Tous au degré "naturel", ma préférence ira vers un 1979 très atypique (sur de belles notes de cave et de champignon).
Ce dernier est issu d'un fut qui a été le seul de toute la production a être conservé dans un endroit notoirement plus humide que le chai principal, ceci expliquant peut être celà ...
J'en profite pour vous confier un quelques 1eres constatations et infos complémentaires:
- l'Armagnac est "bizarrement" distillé assez "bas", à savoir entre 52 et 55° ce qui explique que même les versions "non réduites" ne sont jamais à des degrés très élevés (60° par exemple) parfois rencontrés pour le whisky,
- certains chais perdent plus en volume qu'en degré,
- à la dégustation, j'ai systématiquement rencontré un phénomène de "saturation" bien plus rapide qu'avec le ouisky. En l'ocurrence, malgré des doses bues très raisonnables (2/3 petites gorgées max), ma capacité de discernement s'avérait extremement réduite au bout de 3 à 4 Armagnac différents. Avec le whisky j'arrive quand même à rester à peu près frais après une petite dizaine de dram de dégustation
- "bizarrement" aussi, l'Armagnac, même millésimé, est systématiquement embouteillé "au fur et à mesure" de sa commercialisation. Autrement dit, si vous achetez un 79 en 2010, que vous revenez en 2011 et que le même fut de 79 n'est pas terminé, votre nouvelle bouteille contiendra un Armagnac qui aura 1 an de plus ! C'est justement pour cette raison (en plus de volume de ventes assez "réduits" il faut malheureusement aussi le dire) que les producteurs procèdent ainsi, au risque de se retrouver avec des stocks de produits .... trop vieux/boisés
