Aujourd'hui, j'ai chopé un virus à la con qui me fiche plein de courbatures alors que je n'ai même pas fait de sport. Une honte ce truc ! Pour me consoler, j'ai bu un Ardbeg 18yo 1991/2009 (50%, whiskyforyou.it, btl. 96/120) en starter, puis un Ardbeg 18 yo 1974/1992 (57.7%, Cadenhead Authentic Collection, 150th anniversary) et un Ardbeg 28 yo 1967/1995 (53.7%, Signatory, cask #575, pale oloroso). Et bien ça va beaucoup mieux !
Première remarque : le starter s'en sort avec les honneurs. Il n'était pas du tout ridicule par rapport aux deux monstres qui ont suivi, même si on profil était un peu plus austère. Sinon, c'est le cadenhead qui a finalement eu ma préférence. Mais les deux sont rentrés illico dans mon top ten...
Ardbeg 18 yo 1974/1992 (57.7%, Cadenhead Authentic Collection, 150th anniversary)
Couleur : Vieil or
Nez : Beau mélange de tourbe et de sherry, mais pas dans la catégorie monster. Plus chaud et plus animal (viande fumée, cuir) que le whiskyforyou.it, plus puissant aussi, mais tout aussi médicinal et marin. Un bateau-hôpital amarré au port. Il se fait fruité à l'aération, avec des notes de quartiers de pomme fraîches très précises, puis chocolaté. Un malt incroyablement joueur, tantôt chaud, animal et gourmand, tantôt frais et fruité, toujours médicinal et marin.
Bouche : Elle aussi joue sur le chaud/froid. Du fruit (poire), du chocolat, de la tourbe, du camphre, de l'iode, du citron, un peu de menthe aussi, ainsi qu'une note épicée de clou de girofle en fin de bouche. L'alcool est parfaitement intégré, on ne sent absolument pas les plus de 57% de ce whisky. Fucking brilliant !
Finale : La finale est longue, très longue délicatement amère, fruitée et pleine de cendre, avec un sublime retour de la tourbe à la rétro-olfaction.
Conclusion : Ardbeg c'est bon, mangez-en !!!
95/100
Ardbeg 28 yo 1967/1995 (53.7%, Signatory, cask #575, pale oloroso)
Couleur : Vieil or
Nez : Unique. Je n'ai jamais humé un nez pareil. Extrêmement camphré, résineux, avec des notes de colle universelle, d'hydrocarbures et peut-être un peu de caoutchouc. De la sciure de bois aussi, ainsi que de la liqueur aux herbes et de la verveine. Derrière se dessinent des fragrances plus douces, huile d'amande douce et vanille, ainsi que quelques relents marins.
Bouche : Quelle fraîcheur ! Le profil si particulier du nez se retrouve en bouche. Difficile à décrire, mais on y retrouve des notes de camphre, de résine, d'eucalyptus, de bonbons à la mélisse et au citron, d'herbes aromatiques. La texture est très grasse et l'alcool un peu plus présent que dans le Cadenhead malgré un degré inférieur. Cet Ardbeg est médicinal certes, mais il lorgne plus vers l'aromathérapie que vers le classique sirop pour la toux.
Finale : Un peu moins longue que celle du Cadenhead, elle se prolonge sur la résine de pin, les herbes aromatique et la verveine. Elle assèche légèrement la bouche.
Conclusion : Un profil tellement particulier ! C'est la première fois que je goûte à un whisky pareil. Toujours est-il que c'est excellent !
94/100
J'ai aussi créé un topic par bouteille pour le forum. Et mille merci à Jean-Michel et à Pierrot ! Z'êtes grands les gars !!
J'étais malade, j'ai bu de l'Ardbeg...
Modérateur : Modérateurs
Re: J'étais malade, j'ai bu de l'Ardbeg...
Les malts d'Islay auraient-ils des vertus médicinales?! 

