cthulhu a écrit :Si tu viens pecher tes bouteilles de livet un jour, on peut en discuter.
Faudrait qu'une de mes filles aille poursuivre ses études à London. Ca ferait une occasion. Mais c'est mal barré...
Ou alors faire avaler à Madame l'alibi du weekend en amoureux ?
Hmm...
Enmore 2002 Silver Seal 55,0%
Le nez ne m'est vraiment pas sexy de prime abord. Ca sent la vidange 10W40 et le pruneau. Gagne beaucoup à s'ouvrir dans le godet. On passe sur du fruit confit ou la prune à pépé (mais juste le fuit).
FOUHA comment c'est puissant en arômes en bouche, BAM ! tout d'un coup. monolithique et plutôt long en bouche. En toute fin de bouche, un truc déplaisant, genre kirsch, ou plutôt la goutte à pépé à base de cerise que t'as croqué celle de trop.
C'est bon, c'est bien fait, pas très fin, et pas trop mon truc. Trop putassier.
EDIT : et du coup, Caroni 15yo, c'est quand même ma fête.
Maxime - Toulouse Smoke me a kipper, I'll be back for breakfast.
Mercredi soir:
- The Lost Blend Compass Box 46%.
- Speyside Region Archives 13yo 44.7%, 10/01-03/15, Sherry Butt #117, 180 bottles.
- Speybridge W&M 14yo 45.9%, 2001-2015, Shery wood.
- Celtique Connexion 19yo 46%, bourbon + Quart de Chaume.
Résultat logique, le Lost Blend est fort sympa mais un cran en dessous des autres. En même temps, il a sans doute un peut pâti de servir de starter.
L'Archives et le W&M sont aussi bon l'un que l'autre et un cran au dessus.
Et bien entendu, le Quart de Chaume survole allègrement tout ce petit monde.
Samedi midi en guise d'apéro, ouverture de mes dernières bouteilles/samples récupérées:
- Celtique Connexion Speyside 16yo 46%, 10/12/97-07/01/14, Bourbon Barrels, Champagne Finish, 243 bottles.
- Celtique Connexion Highland 17yo 46%, 1996-2013, Bourbon Barrels, Coteaux Du Layon Finish, 226 bottles.
- Ben Nevis Maltbarn 20yo 53.3%, 1996-2016, Bourbon cask, bottle 57/78, for The Malt Clan From Paris.
- Bas-Armagnac Old Brothers 31yo 48.6%, 1986-2017, C#B3 Chai humide, choisi dans les chais de Jean Cavé - Lannepax. (Sample)
- Glenfarclas 40yo 46%, code L 26 11 12 3 16:02 BB, Malt Advocate 17th Annual Whisky Awards, importé par Mälher-Bresser S.A. Bordeaux. (Bouteille ouverte, complément de split)
- Cognac Old Brothers Exotic 4.3 40.3%, C#444 Chai humide, choisi dans les chais de Paul Giraud - Bouteville
- Cognac Bache Gabrielsen 1971 Borderies 40%, 71-28/11/16, bottle n°1779, 35cl.
- That Boutique-y Whisky Company Blended Whisky #1 50yo 46.6%.
- Bonne entrée en matière pour les Celtiques Connexion. Une note assez nettes de caoutchouc tant au nez qu'en bouche pour le Speyside. Assez surprenant car pour moi, ce genre de note vient plutôt des fûts de sherry. Ces deux whiskys sont franchement bien fais, pas de défaut, plutôt équilibrés et homogènes. Pas sur de bien percevoir ce qui
dans ces profils est à attribuer aux finishing, mais du moment que le résultat fonctionne ...
- Le Ben Nevis, j'avais déjà eu l'occasion d'y goûter, au point de lancer un appel dans le topic "wanted". Donc aucune surprise, ça confirme que même à l’ouverture de la bouteille, c'est très bon. Félicitations aux sélectionneurs.
- Et donc on arrive au premier des poulains de Jean-Michel, l'armagnac Old Brothers. Et là je sui franchement bien embêté, à fortiori en tant, je crois, me premier hormis JM à en parler sur le forum. Franchement, je pense que c'est bon. Mais est-ce du au positionnement dans le set, ou du fait que le split ait sans doute été effectué sitôt la bouteille ouverte, et que donc ça manque d'ouverture ? Toujours est-il que si je rejoint JM sur la finesse la délicatesse, l'équilibre, l'homogénéité, la rondeur, la suavité, tout ça, il l'est a tel point qu'il en devient presque hermétique et fermé. Pour ce qui est du boisé, moi qui y suit hyper sensible, je n'en ai pas ressenti. A ce stade, il me fait plus l'effet d'un truc intello, à déguster en solo et pas dans un set, qui demande d'y consacrer au moins 1 heure et plus, peut-être de l'oublier dans un coin un long moment une fois le dram versé ? C'est le genre de truc hyper frustrant qui semble vous crier "non, ne t'en va pas, ne me rejette pas, je t'assure que je suis vachement bon, fais moi confiance, redonne moi un chance" et que vous vous dites que c'est très certainement vrai, que bon sang de bois ne saurait mentir, faut y reviendre dans de meilleurs conditions, tout ça. Bref, bien perplexe et bien emmerdé le canis sur ce coup là.
- Vient donc ensuite le tour de ce 'farclas 40yo. Quand le split en a été lancé, et qu'il a faillit capoter faute d'arriver à être complet, j'ai vite fais mes calculs et sauté le pas pour acheter le restant de la bouteille. Je me demande si ce n'est pas 'farclas le plus âgé que j'ai goûté à ce jour. On se retrouve tout de suite en terrain connu pour ceux qui ont goûté d'autres mises officielles standards (12, 15, 17, 21, 25, 30yo) récentes. On est franchement sur ces notes de chocolat douces mais pas écœurantes mais avec une grande finesse et délicatesse, bien plus grandes que pour les autres contes d'âges. Bref, pas de surprise sur le profil, mais celui-ci est dans cette version poussé au summum de la finesse, ce qui confère à ce malt, somme toute vénérable, une belle élégance.
- On passe au deuxième poulain de Jean-Michel, le Cognac Old Brothers. J'ai presque eu le même problème qu'avec l'Armagnac: le nez qui a du mal à se livrer. Toutefois, celui-ci est un peu plus évident et on pressent qu'il y a de l'exotisme la-dedans. Ce qu'il confirme bien en bouche, et c'est franchement bon. Mais j'ai tout de même un bémol. Il y a deux façons d'exprimer les fruits exotiques que j'adore. Tout d'abord, la façon des vieux Bowmore des 60's, ou on a uen présence ronde, tapissante, généreuse et gourmande, ample, dense, qui se marie avec les autres notes (poissonneuse, vieille tourbe, etc ...). Et il y a l'autre, plus moderne, à la façon des Littlemill ou des Irish des ces dernières années, ou encore le fameux Vallein Tercinier 65, qui démarre doucement et qui enfle comme une vague pour finir sur une pointe, une crête sharp, incisive, presque mordante, hyper acidulée, qui peut même aller jusqu'au bonbon chimique.
Ben avec ce Cognac, on a le cul entre deux chaise. il démarre comme le deuxième type, il monte, il monte et puis ... il s'arrête, comme si on l'avais écrêté, comme si il atteignait une sorte d'asymptote hyper frustrante.
Ça donne la même impression qu'un whisky mal dilué, ou on sent les prémices gustatives excellente pleines de promesse et qui s'écrase sur le mur de flotte.
Attention, je ne dis pas que ce cognac est dilué ou qu'on sent une quelconque dilution, une note aqueuse. C'est juste la façon dont on est privé de cette pointe acidulée tout au sommet de l'exotisme. Mais bon, c'est quand même une bien belle bestiole.
Par contre, si sa finale est très correct, il procure un phénomène de persistance assez remarquable. Même après avoir bu de l'eau, et tant que je n'ai pas ingéré la première gorgée du suivant, la rétro-olfaction semble ne jamais devoir s'arrêter.
- Le Bache Gabrielsen 71, en passant juste derrière l'Old Brothers, met bien à mal ce dernier, parce que si au nez et en bouche ils sont franchement de la même famille, la fameuse pointe acidulée au sommet de l'exotisme, lui, il l'a pleinement. Au moins aussi magnifique que jeudi soir à la soirée Pure Spirit. Une chouette pépite que ce truc là. Me demande si une deuxième 1/2 bouteille ...
- Et on finit donc en beauté par le Blend 50yo. La, on bascule dans un monde complètement différent. On sent d'entrée de jeu qu'on est sur une eau-de-vie très âgée. C'est très posé, subtilement dosé, absolument pas exubérant, suave et délicat et pourtant d'une belle présence. Sa très grande homogénéité, son équilibre et sa rondeur le rendent difficile à décrypter mais l'ensemble est très bon. Je retient entre autres des notes de chocolat au lait et d'amande, de pistaches.
Ce soir je me suis fais un premier passage sur le bas armagnac et le cognac embouteillé par Old Brother, et mon cœur balance vraiment entre les deux.
Le cognac que j'avais déjà gouté m'avait surpris par son effet flash rempli d'exotisme. En comparaison, le très bon lot 65 se développe progressivement pour atteindre une finale satisfaisante. Le Old Brother est plus vite jouissif mais a une finale plus courte.
C'est là ou j'hésite avec le Bas armagnac qui est très bien fait. Avec une mise en ambiance directe de vieux bois mêlé a de l’exotisme plus fondu et admirablement bien fait. C'est mon premier Armagnac qui ne sent pas pas grappe écrasée pour donner jusqu’à la dernière goutte, c'est donc une découverte.
J'attends beaucoup de ma 2eme dégustation en face 2 face.
Ce soir Lagavulin Feis ile 2017 en mode détente après une grosse journée. Ce que j'en retiens : le premier nez est très fumé, beaucoup plus que la majorité des Laga que j'ai goûté. Il s'ouvre ensuite sur les agrumes et un peu de chocolat au lait. En bouche la fumée est bien présente, suivie par une vague d'orge maltée, de la cacahuète et même du beurre de cacahuète avec son côté bien gras. La finale est bien sur tourbée et réglissée sur les bonbons Haribo Zan, chocolat amer. Un très bon Laga, je ne sais pas trop où se situe l'influence du moscatel car je n'ai pas de point de comparaison... Me plaît plus en tout cas que celui de l'année dernière