J'ai trouvé cette méthode hyper instructive, on se focalise vraiment sur des détails qu'on ne remarquerait pas si on ne faisait pas la comparaison entre versions. Et le fait de repasser de l'un à l'autre permet aussi de "réinitialiser" le nez, en fait au bout de 10-15 secondes sur un verre les sensations deviennent plus floues et là on repasse à l'autre et paf c'est beaucoup plus net. Par exemple le Longrow Samaroli plus fumé que l'autre qui en fait ne l'est presque pas. Du coup j'ai noté ces whiskies sur 20 pour la forme, mais le besoin de mettre une note s'est révélé beaucoup moins fort que d'habitude (pour info : 17 pour les deux Longrow et le Port Ellen 1st release, 17,5 pour le rare malt et 18 pour le 2nd release). J'avoue que la dégustation prend tout son sens de cette manière, et je retenterais l'expérience à coup sûr, j'ai d'ailleurs quelques flacons prêts à l'usage.
On a terminé par une dégustation à l'aveugle (enfin pour Skyisblue, moi je savais) : Laphroaig 11 ans SFTC port finish 60% (échangé avec Stef75, merci Stef). J'adore ce whisky, un exemple de finition super réussie, il est très puissant, bien complexe, terreux à souhait, chaud, fruité... Bref, Skyisblue après avoir tâtonné un peu m'a dit soit un Ardbeg soit un Laphroaig, et franchement il s'en est bien sorti, parce qu'avec la finition on reconnaît certes le style Laphroaig, mais en même temps une certaine typicité (le côté goudron-médicinal) disparaît un peu, ce qui fait que c'est pas si évident.
Enfin voilà, une expérience à renouveler, merci Skyisblue, Serge, Soup et Stef75

