Question sur la réouverture des "lost distilleries"
Modérateur : Modérateurs
Question sur la réouverture des "lost distilleries"
Bonjour à tous,
En me baladant dans le catalogue de la perfect collection mise aux enchères il y a peu, j'ai appris dans la partie "Lost Distilleries" que Dallas Dhu va peut-être redémarrer, que Port Ellen rouvre en 2021, Rosebank également en 2021 et Brora en 2020.
Comment se fait-il que le marché soit toujours aussi fou concernant des bouteilles de distilleries fermées mais qui vont rouvrir ? Pourquoi le marché ne s'adapte pas et baisse les prix de ces bouteilles qui vont certainement devenir beaucoup moins chères une fois la distillerie en question relancée ?
Ou bien au contraire, les vendeurs cherchent à vendre cher tant qu'ils le peuvent encore ou alors ces bouteilles vaudront de toute façon toujours très chères parce que bouteilles de l'époque post-réouverture ?
Me concernant, je n'ai goûté aucun de ces whiskies mais, je compte le faire si j'ai l'opportunité d'un sample. Mais je me dis que dans le cas ou je l'aime bien, autant attendre une reprise de la production pour me payer une bouteille.
Quel est votre avis ?
En me baladant dans le catalogue de la perfect collection mise aux enchères il y a peu, j'ai appris dans la partie "Lost Distilleries" que Dallas Dhu va peut-être redémarrer, que Port Ellen rouvre en 2021, Rosebank également en 2021 et Brora en 2020.
Comment se fait-il que le marché soit toujours aussi fou concernant des bouteilles de distilleries fermées mais qui vont rouvrir ? Pourquoi le marché ne s'adapte pas et baisse les prix de ces bouteilles qui vont certainement devenir beaucoup moins chères une fois la distillerie en question relancée ?
Ou bien au contraire, les vendeurs cherchent à vendre cher tant qu'ils le peuvent encore ou alors ces bouteilles vaudront de toute façon toujours très chères parce que bouteilles de l'époque post-réouverture ?
Me concernant, je n'ai goûté aucun de ces whiskies mais, je compte le faire si j'ai l'opportunité d'un sample. Mais je me dis que dans le cas ou je l'aime bien, autant attendre une reprise de la production pour me payer une bouteille.
Quel est votre avis ?
- juju cassoulet
- Maître distillateur

- Messages : 6556
- Inscription : 28 juin 2015, 22:59
Re: Question sur la réouverture des "lost distilleries"
A condition que le premiers jus soit bon et qu ils le mettent immediatement dans les bons fûts, il faudra attendre entre 20 et 30 ans.
Re: Question sur la réouverture des "lost distilleries"
Ca revient un peu à se demander pourquoi les Bowmore des années 50 ou 60 sont si chers, alors que la distillerie est toujours là et produit en quantité. La réponse : c'est pas la même chose, et il n'y a pas vraiment d'équivalent dans le marché actuel. Il y a bien une prime à la rareté, et la notion romantique de posséder une part d'histoire, mais pas que.
Re: Question sur la réouverture des "lost distilleries"
Et bien très honnêtement, je me posais la question oui. Je me disais que la réponse était sûrement qu'il restait peu de bouteilles de cette époque, du coup rareté + offre/demande. Mais si c'est également une question de goût, de changement dans la façon de produire etc, je trouve ça assez intéressant et je suis curieux.o livier a écrit : ↑11 févr. 2020, 18:57 Ca revient un peu à se demander pourquoi les Bowmore des années 50 ou 60 sont si chers, alors que la distillerie est toujours là et produit en quantité. La réponse : c'est pas la même chose, et il n'y a pas vraiment d'équivalent dans le marché actuel. Il y a bien une prime à la rareté, et la notion romantique de posséder une part d'histoire, mais pas que.
Pareil pour Macallan, quand je vois les sommes délirantes de certaines bouteilles alors qu'il y a des bouteilles abordables et qu'ils produisent énormément. Je me dit que c'est forcément la rareté et comme tu dis : l'histoire. Mais si ce n'est pas que ça, je veux bien que tu m'expliques ce qu'il y a en plus ?
Re: Question sur la réouverture des "lost distilleries"
Je ne connais pas Macallan, mais grosso modo ma vision : ils ont été très bons à l'époque, avec des whiskies très marqués par le sherry. On aime ou on n'aime pas, mais le 10 ans officiel était une très bonne référence. Puis c'est devenu moins bon, mais plus/mieux mis en avant d'un point de vue marketing. La marque est devenue un symbole de statut social, notamment dans les pays asiatiques.
Du coup, au-delà de la qualité ou rareté du produit, tu as un aspect beaucoup plus important : un vieux Macallan dans une vitrine, ça impressionne la galerie. Probablement plus qu'un Malt Mill, bien plus convoitable, mais dont le budget marketing ne s'élève pas à grand chose.
Du coup, au-delà de la qualité ou rareté du produit, tu as un aspect beaucoup plus important : un vieux Macallan dans une vitrine, ça impressionne la galerie. Probablement plus qu'un Malt Mill, bien plus convoitable, mais dont le budget marketing ne s'élève pas à grand chose.
Re: Question sur la réouverture des "lost distilleries"
Alors je pense que tu devrais changer de licorne...Plutôt que de vouloir goûter à tous ces bourbons dégueulasses (je sais, je sais, je n'aime pas les bourbons et je ne suis pas objectif !), recherche donc des samples de bowmore 65-66SimonOHA a écrit : ↑11 févr. 2020, 19:09Et bien très honnêtement, je me posais la question oui. Je me disais que la réponse était sûrement qu'il restait peu de bouteilles de cette époque, du coup rareté + offre/demande. Mais si c'est également une question de goût, de changement dans la façon de produire etc, je trouve ça assez intéressant et je suis curieux.o livier a écrit : ↑11 févr. 2020, 18:57 Ca revient un peu à se demander pourquoi les Bowmore des années 50 ou 60 sont si chers, alors que la distillerie est toujours là et produit en quantité. La réponse : c'est pas la même chose, et il n'y a pas vraiment d'équivalent dans le marché actuel. Il y a bien une prime à la rareté, et la notion romantique de posséder une part d'histoire, mais pas que.
Pareil pour Macallan, quand je vois les sommes délirantes de certaines bouteilles alors qu'il y a des bouteilles abordables et qu'ils produisent énormément. Je me dit que c'est forcément la rareté et comme tu dis : l'histoire. Mais si ce n'est pas que ça, je veux bien que tu m'expliques ce qu'il y a en plus ?
Bon, Bowmore produit quand même encore de très jolis trucs (et des plus mauvais) mais comme c'était déjà le cas à l'époque des 60'. Aujourd'hui, ne subsistent que les tueries et les daubes ont été oubliées mais tremper ses lèvres dans un bowmore 66 duncan taylor t'ouvrira un nouvel univers de ce que tu considères comme un graal (bon y'a peut être des bowmore 66 DT pas bons non plus!!)
Re: Question sur la réouverture des "lost distilleries"
Les bowmore 64 sont encore meilleurs! ; -) (et plus cher)
Charleroi, Belgique
Re: Question sur la réouverture des "lost distilleries"
Intéressant ! Je connais pas Malt Mill, je vais me renseigner.o livier a écrit : ↑11 févr. 2020, 20:27 Je ne connais pas Macallan, mais grosso modo ma vision : ils ont été très bons à l'époque, avec des whiskies très marqués par le sherry. On aime ou on n'aime pas, mais le 10 ans officiel était une très bonne référence. Puis c'est devenu moins bon, mais plus/mieux mis en avant d'un point de vue marketing. La marque est devenue un symbole de statut social, notamment dans les pays asiatiques.
Du coup, au-delà de la qualité ou rareté du produit, tu as un aspect beaucoup plus important : un vieux Macallan dans une vitrine, ça impressionne la galerie. Probablement plus qu'un Malt Mill, bien plus convoitable, mais dont le budget marketing ne s'élève pas à grand chose.
Re: Question sur la réouverture des "lost distilleries"
"Plutôt que de vouloir goûter à tous ces bourbons dégueulasses"greg_0277 a écrit : ↑11 févr. 2020, 22:42Alors je pense que tu devrais changer de licorne...Plutôt que de vouloir goûter à tous ces bourbons dégueulasses (je sais, je sais, je n'aime pas les bourbons et je ne suis pas objectif !), recherche donc des samples de bowmore 65-66SimonOHA a écrit : ↑11 févr. 2020, 19:09Et bien très honnêtement, je me posais la question oui. Je me disais que la réponse était sûrement qu'il restait peu de bouteilles de cette époque, du coup rareté + offre/demande. Mais si c'est également une question de goût, de changement dans la façon de produire etc, je trouve ça assez intéressant et je suis curieux.o livier a écrit : ↑11 févr. 2020, 18:57 Ca revient un peu à se demander pourquoi les Bowmore des années 50 ou 60 sont si chers, alors que la distillerie est toujours là et produit en quantité. La réponse : c'est pas la même chose, et il n'y a pas vraiment d'équivalent dans le marché actuel. Il y a bien une prime à la rareté, et la notion romantique de posséder une part d'histoire, mais pas que.
Pareil pour Macallan, quand je vois les sommes délirantes de certaines bouteilles alors qu'il y a des bouteilles abordables et qu'ils produisent énormément. Je me dit que c'est forcément la rareté et comme tu dis : l'histoire. Mais si ce n'est pas que ça, je veux bien que tu m'expliques ce qu'il y a en plus ?![]()
![]()
Bon, Bowmore produit quand même encore de très jolis trucs (et des plus mauvais) mais comme c'était déjà le cas à l'époque des 60'. Aujourd'hui, ne subsistent que les tueries et les daubes ont été oubliées mais tremper ses lèvres dans un bowmore 66 duncan taylor t'ouvrira un nouvel univers de ce que tu considères comme un graal (bon y'a peut être des bowmore 66 DT pas bons non plus!!)
Question noob : Bowmore c'est tourbé hein, on est d'accord ? Jamais goûté.
Re: Question sur la réouverture des "lost distilleries"
Y'a même des 56 pas dégueu...
Re: Question sur la réouverture des "lost distilleries"
Oui Bowmore c'est tourbé mais ce n'est pas ce qui saute le plus aux yeux dans ces vieux embouteillages des 60' (et c'est là que tu vois qu'il peut y avoir des différences notables entre anciens et récents embouteillages d'une même distillerie).
Re: Question sur la réouverture des "lost distilleries"
Cool, merci pour les infos !
Re: Question sur la réouverture des "lost distilleries"
Le prix des bouteilles produites par les distilleries avant leurs réouvertures resteront très élevées, en effet, les gens auront tendances à penser que la production de l'époque était meilleure (souvent avec raison car plus instable, empirique et avec des meilleures produits de base).
Donc vouloir comparer la production future et celle d'avant correspond un peu a comparer des pommes et des poires mêmes si les deux sont des fruits.
Mon analyse personnel.
Donc vouloir comparer la production future et celle d'avant correspond un peu a comparer des pommes et des poires mêmes si les deux sont des fruits.
Mon analyse personnel.
Master Experimental Blender
Genève
Genève
-
canis lupus
- Maître distillateur

- Messages : 19713
- Inscription : 19 janv. 2008, 00:49
Re: Question sur la réouverture des "lost distilleries"
Complètement, et Ardbeg en est un parfait exemple.pat gva a écrit : ↑23 févr. 2020, 16:15 Le prix des bouteilles produites par les distilleries avant leurs réouvertures resteront très élevées, en effet, les gens auront tendances à penser que la production de l'époque était meilleure (souvent avec raison car plus instable, empirique et avec des meilleures produits de base).
Donc vouloir comparer la production future et celle d'avant correspond un peu a comparer des pommes et des poires mêmes si les deux sont des fruits.
Mon analyse personnel.
-
wisekycourse
- Maître distillateur

- Messages : 4360
- Inscription : 18 janv. 2016, 18:41
Re: Question sur la réouverture des "lost distilleries"
"comparer des pommes et des poires"!!!
eh be,j'attendais une analyse fine!!
bref,on peut faire une fine champagne avec les 2 ?
eh be,j'attendais une analyse fine!!
bref,on peut faire une fine champagne avec les 2 ?

