Petites dégustations en solo
Publié : 14 août 2005, 19:25
Lors de la dégustastion chez Soup une reflexion de Vincent m'est revenu à savoir que le Bunna 1968 n'apportait pas grand chose par rapport au 1978 CS SV. Je me devais donc de verifier en direct live, samedi j'ai donc sortie les deux bouteilles pour faire une petite comparaison :
Ca faisait un bout de temps que je n'avais pas bu du SV, car je le trouvais bon mais sans être grandiose, en fait il m'avait tout d'abord fait une excellente impression et puis au fil du temps je le trouvais de moins en moins interessant, je dois dire que samedi il m'a à nouveau bien plut, le nez est assez ininteressant assez alcolleux et ne revele pas grand chose par contre la bouche est beaucoup plus douce, ronde et chaleureuse, avec des notes de fruits sec et une finale un peu terreuse, bref pas mal du tout. Mais qu'apporte de plus le 1968
Déjà le nez n'a rien à voir, il est superbe il se passe plein de chose certe il fait 11% de moins que le SV, il est donc beaucoup moins agressif, sa provenance d'un fût de sherry ne fait aucun doute au nez, le nez est assez vineux tout en étant assez capiteux, la bouche est sublime et semble beaucoup plus puissante que ses 43.8%, les notes sont les fruits, les épices et le miel, la finale est fondante, un régal. Je comprends maintenant pourquoi Serge m'a vivement recommandé ce whisky, il est veritablement excellent, mais le bougre a mis du temps à s'ouvrir (le whisky pas serge). Bref même si le SV est bon, le 1968 est excellent, il s'agit veritablement d'un très grand whisky, l'un des meilleurs fût de sherry que j'ai goûté !
Sur cette conclusion, je me demandais comment ce Bunna allait se comportait par rapport aux 2 autres tenors fût de sherry de ma cave à savoir le Laphroaig 30 ans et le Glendronach 1968, je décidais donc de faire la confrontation le lendemain, confrontation interessante puisque les trois participants affichent à peu près la même puissance à savoir 43%.
J'ai donc choisi de goûter successivement le Laphroaig 30 ans, le Glendronach 1968 et le Bunna 1968, j'ai choisi cette ordre car le Laphroaig est le moins marqué par le sherry, et le Bunna est un peu plus fort que le Glendronach 1968.
Le nez du Laphroaig 30 ans est comme toujours un regal, il suffit presque de le hummer pour faire un festin, quel nez ! La mer, l'humus, les plantes... Comme toujours la bouche est un peu decevante par rapport à ce nez, mais pour une fois pas de frustration côté puissance, il est doux est present , legerement salé, une tourbe fine et délicate, encore des fruits mais confits, la finale est moyenement longue mais tout en delicatesse et fini sur le sel. Il m'a rarement autant plut qu'aujourd'hui, je me suis dit que ce n'était pas gagné pour les deux autres.
Le Glendronach 1968, le dernier de ma collection acheté sur un coup de tête après plus d'un an d'hesitation. Le nez est lui aussi superbe, pas du niveau de celui du Laphroaig mais tout même impressionant, un peu alcooleux mais tout même très riche, il est très marqué par le sherry. La bouche semble plus legere que le nez, elle très fruité en particulier la cersie, on a l'impression de mager une cerise et de garder un long moment le noyau en bouche, la fin de bouche a une legere pointe de sel, la finale est longue avec une impression de peau de pêche. Excellent, je me demande ce que donnera cette bouteille dans quelques jours le temps qu'elle s'ouvre completement, j'en salive d'avance, car à l'heure actuel, elle est déjà d'un très haut niveau.
Le Bunna 1968, un peu les mêmes impressions que la vieille mais encore plus affirmé.
En conclusion je dirais que le choix est difficile, ces trois whiskies sont tout simplement excellent, le plus beau nez va au Laphroaig sans aucun doute, pour ce qui est du reste, je dirais qu'aujourd'hui le Bunna a legerement dominé les deux autres, à savoir que je n'ai jamais trouvé le Laphroaig aussi bon. Le Glendronach n'est pas en reste et je pense que d'ici quelques temps, il sera un serieux rival face au Bunna. En tout cas je reste impressioné devant la maîtrise de l'assemblage de ses trois bouteilles :D
Vous aurez remarqué qu'une fois n'est pas coutume, j'ai été relativement détaillé dans mes descriptions mais il faut dire que ces trois bouteilles m'y ont poussées
A+
Ca faisait un bout de temps que je n'avais pas bu du SV, car je le trouvais bon mais sans être grandiose, en fait il m'avait tout d'abord fait une excellente impression et puis au fil du temps je le trouvais de moins en moins interessant, je dois dire que samedi il m'a à nouveau bien plut, le nez est assez ininteressant assez alcolleux et ne revele pas grand chose par contre la bouche est beaucoup plus douce, ronde et chaleureuse, avec des notes de fruits sec et une finale un peu terreuse, bref pas mal du tout. Mais qu'apporte de plus le 1968
Sur cette conclusion, je me demandais comment ce Bunna allait se comportait par rapport aux 2 autres tenors fût de sherry de ma cave à savoir le Laphroaig 30 ans et le Glendronach 1968, je décidais donc de faire la confrontation le lendemain, confrontation interessante puisque les trois participants affichent à peu près la même puissance à savoir 43%.
J'ai donc choisi de goûter successivement le Laphroaig 30 ans, le Glendronach 1968 et le Bunna 1968, j'ai choisi cette ordre car le Laphroaig est le moins marqué par le sherry, et le Bunna est un peu plus fort que le Glendronach 1968.
Le nez du Laphroaig 30 ans est comme toujours un regal, il suffit presque de le hummer pour faire un festin, quel nez ! La mer, l'humus, les plantes... Comme toujours la bouche est un peu decevante par rapport à ce nez, mais pour une fois pas de frustration côté puissance, il est doux est present , legerement salé, une tourbe fine et délicate, encore des fruits mais confits, la finale est moyenement longue mais tout en delicatesse et fini sur le sel. Il m'a rarement autant plut qu'aujourd'hui, je me suis dit que ce n'était pas gagné pour les deux autres.
Le Glendronach 1968, le dernier de ma collection acheté sur un coup de tête après plus d'un an d'hesitation. Le nez est lui aussi superbe, pas du niveau de celui du Laphroaig mais tout même impressionant, un peu alcooleux mais tout même très riche, il est très marqué par le sherry. La bouche semble plus legere que le nez, elle très fruité en particulier la cersie, on a l'impression de mager une cerise et de garder un long moment le noyau en bouche, la fin de bouche a une legere pointe de sel, la finale est longue avec une impression de peau de pêche. Excellent, je me demande ce que donnera cette bouteille dans quelques jours le temps qu'elle s'ouvre completement, j'en salive d'avance, car à l'heure actuel, elle est déjà d'un très haut niveau.
Le Bunna 1968, un peu les mêmes impressions que la vieille mais encore plus affirmé.
En conclusion je dirais que le choix est difficile, ces trois whiskies sont tout simplement excellent, le plus beau nez va au Laphroaig sans aucun doute, pour ce qui est du reste, je dirais qu'aujourd'hui le Bunna a legerement dominé les deux autres, à savoir que je n'ai jamais trouvé le Laphroaig aussi bon. Le Glendronach n'est pas en reste et je pense que d'ici quelques temps, il sera un serieux rival face au Bunna. En tout cas je reste impressioné devant la maîtrise de l'assemblage de ses trois bouteilles :D
Vous aurez remarqué qu'une fois n'est pas coutume, j'ai été relativement détaillé dans mes descriptions mais il faut dire que ces trois bouteilles m'y ont poussées
A+
