Whisky français...
Publié : 02 oct. 2005, 15:47
Pour toutes sortes de raisons, je n'ai pas pu aller faire mon pélerinage aux sources en Ecosse cette année, et comme je l'explique ailleurs sur ce forum et sur le site, j'ai visité deux distilleries sur le chemin des vacances.
Une distillerie belge et une distillerie bretonne. Elles ont en commun le fait de n'avoir pas encore mis sur le marché un véritable whisky puisque leurs premières distillations ont moins de 3 ans.
Elles ont également comme point commun d'avoir l'air très prometteuses, même si les techniques de distillations sont fort différentes. Si Jean Donnay a fait résolument le choix d'installer dans les locaux de Glan ar mor de véritables pot stills (alambics utilisés en Ecosse) miniatures, Etienne Bouillon a opté pour d'anciens alambics de bouilleurs de cru. On pourra lire ailleurs l'importance de la forme et de la conception des alambics sur la qualité du whisky.
J'ai eu l'occasion de goûter au first make spirit des deux, et cela semble prometteur, même si mon expérience en dégustation de fisrt make spirits est très limitée.
Fort de ces expériences pleines de promesses, je me suis enfin décidé à goûter un échantillon de la distillerie Guillon (Montagne de Reims), une finition Maury à 46° que Régis m'a très gentiment filée.
Je n'ai pas pour habitude de commenter les whiskies que je n'ai pas aimés, mais force est de constater que la région de Champagne est plus réputée pour la production de son vin mousseux que pour celui du single malt. Et probablement qu'il y a de bonnes raisons à cela. De même que je n'irais probablement pas me précipiter sur un champagne écossais, j'éviterai à l'avenir de goûter le single malt champenois...
Le nez est "spécial" pour un amateur de single malt. Sans être vraiment désagréable, il évoque cependant plus la thérébenthine que le single malt. Ou alors un alcool de fruits gras, genre pommes d'éther.
En bouche, cela va encore se gâter. Un goût d'alcool de fruits très plat même s'il est à la fois sucré et acidulé, ce qui pourrait laisser penser à une certaine complexité. Malheureusement, il y a aussi une finale. Aussi plate que la bouche, mais malgré tout assez (trop) longue.
Que tous ceux qui peuvent lui échapper le fassent. Même pour la curiosité... Il y a tellement de choses intéressantes (aussi hors d'Ecosse) que pour se permettre de soigneusement éviter ce truc-là sans regrets.
Comme je me sens une âme de missionnaire aujourd'hui, je vais pousser l'abnégation jusqu'à ouvrir l'autre sample de Guillon que Régis m'a fait parvenir: le 42°
(à suivre)
Une distillerie belge et une distillerie bretonne. Elles ont en commun le fait de n'avoir pas encore mis sur le marché un véritable whisky puisque leurs premières distillations ont moins de 3 ans.
Elles ont également comme point commun d'avoir l'air très prometteuses, même si les techniques de distillations sont fort différentes. Si Jean Donnay a fait résolument le choix d'installer dans les locaux de Glan ar mor de véritables pot stills (alambics utilisés en Ecosse) miniatures, Etienne Bouillon a opté pour d'anciens alambics de bouilleurs de cru. On pourra lire ailleurs l'importance de la forme et de la conception des alambics sur la qualité du whisky.
J'ai eu l'occasion de goûter au first make spirit des deux, et cela semble prometteur, même si mon expérience en dégustation de fisrt make spirits est très limitée.
Fort de ces expériences pleines de promesses, je me suis enfin décidé à goûter un échantillon de la distillerie Guillon (Montagne de Reims), une finition Maury à 46° que Régis m'a très gentiment filée.
Je n'ai pas pour habitude de commenter les whiskies que je n'ai pas aimés, mais force est de constater que la région de Champagne est plus réputée pour la production de son vin mousseux que pour celui du single malt. Et probablement qu'il y a de bonnes raisons à cela. De même que je n'irais probablement pas me précipiter sur un champagne écossais, j'éviterai à l'avenir de goûter le single malt champenois...
Le nez est "spécial" pour un amateur de single malt. Sans être vraiment désagréable, il évoque cependant plus la thérébenthine que le single malt. Ou alors un alcool de fruits gras, genre pommes d'éther.
En bouche, cela va encore se gâter. Un goût d'alcool de fruits très plat même s'il est à la fois sucré et acidulé, ce qui pourrait laisser penser à une certaine complexité. Malheureusement, il y a aussi une finale. Aussi plate que la bouche, mais malgré tout assez (trop) longue.
Que tous ceux qui peuvent lui échapper le fassent. Même pour la curiosité... Il y a tellement de choses intéressantes (aussi hors d'Ecosse) que pour se permettre de soigneusement éviter ce truc-là sans regrets.
Comme je me sens une âme de missionnaire aujourd'hui, je vais pousser l'abnégation jusqu'à ouvrir l'autre sample de Guillon que Régis m'a fait parvenir: le 42°
(à suivre)