La soirée : "Il est bon ce brora"
Publié : 16 sept. 2005, 18:37
Salut à tous,
Que dire, à part que je suis encore sous le choc, sous le charme d'une soirée assez terrible. Et je ne suis pas le seul si j'en crois un mp que j'ai reçu dans la journée.
PNicolas nous a convié : Olivier, Marc et moi à déguster les mignonettes qu'il avait reçues. Honnêtement, je doutais que la soirée surpasse la précédente durant laquelle j'avais succombé pour le Bunna 68. Mais j'aurais dû me douter de quelque chose lorsqu'il m'a dit qu'il avait fait une folie et de venir les mains vides car y'avait de quoi faire chez lui.
Je vous laisse juger :
Springbank 1966 Local Barley (emb.1998) à 54,4%
Malgré le voltage, je l'ai trouvé un peu timide à l'entrée en bouche. Cependant, c'est une fois entré qu'on en mesure pleinement les arômes. A mon goût, c'est un whisky sobre, qui possède une excellente finale, puissante mais jamais aggressive (et j'suis plutôt sensible sur ce point), marquée par le bourbon. C'est une vraie réussite comparée à la version goûtée au Live2004.
Ardbeg 1976 for Feis Isle (emb.2002) 53,1%
Au nez, je l'ai trouvé vraiment classique, franchement pas dinstinguable des autres... C'est justement en bouche qu'il surprend, car je ne m'attendais pas du tout à cette explosion d'arômes, cette richesse qui me tapisse étonemment le palais. Pour moi, c'est la quintessence de ce que peut faire cette distillerie. Tout est là, mais de façon magnifiée. Un grand whisky ! La finale est assez puissante et m'a obligé à ne pas le boire trop vite pour éviter de me "bruler" le palais (oui, j'vous l'ai dit, j'suis une petite nature).
Brora 30 ans 3th release (emb.2004)
Que dire ? J'étais passé à côté de la second release au Whisky Live, avait été plutôt convaincu chez Pierre par la suite... Mais Diantre ! Quelle différence entre ces deux éditions
A mon goût, il n'y a pas photos : cette version est bien meilleure. Le nez est très fruité, c'est une sucrerie et il est excellent de bout en bout. Il est moins marqué, moins putassier j'ai envie de dire que le second release
Vous excuserez mon vocabulaire, j'suis incapable de vous dire s'il y a des senteurs de fenouil ou de salsepareille
Il passe tellement bien que ça en devient un piège : ça se boit vraiment comme du p'tit lait. Il m'a également l'air moins fumé que le second release. Plus doux, plus onctueux.
Bruichladdich 15 ans (emb.2001)
Je crois me souvenir que cette version ne sera jamais dispo à la vente... En tout cas, le nez m'a fait frémir : trop alcolisé à mon goût. Je me suis dit que j'allais faire ma mijorée, mais paradoxalement, il est très doux en bouche et légèrement salé. Je crois que nous étions tous d'accord pour dire que c'est un whisky très agréable, séducteur. Une très bonne surprise.
Isle of Jura 36 ans OB (emb.2001)
Le nez est si riche, si complexe, que j'ai été incapable de trouver un seul arôme le constituant. En bouche, il est très sirupeux et très porté sur le caramel. C'en est une friandise. Malheureusement, la finale est un peu en deça du reste : je l'ai trouvé un peu courte, furtive. Peut-être suis-je passé à côté, mais ça reste un excellent breuvage.
Bruichladdich 86 Country Life (emb.2001) 46%
Le nez est caramelisé, c'est un régal... Mais en bouche, et après avoir tapé dans la charcuterie corse, il passe inaperçu
C'est en buvant une seconde gorgée que j'ai pu l'apprécier. Le problème, c'est qu'il est passé après tellement de bouteilles de dingue qu'il m'est apparu bon, classique et point barre.
Longrow 87 Samaroli "Dreams" (emb.99) 45%
Le nez est interessant et en bouche, il suit la direction aromatique du nez. On est tous partis sur l'anis, mais nous n'étions pas sûrs de nous. La déglutition est forte, semble libérer de l'alcool et relever la dégustation.
Laga 88 Moon ? (emb.2000) 46%
Pas de grosse révolution chez Laga. Cette version est homogène, douce et très agréable. J'ai trouvé la finale longue et très gouteuse. Sans doute l'un des meilleurs que j'ai goutés. Une excellente version.
Ensuite, il y a eu le Laphroaig vintage 1974, et là, je n'ai rien pu écrire sur mon callepin. J'ai fait durer le plaisir le plus longtemps possible. C'est un peu l'inverse d'un 30 ans. Le nez est en déça de la bouche. Bon, alors attention, là on pinaille hein ! Parce que ne me refusant rien, j'ai senti et goûté les deux versions l'une à la suite de l'autre. Le 30 ans est vraiment plus subtil, plus riche, moins aggressif au nez, mais à mon goût, il se fait battre d'une courte tête en bouche par le 1974.
Olivier a mélangé ces deux versions. Pourquoi pas... Mais finalement, on se retrouve avec un 1974 moins subtil, qui perd des arômes. Ca reste extraordinaire, mais j'suis là pour pinailler.
Du reste, j'ai trouvé les Ardbeg 72 OB à 49% et Port Charlotte (2001/2003) à 67% vraiment pas à mon goût. Trop fort, trop puissant, je ne m'y suis pas fait, et ça a bien perturbé toutes mes autres dégustations, comme ce Braes of Glenlivet trop porté sur le sherry ou le Macallan 25 ans Silver seal que j'ai eu du mal à cerner.
Que dire, à part que je suis encore sous le choc, sous le charme d'une soirée assez terrible. Et je ne suis pas le seul si j'en crois un mp que j'ai reçu dans la journée.
PNicolas nous a convié : Olivier, Marc et moi à déguster les mignonettes qu'il avait reçues. Honnêtement, je doutais que la soirée surpasse la précédente durant laquelle j'avais succombé pour le Bunna 68. Mais j'aurais dû me douter de quelque chose lorsqu'il m'a dit qu'il avait fait une folie et de venir les mains vides car y'avait de quoi faire chez lui.
Je vous laisse juger :
Springbank 1966 Local Barley (emb.1998) à 54,4%
Malgré le voltage, je l'ai trouvé un peu timide à l'entrée en bouche. Cependant, c'est une fois entré qu'on en mesure pleinement les arômes. A mon goût, c'est un whisky sobre, qui possède une excellente finale, puissante mais jamais aggressive (et j'suis plutôt sensible sur ce point), marquée par le bourbon. C'est une vraie réussite comparée à la version goûtée au Live2004.
Ardbeg 1976 for Feis Isle (emb.2002) 53,1%
Au nez, je l'ai trouvé vraiment classique, franchement pas dinstinguable des autres... C'est justement en bouche qu'il surprend, car je ne m'attendais pas du tout à cette explosion d'arômes, cette richesse qui me tapisse étonemment le palais. Pour moi, c'est la quintessence de ce que peut faire cette distillerie. Tout est là, mais de façon magnifiée. Un grand whisky ! La finale est assez puissante et m'a obligé à ne pas le boire trop vite pour éviter de me "bruler" le palais (oui, j'vous l'ai dit, j'suis une petite nature).
Brora 30 ans 3th release (emb.2004)
Que dire ? J'étais passé à côté de la second release au Whisky Live, avait été plutôt convaincu chez Pierre par la suite... Mais Diantre ! Quelle différence entre ces deux éditions
Bruichladdich 15 ans (emb.2001)
Je crois me souvenir que cette version ne sera jamais dispo à la vente... En tout cas, le nez m'a fait frémir : trop alcolisé à mon goût. Je me suis dit que j'allais faire ma mijorée, mais paradoxalement, il est très doux en bouche et légèrement salé. Je crois que nous étions tous d'accord pour dire que c'est un whisky très agréable, séducteur. Une très bonne surprise.
Isle of Jura 36 ans OB (emb.2001)
Le nez est si riche, si complexe, que j'ai été incapable de trouver un seul arôme le constituant. En bouche, il est très sirupeux et très porté sur le caramel. C'en est une friandise. Malheureusement, la finale est un peu en deça du reste : je l'ai trouvé un peu courte, furtive. Peut-être suis-je passé à côté, mais ça reste un excellent breuvage.
Bruichladdich 86 Country Life (emb.2001) 46%
Le nez est caramelisé, c'est un régal... Mais en bouche, et après avoir tapé dans la charcuterie corse, il passe inaperçu
Longrow 87 Samaroli "Dreams" (emb.99) 45%
Le nez est interessant et en bouche, il suit la direction aromatique du nez. On est tous partis sur l'anis, mais nous n'étions pas sûrs de nous. La déglutition est forte, semble libérer de l'alcool et relever la dégustation.
Laga 88 Moon ? (emb.2000) 46%
Pas de grosse révolution chez Laga. Cette version est homogène, douce et très agréable. J'ai trouvé la finale longue et très gouteuse. Sans doute l'un des meilleurs que j'ai goutés. Une excellente version.
Ensuite, il y a eu le Laphroaig vintage 1974, et là, je n'ai rien pu écrire sur mon callepin. J'ai fait durer le plaisir le plus longtemps possible. C'est un peu l'inverse d'un 30 ans. Le nez est en déça de la bouche. Bon, alors attention, là on pinaille hein ! Parce que ne me refusant rien, j'ai senti et goûté les deux versions l'une à la suite de l'autre. Le 30 ans est vraiment plus subtil, plus riche, moins aggressif au nez, mais à mon goût, il se fait battre d'une courte tête en bouche par le 1974.
Olivier a mélangé ces deux versions. Pourquoi pas... Mais finalement, on se retrouve avec un 1974 moins subtil, qui perd des arômes. Ca reste extraordinaire, mais j'suis là pour pinailler.
Du reste, j'ai trouvé les Ardbeg 72 OB à 49% et Port Charlotte (2001/2003) à 67% vraiment pas à mon goût. Trop fort, trop puissant, je ne m'y suis pas fait, et ça a bien perturbé toutes mes autres dégustations, comme ce Braes of Glenlivet trop porté sur le sherry ou le Macallan 25 ans Silver seal que j'ai eu du mal à cerner.