A mon avis, en cherchant bien entre Inverness et Fort Augustus, on peut trouver pas mal de secrets bien gardés...Existent ils donc, je vais reposer la question por être sur de la réponse que je fournirai à l'issu, mais étant donné que c'est chasse gardé, peut être existent ils réellement mais mieux est de ne pas en parlé , d'ou le pourquoi de pas d'info dessus.
Embouteilleurs indépendants
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Slainte Mhath
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Merci à tous pour ces réponses.bottler a écrit :Il n'y a pas à ma connaissance d'éleveurs en Ecosse si on entend par ce terme une personne physique ou morale qui s'occupe de chaque fût en particulier, qui les goûte et les entretient régulièrement comme cela peut se passer en Bourgogne par exemple. Est ce que cela aurait un sens pour du whisky : la question est ouverte.
C'est du grand commerce où chacun se débrouille pour tirer son épingle du jeu.
La dernière question m'interesse car je pensais réellement que l'indie avait une démarche plus présente, plus personnelle avec le fût : dans la sélection du fût surtout ( qu'il soit vide ou acheté en cours de maturation). Je m'imaginais un peu plus des sélections comme l'achat des vins en primeur par exemple.
Donc tout est libre, achat d'un lot.., d 'un fût seul, finition ou non. C'est le commerce qui prime. Tout se vendra de toute façon avec un bon marketing
La selection des fûts par les embouteilleurs se fait sur la base de deux critères (pour les gens sérieux, s'entend).
- Le type de fûts et leur qualité (je parle de l'enveloppe en bois qu'on appelle fût).
- La dégustation sur échantillons prélevés. C'est cher, jusqu'à 50 euros l'échantillon, mais indispensable.
Il arrive de plus que l'on ait l'historique des distillateurs successifs, et que l'on soit tenté de choisir parmi les fûts distillés pendant la période de son distillateur préféré.
Mais quoiqu'il arrive, c'est la dégustation qui dirime tout.
- Le type de fûts et leur qualité (je parle de l'enveloppe en bois qu'on appelle fût).
- La dégustation sur échantillons prélevés. C'est cher, jusqu'à 50 euros l'échantillon, mais indispensable.
Il arrive de plus que l'on ait l'historique des distillateurs successifs, et que l'on soit tenté de choisir parmi les fûts distillés pendant la période de son distillateur préféré.
Mais quoiqu'il arrive, c'est la dégustation qui dirime tout.
Ne passons pas d'un extrême dans l'autre : le marketing des malts millésimés se fait aussi par la dégustation : il vaut mieux qu'ils soient bons.elzozore a écrit :Tout se vendra de toute façon avec un bon marketing
On sélectionne, de façon intransigeante si on est sérieux et par exemple chez nous on a un budget échantillon qui se compte en milliers d'euros par an.
- AlexandreV
- Maître distillateur

- Messages : 674
- Inscription : 18 avr. 2006, 19:38
Pour les très vieux whiskies, la référence reste à mon avis Gordon & MacPhail chez qui on peut encore trouver des fûts de plus de 50 ans à des degrés intéressants qui peuvent laisser la main à la mise en bouteille: brut de fût, 46% (ou 43%) pour éviter le 40% ce qui est tout de même exceptionnel. Bon on reste surtout dans le Speyside mais sur de grandes distilleries: Glen Grant, Mortlach, Glenlivet, Strathisla, Longmorn, Linkwood et Macallan... Il y a même des fûts proches de 60% à 50 ans, pas étonnant qu'ils aient pu embouteiller un Mortlach 60 ans et laissent vieillir un fût de 70 ans, le plus vieux au monde. Ce qui leur donnerait une image conservatrice.
Gordon a embouteillé nombre de distilleries, même en version officielle (Macallan notamment), et possède des embouteillages semi-officiels: ceux pré-cités (à part Macallan aujourd'hui dans la série Speymalt), Glen Mhor, Old Pulteney, Inverleven, Glenburgie... autrefois on comptait aussi Highland Park! Ce n'est pas rien ;)
Il travaille avec une bodega précise en Espagne pour la préparation des fûts de sherry qu'ils font remplir à la distillerie (pensons à la série des Linkwood single casks).
Ils réalisent aussi des affinages intéressants dans la série Private Collection, comme ces Caol Ila Demerara Rum, Vintage Rum ou encore Marsala ou des Imperial Port Wood ou Cognac Wood pour prendre des exemples récents.
Après comme beaucoup, il y a des distilleries qu'ils ne peuvent nommer et qu'ils embouteillent sous d'autres noms, que l'on peut parfois considérer à tort comme des Vatted Malts... faut s'y retrouver entre les Glen Avon, MacPhail's, Pride of Strathspey... certains sont ou ont été des single malts ;) Maintenant le problème se règle avec les Secret Stills.
Voilà pour un aperçu de Gordon. Je me souviens que qq'un les décrivait comme les gardiens du temple, ce qui n'est pas si faux en définitive, ce n'est pas que de la prudence
Chez Duncan on trouve aussi beaucoup de très vieux whiskies (plus de 35 ans), avec des distilleries plus présentes parfois que chez les autres (tant mieux), dans des lots souvent très différents, par les types de fût, les degrés... Duncan possède aussi beaucoup de single grains intéressants, c'est une chose à noter aussi. Et tente des affinages.
Ces deux-là peuvent lancer des séries de fûts sur ces millésimes qui durent sur des années.
Chez Signatory Vintage, on trouve moins d'affinages (Benriach Port, Yquem, Clynelish Fixin, Laphroaig et Port Ellen Port...) et une sélection de haut vol, puisque c'est le seul en Ecosse à goûter tous ces fûts (c'est tout de même le 2nd négociant pour Wmag). Et puis Andrew arrive à dénicher des choses inespérées, comme ça a été le cas pour la série des malts expérimentaux dans la Cask Strength Collection (Craigduff) ou encore sur des Kinclaith ou ces Clynelish 1973... et que d'innovations chez eux, comme les Straight from the Cask, les Very Cloudy... les Prestonfields sont devenus des embouteillages mythiques
Murray s'est lancé dans les affinages, les embouteillant brut de fût dans la série mission, avec de plus en plus de réussite, et se lançant même dans les affinages de rhum
Avec des missions et les Celtic Heartland, ils ont quand même aussi marquer les esprits!
Un autre aspect, c'est le rachat de distillerie, Benromach, Edradour, Bruichladdich... et ils étaient sur le coup avec Ardbeg au milieu des années 1990!!! Maintenant ils se lancent sur des essais sur des niveaux de tourbe différents (Benromach, Bruichladdich), la quadruple distillation, un soin apporté aux sortes d'orge, des maturation et des affinages, et même du whisky bio, voire sur des alambics... on a parfois du mal à les suivre mais ce sont des esprits bouillonnants. A tel point qu'ils se mettent à construire une nouvelle distillerie, Port Charlotte. Ils réagissent très vite, et savent prendre des risques, c'est là une immense contribution! Et c'est un mouvement naturel vu la raréfaction des vieux (et bons) whiskies et que les techniques d'embouteillages et d'affinages ont beaucoup progressé.
Gordon a embouteillé nombre de distilleries, même en version officielle (Macallan notamment), et possède des embouteillages semi-officiels: ceux pré-cités (à part Macallan aujourd'hui dans la série Speymalt), Glen Mhor, Old Pulteney, Inverleven, Glenburgie... autrefois on comptait aussi Highland Park! Ce n'est pas rien ;)
Il travaille avec une bodega précise en Espagne pour la préparation des fûts de sherry qu'ils font remplir à la distillerie (pensons à la série des Linkwood single casks).
Ils réalisent aussi des affinages intéressants dans la série Private Collection, comme ces Caol Ila Demerara Rum, Vintage Rum ou encore Marsala ou des Imperial Port Wood ou Cognac Wood pour prendre des exemples récents.
Après comme beaucoup, il y a des distilleries qu'ils ne peuvent nommer et qu'ils embouteillent sous d'autres noms, que l'on peut parfois considérer à tort comme des Vatted Malts... faut s'y retrouver entre les Glen Avon, MacPhail's, Pride of Strathspey... certains sont ou ont été des single malts ;) Maintenant le problème se règle avec les Secret Stills.
Voilà pour un aperçu de Gordon. Je me souviens que qq'un les décrivait comme les gardiens du temple, ce qui n'est pas si faux en définitive, ce n'est pas que de la prudence
Chez Duncan on trouve aussi beaucoup de très vieux whiskies (plus de 35 ans), avec des distilleries plus présentes parfois que chez les autres (tant mieux), dans des lots souvent très différents, par les types de fût, les degrés... Duncan possède aussi beaucoup de single grains intéressants, c'est une chose à noter aussi. Et tente des affinages.
Ces deux-là peuvent lancer des séries de fûts sur ces millésimes qui durent sur des années.
Chez Signatory Vintage, on trouve moins d'affinages (Benriach Port, Yquem, Clynelish Fixin, Laphroaig et Port Ellen Port...) et une sélection de haut vol, puisque c'est le seul en Ecosse à goûter tous ces fûts (c'est tout de même le 2nd négociant pour Wmag). Et puis Andrew arrive à dénicher des choses inespérées, comme ça a été le cas pour la série des malts expérimentaux dans la Cask Strength Collection (Craigduff) ou encore sur des Kinclaith ou ces Clynelish 1973... et que d'innovations chez eux, comme les Straight from the Cask, les Very Cloudy... les Prestonfields sont devenus des embouteillages mythiques
Murray s'est lancé dans les affinages, les embouteillant brut de fût dans la série mission, avec de plus en plus de réussite, et se lançant même dans les affinages de rhum
Un autre aspect, c'est le rachat de distillerie, Benromach, Edradour, Bruichladdich... et ils étaient sur le coup avec Ardbeg au milieu des années 1990!!! Maintenant ils se lancent sur des essais sur des niveaux de tourbe différents (Benromach, Bruichladdich), la quadruple distillation, un soin apporté aux sortes d'orge, des maturation et des affinages, et même du whisky bio, voire sur des alambics... on a parfois du mal à les suivre mais ce sont des esprits bouillonnants. A tel point qu'ils se mettent à construire une nouvelle distillerie, Port Charlotte. Ils réagissent très vite, et savent prendre des risques, c'est là une immense contribution! Et c'est un mouvement naturel vu la raréfaction des vieux (et bons) whiskies et que les techniques d'embouteillages et d'affinages ont beaucoup progressé.
A la recherche de nouvelles sensations à partager ! 

Il est toujours dangereux pour un embouteilleur indépendant d'être tributaire d'un stock acheté longtemps à l'avance, en "fillings" par exemple.
C'est certainement sécurisant pour lui de ne pas être tributaire des disponibilités du marché au jour le jour, mais par contre, il faut qu'il gère le problème récurrent des fûts qui "tournent mal". Cela est à la fois fréquent, inévitable, et imprévisible.
Je pense que l'enthousiasme que montrent certains distillateurs et autres embouteilleurs indépendants pour faire des "finishs" vient pour partie au moins de ce qu'on peut corriger ou plutôt masquer certains défauts des eaux-de-vies en les passant dans des fûts fortement aromatisants avant de les mettre en bouteilles.
On peut évidemment considérer que c'est de l'élevage. Pour ma part, je considère que c'est avant que cela ne tourne mal qu'il faut s'inquiéter : pour ce faire, il faut ouvrir périodiquement chaque fût, le déguster, et statuer sur la suite de son histoire au vu de ce que la dégustation révèle. C'est cela qu'on appelle élevage. Cela n'existe pas en Ecosse à ma connaissance.
C'est certainement sécurisant pour lui de ne pas être tributaire des disponibilités du marché au jour le jour, mais par contre, il faut qu'il gère le problème récurrent des fûts qui "tournent mal". Cela est à la fois fréquent, inévitable, et imprévisible.
Je pense que l'enthousiasme que montrent certains distillateurs et autres embouteilleurs indépendants pour faire des "finishs" vient pour partie au moins de ce qu'on peut corriger ou plutôt masquer certains défauts des eaux-de-vies en les passant dans des fûts fortement aromatisants avant de les mettre en bouteilles.
On peut évidemment considérer que c'est de l'élevage. Pour ma part, je considère que c'est avant que cela ne tourne mal qu'il faut s'inquiéter : pour ce faire, il faut ouvrir périodiquement chaque fût, le déguster, et statuer sur la suite de son histoire au vu de ce que la dégustation révèle. C'est cela qu'on appelle élevage. Cela n'existe pas en Ecosse à ma connaissance.
- Jean-Michel
- Maître distillateur

- Messages : 12154
- Inscription : 28 mai 2007, 18:26
-
laphroaig c moi
- Maître distillateur

- Messages : 2806
- Inscription : 11 févr. 2005, 07:52
Ca tue un peu la vision romantique que j'avais de la production du whisky. Je dois être trop marqué par mes copains vignerons et surtout passionnés.bottler a écrit :Pour ma part, je considère que c'est avant que cela ne tourne mal qu'il faut s'inquiéter : pour ce faire, il faut ouvrir périodiquement chaque fût, le déguster, et statuer sur la suite de son histoire au vu de ce que la dégustation révèle. C'est cela qu'on appelle élevage. Cela n'existe pas en Ecosse à ma connaissance.
Ce point me parait vraiment passionnant mais il faut une sacrée expérience (ou de la chance aussi) pour discerner le moment optimum, la dilution, eventuellement le transfert dans un autre cask.
J'ai découvert récemment qu'un fût pouvait en effet enrichir un distillat et le détruire si on le laisse trop longtemps. Le bois aurait une période optimale de " transfert" puis une phase de dégénérescence ? (tres forte amertume, boisé champignon)
ex un glen albyn dégusté en soirée LMDW pour les présents.
Il est vrai qu'au début de sa vie un fût va livrer des substances sucrées dont les goûts tournent autours de la vanille (chêne français utilisé pour le vin) ou de la noix de coco (chêne américain utilisé pour le whisky).
Une fois ces substances dissoutes, il ne reste que du bois au sens le plus brut du terme. Et c'est souvent amer ou champignon comme tu dis. Et cela marque les eaux de vies. On peut atténuer cette amertume par une filtration au froid sans concession. Mais on ne l'efface pas complètement. Naturellement dans ce cas, on emascule le whisky en lui enlevant beaucoup de gras et de longueur.
D'où l'avantage des fûts de premier usage.
Une fois ces substances dissoutes, il ne reste que du bois au sens le plus brut du terme. Et c'est souvent amer ou champignon comme tu dis. Et cela marque les eaux de vies. On peut atténuer cette amertume par une filtration au froid sans concession. Mais on ne l'efface pas complètement. Naturellement dans ce cas, on emascule le whisky en lui enlevant beaucoup de gras et de longueur.
D'où l'avantage des fûts de premier usage.


