a des fruits secs, du boisé tannique presque sirupeux, du vineux, de la confiture avec des noisettes ainsi que des épices chaudes. Puissant avec un superbe équilibre avec une richesse ultra gourmande.
Jm :
Nez comme le précédent débutant sur de la colle scotch pour laisser place rapidement à des arômes vineux, poisseux, lourd, collant. Doux, grisant, appétissant et hyper concentré. Il est figolu, gourmand, gâteau aux noisettes. La bouche dépote avec du sucre, du bois, du sherry, encore du sucre, encore du bois, encore du sherry etc.. et tout ce qui va avec : chocolat, figue, pâte d’amande au rhum. C’est un monstre de sherry et de gourmandise. On ne peut pas s’arrêter et une finale monstrueuse. Un whisky pour tenir jusqu’au bout de la nuit !
Jp :
Nez sur les pommes et les poires avec un récital de sherry subtil. Il y a de la figue, du sirop d’orgeat, de la grenadine, des noix et des noisettes. La bouche est sur un super sherry qui cache un sirop de grenadine bien dosé. Très long sans agressivité. Rien à ajouter, juste à déguster.
Glenglassaugh 1965/06 40 ans Whisky Fair fino sherry butt 46,7°
Antoine:
Nez superbement exotique, sur les fruits, le sucre. Il y a de la chaleur, une belle rondeur. Prenant, l’alcool est fondu également. Ensuite, il présente des fleurs et des herbes exotiques avec une tenue exotique superbe. Mangue, goyave, passion, coco, papaye, ananas. Excellant. La bouche est sucrée, boisée et exotique en parfaite ligne avec le nez. Linéaire sur l’exotisme mais excellent. La finale est aussi dans le prolongement mais sans trop de longueur.
Steph :
Nez sur la crème glacée vanillée avec de la mangue, des fruits de la passion, citronné et agrumes (Solero). Il donne aussi des arômes pâtissier délicieux avec une fraîcheur végétale et à la fois mentholée. Il y a aussi des épices fines (gingembre). Dommage qu’il manque d’un peu de complexité. Il est vraiment à fond sur des touches fruitées exotiques. La bouche est délicieuse, sucrée, juteuse, avec un fruité sur les agrumes du bouquet, avec aussi des épices complexes très bien fondues, ainsi que du boisé, de la chaleur et de la fraîcheur. Whisky délicieux, ultra fondu finissant sur des notes chocolatées et lactées.
Jm :
Nez qui démarre sur les mêmes notes curieuse que le premier mais là où il est envahissant sur le premier, il est ici intégré à du yoghourt brassé aux abricots. Très appétissant. La bouche détient une attaque douce, sur le sucre glace avec un très bel équilibre entre la douceur et l’alcool. Mériterait un peu plus d’explosivité sur le fruit.
Jp :
Nez sur les fruits exotiques avec de légers agrumes, de la crème glacée solero de miko et du riz au lait. La bouche est encore sur de l’exotisme mais avec un arrière lacté tel un danao fruits exotiques.
Waouh !!! ça c'est du commentaire de dégustation détaillé, félicitations à tous les 4.
Ca donne envie, on sentirait presque les éfluves d'alcool en vous lisant. Faut vraiment que je me serve un verre ....
Il n'y a effectivement aucune référence chez les MM aux 2 flacons MMD décris. Mais ils ne peuvent pas tout goûter non plus. Et puis maintenant, votre compte rendu devrait suffire à s'en faire une idée.
Conclusion : je crois que je vais le prendre finalement ce Glenglassaugh.