Soirée du Club des Gentlemen du Whisky
Modérateur : Modérateurs
- Smokey-Kong
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- Inscription : 21 nov. 2005, 22:44
Soirée du Club des Gentlemen du Whisky
Le club des Gentlemen du Whisky s'est à nouveau réuni le 23/02/07, à l'invitation de son président - fondateur Pierre Nicolas et chez lui, pour une dégustation qui restera dans les annales de l'association.
Présents : le président-fondateur, Marc (El Catalan), Olivier (Lafrog), Stéphane (Pacaya), et moi-même.
Marc et moi avons cette fois pensé à amener du pain, si bien que Pierre se retrouve pourvu pour une semaine (au moins il n'aura pas tout perdu !). A peine assis, ça commence fort :
Strathisla 1954 G&M 40° (l'âge n'est pas indiqué).
Un nez d'une douceur envoutante, floral, un sherry tout en finesse ; le bouche, subtile sur la noix, est un peu en deça du nez ; finale longue avec un soupçon de moka. Impossible de deviner l'âge de ce malt.
Glenfarclas 1965/2005 54.7 DL
Bien typé Glenfarclas, un nez sherry bien dense, chocolat, abricot sec ; la bouche est plus souple est fruitée qu'à l'usage, sur le toffee, la confiture d'orange, avec un boisé très fondu (le petit défaut de beaucoup des Glenfarclas est en général un boisé un peu rude, ce n'est pas le cas ici). Belle finale évoquant le moka. Superbe.
Glen Garioch 21 YO 1965 57.8
Un nez sidérant : tourbe, pneu, notes empyreumatiques, muscade ; en bouche c'est un whisky pour homme, sur les fruits blancs et les saveurs animales - Olivier évoque certains Glen Mhor. La finale revient sur le pneu, impressionnant.
Ardmore 1950/65 OB 45.7
Une robe rouge très foncée, surprenante. Au nez c'est un vrai festival : Sherry, chocolat, petits fruits rouges et notes tertiaires parfaitement intégrés à une tourbe encore bien vivante ; la bouche est onctueuse, on retrouve les parfums du nez plus un coté "balsamique" qui rehausse l'ensemble, une merveille.
Pour moi, un des meilleurs whiskies jamais dégusté, un cousin du Dalmore cinquante ans du Live. Génial, et merci Serge !
Staphane arrive en retard, pour accélérer la dégustation on lui fait un Vatted des précédents moins le Glen Garioch car il n'en reste plus.
Nous passons ensuite aux Islay :
Bruichladdich 125 th (celui du 125 eme anniversaire).
Très surprenant : j'attendais quelque cose de boisé, avec du Sherry, proche du 70 ou du Legacy ; ce n'est pas du tout le cas ici, le nez est sur les fruits exotiques "à donf" : pamplemousse, mangue, citron, goyave, la bouche reprend le thème du coté des fruits confits et de la vanille, avec une fine amertume boisée en finale.
Bowmore 31 yo Signatory Millenium Cask n°3820
Bien typé des veiux Bowmore, centrés sur les fruits exotiques et les agrumes comme ci-dessus mais en moins pointu, plus onctueux. Ce qui surprend ici c'est la très nette présence de la tourbe, qui d'habitude à disparu dans les Bowmore de ces générations. C'est excellent, mais à titre personnel je préfère le 66/06 de Duncan Taylor acheté en commun avec Olivier (CN 3317), d'une richesse étonnante.
La suite... suit, avec trois Ardbegs somptueux pour débuter.
Présents : le président-fondateur, Marc (El Catalan), Olivier (Lafrog), Stéphane (Pacaya), et moi-même.
Marc et moi avons cette fois pensé à amener du pain, si bien que Pierre se retrouve pourvu pour une semaine (au moins il n'aura pas tout perdu !). A peine assis, ça commence fort :
Strathisla 1954 G&M 40° (l'âge n'est pas indiqué).
Un nez d'une douceur envoutante, floral, un sherry tout en finesse ; le bouche, subtile sur la noix, est un peu en deça du nez ; finale longue avec un soupçon de moka. Impossible de deviner l'âge de ce malt.
Glenfarclas 1965/2005 54.7 DL
Bien typé Glenfarclas, un nez sherry bien dense, chocolat, abricot sec ; la bouche est plus souple est fruitée qu'à l'usage, sur le toffee, la confiture d'orange, avec un boisé très fondu (le petit défaut de beaucoup des Glenfarclas est en général un boisé un peu rude, ce n'est pas le cas ici). Belle finale évoquant le moka. Superbe.
Glen Garioch 21 YO 1965 57.8
Un nez sidérant : tourbe, pneu, notes empyreumatiques, muscade ; en bouche c'est un whisky pour homme, sur les fruits blancs et les saveurs animales - Olivier évoque certains Glen Mhor. La finale revient sur le pneu, impressionnant.
Ardmore 1950/65 OB 45.7
Une robe rouge très foncée, surprenante. Au nez c'est un vrai festival : Sherry, chocolat, petits fruits rouges et notes tertiaires parfaitement intégrés à une tourbe encore bien vivante ; la bouche est onctueuse, on retrouve les parfums du nez plus un coté "balsamique" qui rehausse l'ensemble, une merveille.
Pour moi, un des meilleurs whiskies jamais dégusté, un cousin du Dalmore cinquante ans du Live. Génial, et merci Serge !
Staphane arrive en retard, pour accélérer la dégustation on lui fait un Vatted des précédents moins le Glen Garioch car il n'en reste plus.
Nous passons ensuite aux Islay :
Bruichladdich 125 th (celui du 125 eme anniversaire).
Très surprenant : j'attendais quelque cose de boisé, avec du Sherry, proche du 70 ou du Legacy ; ce n'est pas du tout le cas ici, le nez est sur les fruits exotiques "à donf" : pamplemousse, mangue, citron, goyave, la bouche reprend le thème du coté des fruits confits et de la vanille, avec une fine amertume boisée en finale.
Bowmore 31 yo Signatory Millenium Cask n°3820
Bien typé des veiux Bowmore, centrés sur les fruits exotiques et les agrumes comme ci-dessus mais en moins pointu, plus onctueux. Ce qui surprend ici c'est la très nette présence de la tourbe, qui d'habitude à disparu dans les Bowmore de ces générations. C'est excellent, mais à titre personnel je préfère le 66/06 de Duncan Taylor acheté en commun avec Olivier (CN 3317), d'une richesse étonnante.
La suite... suit, avec trois Ardbegs somptueux pour débuter.
Petite prècision sur cette Ardmore, je vais vous mettre ce qu'il y a écrit sur le flacon :
"Ardmore 15 ans 45.7% OB "For the Directors of William Teachers & Sons", 600 bouteilles probablement 1950's". Il n'y pas plus de prècision sur l'année de distillation et de mise en bouteille.
A+
"Ardmore 15 ans 45.7% OB "For the Directors of William Teachers & Sons", 600 bouteilles probablement 1950's". Il n'y pas plus de prècision sur l'année de distillation et de mise en bouteille.
A+
Dernière modification par PNicolas le 26 févr. 2007, 13:38, modifié 1 fois.
- Marc el catalan
- Maître distillateur

- Messages : 556
- Inscription : 14 févr. 2005, 16:23
Sans dévoiler le reste des dégustations de la soirée (j’en laisse le soin à Alain) Nous avons fait une mi-temps( un peu comme les sportifs!!) pendant laquelle nous avons grignoté quelques bien bonnes choses :
Foie gras avec un Sauternes la Tour Blanche
Salade de pétoncles au Laphroaig Jean Boyer
Plateau de Fromage avec notamment un Beaufort 36 mois accompagné de Isle of Jura Heavely Peated et Epoisse avec Yoichi 1987 Peated & Sherry
Café et tarte aux pommes.
Foie gras avec un Sauternes la Tour Blanche
Salade de pétoncles au Laphroaig Jean Boyer
Plateau de Fromage avec notamment un Beaufort 36 mois accompagné de Isle of Jura Heavely Peated et Epoisse avec Yoichi 1987 Peated & Sherry
Café et tarte aux pommes.
- Smokey-Kong
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- Inscription : 21 nov. 2005, 22:44
La suite !
Poursuivons, et s'il manque quelques détails ou s'il faut rectifier un point ou un autre allez-y, vu la densité de la dégustation il était très difficile de tout noter parfaitement. De plus l'ordre des tastings change désormais avec la personne, chacun s'organisant à sa façon.
On change de registre avec les Ardbeg.
Ardbeg 1975/? 47°.5 OB pour le clan des grands malts.
Un excellent Ardbeg Sherry Cask bien typé au nez tourbe grasse, de compote de pomme, médicamenteux avec une touche de raisin sec. En bouche c'est large d'épaule, charpenté, équilibré, sur les fruits secs (pruneau) avec un boisé bien fondu. Longue finale évoquant un feu éteint.
Excellent.
Ardbeg 1976/2000 24 YO 50° DL Sherry cask.
La couleur est très claire pour un sherry cask, il s'agit certainement un refill Sherry. Le nez riche est marqué Ardbeg "jeune" mais apporte en plus des parfums usuels de fumée et de tourbe des notes d'épices très plaisantes (muscade, huile d'argan..) et de fleur. Ces parfums se retrouvent en bouche, l'équilibre est parfait et la finale longue permet d'en profiter pleinement.
Ardbeg 1975/2006 54°.2 cask 1375 "Christmas".
Encore les parfums caractéristiques ; la tourbe est très fine et enrichie de parfums d'iode, de fruits rouges, de fruits secs (abricots). En bouche, l'équilibre est remarquable et le malt se développe plus en finesse qu'en puissance ; la richesse et la variété des saveurs sont absolument remarquables : on y retrouve notamment la framboise, la réglisse, les raisins secs, sur un arrière-plan de tourbe fine et un boisé parfaitement fondu.
Il ne lui manque qu'un soupçon de puissance pour être inégalable. Pour moi le meilleur Ardbeg de la soirée et l'un des meilleurs que je connaisse.
Encore merci Pat !
Balvenie 15 YO 74/90 57°.1 SV
Une explosion de fruits blancs et de fleurs au nez, avec des notes de résine, de girofle et de muscade. Cett richesse est confirmée par la bouche où se renforce encore la dominante fruitée avec la mirabelle et l'orange. Un must, jamais je n'aurai reconnu un Balvenie quoique qu'à bien y réfléchir, il y a des points communs.
Clynelish 71/? JWWW 53°5.
Un excellent Clynelish bien au nez d'agrume d'encens (cire et feu éteint) rond et épicé en bouche (moutarde) ; il faudra un de ces jours que le club des Gentlemen fasse une verticale avec tous les vieux Clynelish rentrés ces derniers temps.
Terminons avec deux Springbank qui font comprendre la réputation de la distillerie :
Springbank 1970/2004 47°.9 Whiskyfair.
Un nez très fruité et vanillé, une bouche douce et sucrée dont le fond fermier avec de la noix de coco est pourtant bien Springbank. Très plaisant, une version assagie des vieux Sprinbank qui peuvent se révéler sauvages et difficiles à cerner.
Springbank 1969/ ? 46° Chieftains.
Le nez est cette fois bien marqué par le Sherry avec une touche d'encens plutôt inhabituelle me semble t'il. La bouche est très riche, grasse et puissante avec une grande intensité et une exceptionnelle richesse. Il faudrait à nouveau se pencher sur ce malt pour l'analyser en détail.
Je laisse mes coéquipiers au moment du café, tandis qu'Olivier se fait une petite verticale de Highland Park "pour la route", dont trois ambassadors casks. Peut-être acceptera t'il d'en parler ?
On change de registre avec les Ardbeg.
Ardbeg 1975/? 47°.5 OB pour le clan des grands malts.
Un excellent Ardbeg Sherry Cask bien typé au nez tourbe grasse, de compote de pomme, médicamenteux avec une touche de raisin sec. En bouche c'est large d'épaule, charpenté, équilibré, sur les fruits secs (pruneau) avec un boisé bien fondu. Longue finale évoquant un feu éteint.
Excellent.
Ardbeg 1976/2000 24 YO 50° DL Sherry cask.
La couleur est très claire pour un sherry cask, il s'agit certainement un refill Sherry. Le nez riche est marqué Ardbeg "jeune" mais apporte en plus des parfums usuels de fumée et de tourbe des notes d'épices très plaisantes (muscade, huile d'argan..) et de fleur. Ces parfums se retrouvent en bouche, l'équilibre est parfait et la finale longue permet d'en profiter pleinement.
Ardbeg 1975/2006 54°.2 cask 1375 "Christmas".
Encore les parfums caractéristiques ; la tourbe est très fine et enrichie de parfums d'iode, de fruits rouges, de fruits secs (abricots). En bouche, l'équilibre est remarquable et le malt se développe plus en finesse qu'en puissance ; la richesse et la variété des saveurs sont absolument remarquables : on y retrouve notamment la framboise, la réglisse, les raisins secs, sur un arrière-plan de tourbe fine et un boisé parfaitement fondu.
Il ne lui manque qu'un soupçon de puissance pour être inégalable. Pour moi le meilleur Ardbeg de la soirée et l'un des meilleurs que je connaisse.
Encore merci Pat !
Balvenie 15 YO 74/90 57°.1 SV
Une explosion de fruits blancs et de fleurs au nez, avec des notes de résine, de girofle et de muscade. Cett richesse est confirmée par la bouche où se renforce encore la dominante fruitée avec la mirabelle et l'orange. Un must, jamais je n'aurai reconnu un Balvenie quoique qu'à bien y réfléchir, il y a des points communs.
Clynelish 71/? JWWW 53°5.
Un excellent Clynelish bien au nez d'agrume d'encens (cire et feu éteint) rond et épicé en bouche (moutarde) ; il faudra un de ces jours que le club des Gentlemen fasse une verticale avec tous les vieux Clynelish rentrés ces derniers temps.
Terminons avec deux Springbank qui font comprendre la réputation de la distillerie :
Springbank 1970/2004 47°.9 Whiskyfair.
Un nez très fruité et vanillé, une bouche douce et sucrée dont le fond fermier avec de la noix de coco est pourtant bien Springbank. Très plaisant, une version assagie des vieux Sprinbank qui peuvent se révéler sauvages et difficiles à cerner.
Springbank 1969/ ? 46° Chieftains.
Le nez est cette fois bien marqué par le Sherry avec une touche d'encens plutôt inhabituelle me semble t'il. La bouche est très riche, grasse et puissante avec une grande intensité et une exceptionnelle richesse. Il faudrait à nouveau se pencher sur ce malt pour l'analyser en détail.
Je laisse mes coéquipiers au moment du café, tandis qu'Olivier se fait une petite verticale de Highland Park "pour la route", dont trois ambassadors casks. Peut-être acceptera t'il d'en parler ?