Caol Ila surcoté ?
Modérateur : Modérateurs
mes sources se perdent dans la nuit des temps car ces connaissances sont très vieilles.
d'abord les gens qui s'occupent des single malt en général ne viennent pas d'une génération spontanée. ils ont l'expérience. ils se sont occupés aussi des malts destinés aux blends et ceci n'est pas une mince affaire lorsqu'on connaît l'exigeance de leurs clients.
ils savent ce qu'il faut faire pour réussir une expression. d'abord par expérience puis, basée sur cette expérience, par intuition. une expression courte requiert moins. décider d'un 18 ans et plus requiert tout leur savoir faire et des soins intensifs assez coûteux en attention et main d'oeuvre. mais pour ceci une décision doit être prise à l'avance.
les grands single malt ne sont pas le fruit du hasard. ce n'est pas comme dans le vin où on dépend des bonnes années.
d'abord les gens qui s'occupent des single malt en général ne viennent pas d'une génération spontanée. ils ont l'expérience. ils se sont occupés aussi des malts destinés aux blends et ceci n'est pas une mince affaire lorsqu'on connaît l'exigeance de leurs clients.
ils savent ce qu'il faut faire pour réussir une expression. d'abord par expérience puis, basée sur cette expérience, par intuition. une expression courte requiert moins. décider d'un 18 ans et plus requiert tout leur savoir faire et des soins intensifs assez coûteux en attention et main d'oeuvre. mais pour ceci une décision doit être prise à l'avance.
les grands single malt ne sont pas le fruit du hasard. ce n'est pas comme dans le vin où on dépend des bonnes années.
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laphroaig c moi
- Maître distillateur

- Messages : 2806
- Inscription : 11 févr. 2005, 07:52
De plus en plus passionnant... Mais de moins en moins convaincant.
J'ai bien du mal à croire à cette hypothèse. Caol Ila a toujours travaillé à 98% pour le blend. Ceci ne veut pas dire que la qualité de leur malt d'origine, destiné aux assembleurs est mauvaise, bien loin de là...
Caol Ila a été entièrement reconstruit dans les années 70 si mes souvenirs sont bons, et cette distillerie était tellement importante pour le blend qu'on a construit Clynelish (en face de Brora) sur les mêmes plans. COpie conforme.
Caol Ila est évidemment de première importance.
Mais, j'ai beaucoup de mal à croire (sauf si les sources sont vérifiées) qu'une distillerie (appartenant au premier groupe d'alcool du monde, Diageo) et qui n'a pratiquement sorti aucune version officielle depuis des années (si elle a jamais sorti une version officielle) ait anticipé le renouveau du single malt 18 ans à l'avance....
Et puis tout d'un coup, en quelques années, ils sortent coup sur coup un 12 ans, un 18 ans, un CS et un 25 ans.
J'ai beaucoup de mal à croire à une action préméditée avec autant de diabolique précision au milieu des années 80, avant l'explosion du single malt, due en grande partie aux embouteilleurs indépendants, Andrew Symington en tête....
Non, décidément on a besoin de sources plus précises que celles qui se perdent dans la nuit des temps et dans les brumes matinales d'Islay...
J'ai bien du mal à croire à cette hypothèse. Caol Ila a toujours travaillé à 98% pour le blend. Ceci ne veut pas dire que la qualité de leur malt d'origine, destiné aux assembleurs est mauvaise, bien loin de là...
Caol Ila a été entièrement reconstruit dans les années 70 si mes souvenirs sont bons, et cette distillerie était tellement importante pour le blend qu'on a construit Clynelish (en face de Brora) sur les mêmes plans. COpie conforme.
Caol Ila est évidemment de première importance.
Mais, j'ai beaucoup de mal à croire (sauf si les sources sont vérifiées) qu'une distillerie (appartenant au premier groupe d'alcool du monde, Diageo) et qui n'a pratiquement sorti aucune version officielle depuis des années (si elle a jamais sorti une version officielle) ait anticipé le renouveau du single malt 18 ans à l'avance....
Et puis tout d'un coup, en quelques années, ils sortent coup sur coup un 12 ans, un 18 ans, un CS et un 25 ans.
J'ai beaucoup de mal à croire à une action préméditée avec autant de diabolique précision au milieu des années 80, avant l'explosion du single malt, due en grande partie aux embouteilleurs indépendants, Andrew Symington en tête....
Non, décidément on a besoin de sources plus précises que celles qui se perdent dans la nuit des temps et dans les brumes matinales d'Islay...
Slainte Mhath
https://www.travel-video.info
Vimeo: https://vimeo.com/jmputz
Paypal:[email protected]
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je n'ai jamais dit que lorsqu'on décide de produire une expression qu'elle réussirait à tous les coups.
"allez on va produire notre meilleur single malt et on va y mettre tout notre "know how"."
on commande un malt super spécial à port ellen. et on prend soin d'envoyer quelqu'un à la malterie pour veiller sur ce procédé. "quality assurance"
on fait fermenter dans le but d'obtenir la qualité requise.
si ça va comme prévu on continue, si ça ne va pas, ce n'est pas tout à fait perdu, on vire vers une autre destination moins exigeante.
on continue dans le même esprit que plus haut.
on distille. ce sont les goûtages qui determinent les décisions ultérieures.
la décison est confirmée quant au fût (fûts) à utiliser
le whisky est alors amené au maximum de sa possibilité.
au gré des goûtages on décide si on allonge le temps de vieillissement. peut être on peut améliorer au delà du but initial.
il y a toujours eu l'expérience du single malt en écosse. mais le phénomène commercial est récent.
j'ai peut être manqué de clarté en supposant que nous étions tous sur la même longueur d'onde
"allez on va produire notre meilleur single malt et on va y mettre tout notre "know how"."
on commande un malt super spécial à port ellen. et on prend soin d'envoyer quelqu'un à la malterie pour veiller sur ce procédé. "quality assurance"
on fait fermenter dans le but d'obtenir la qualité requise.
si ça va comme prévu on continue, si ça ne va pas, ce n'est pas tout à fait perdu, on vire vers une autre destination moins exigeante.
on continue dans le même esprit que plus haut.
on distille. ce sont les goûtages qui determinent les décisions ultérieures.
la décison est confirmée quant au fût (fûts) à utiliser
le whisky est alors amené au maximum de sa possibilité.
au gré des goûtages on décide si on allonge le temps de vieillissement. peut être on peut améliorer au delà du but initial.
il y a toujours eu l'expérience du single malt en écosse. mais le phénomène commercial est récent.
j'ai peut être manqué de clarté en supposant que nous étions tous sur la même longueur d'onde
Oui, canofan, je suis tout à fait d'accord. La qualité a toujours joué un grand rôle, depuis le choix du malt jusqu'à l'embouteillage final (filtré ou non, etc...)
Ceci ne me convainc toujours pas sur le cas particulier du Caol Ila 18 ans... Que j'aime beaucoup d'ailleurs, même si je me demande parfois ce qu'il a de plus que le 12 ans, si ce n'est 6 ans de fût.
Ceci ne me convainc toujours pas sur le cas particulier du Caol Ila 18 ans... Que j'aime beaucoup d'ailleurs, même si je me demande parfois ce qu'il a de plus que le 12 ans, si ce n'est 6 ans de fût.
Slainte Mhath
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WhiskyWalker
- Maître distillateur

- Messages : 742
- Inscription : 05 août 2005, 11:23
Nous nous sommes amusés il y a quelques temps a comparer les trois versions officielles (à l'époque l'excellent 25yo n'était pas encore sorti...) : 12yo, 18yo et Cask Strenght...
Le podium était clair et univoque :
1er : Cask Strenght
2ième : 12yo
3ième : 18yo...
Quand aux versions indies...et bien il y a à boire et à manger... mais pas que chez Caol Ila...je peux vous assurer que j'ai déjà dégusté des Ardbegs qui ne fendaient pas des briquettes de tourbe....
Le podium était clair et univoque :
1er : Cask Strenght
2ième : 12yo
3ième : 18yo...
Quand aux versions indies...et bien il y a à boire et à manger... mais pas que chez Caol Ila...je peux vous assurer que j'ai déjà dégusté des Ardbegs qui ne fendaient pas des briquettes de tourbe....
c'est une question de goût. là on peut se mettre d'accord d'être différents.
mais si l'on dégustait à 26°C. le 18ans développerait ses senteurs éblouissantes tout en restant très subtil, car la dynamique à cette température fait déployer ces senteurs d'une façon très nette permettant une analyse précise des différents arômes. les autres expressions sont moins sensibles à ce déploiement.
alors peut-être comprendriez vous mon engoûment.
mais si l'on dégustait à 26°C. le 18ans développerait ses senteurs éblouissantes tout en restant très subtil, car la dynamique à cette température fait déployer ces senteurs d'une façon très nette permettant une analyse précise des différents arômes. les autres expressions sont moins sensibles à ce déploiement.
alors peut-être comprendriez vous mon engoûment.
Bon, là ou je suis d'accord avec Canofan, c'est sur le fait que le CI 18 est un très bon dram, même s'il laisse certains amateurs perplexes car il n'est pas très puissant.
Caol Ila n'a jamais sorti d'embouteillage officiel par le biais 'officiel' de la DCL, mais l'indépendance assez forte que possédait la filiale Bulloch et Lade (comme Ainslie et Heilbron pour Clynelish) qui en détenait la license leur a permis de sortir dans les années 60/70 plusieurs 12 et 15 ans "étiquette ovale", notamment pour le marché italien. Les 100 proof sont fab, à rechercher absolument mais attention au porte-monnaie !
Caol Ila n'a jamais sorti d'embouteillage officiel par le biais 'officiel' de la DCL, mais l'indépendance assez forte que possédait la filiale Bulloch et Lade (comme Ainslie et Heilbron pour Clynelish) qui en détenait la license leur a permis de sortir dans les années 60/70 plusieurs 12 et 15 ans "étiquette ovale", notamment pour le marché italien. Les 100 proof sont fab, à rechercher absolument mais attention au porte-monnaie !

