Quadrophonie en Caperdonich
Publié : 12 mars 2010, 09:06
Hier soir, double face à face de quatre vieux Caperdonich.
Premier couple :
Caperdonich, 36yo, 03.1968 – 08.2004, 46%, refill sherry cask, Gordon & MacPhail, Connoisseurs Choice, 89/100 (nommé ci-après G&M)
Caperdonich, 37yo, 1968 – 2006, 46,2%, Sherry/Madeira Cask, 90 bottles, MMcD Mission Gold, 88/100 (nommé ci-après MMcD)
Deuxième couple :
Caperdonich, 38yo, 07.1970 – 04.2009, 42,3%, Oak Cask No. 4376, 158 bottles, Duncan Taylor Rare Auld, 90/100 (nommé ci-après RA)
Caperdonich, 40yo, 15.10.1968 - 04.12.2008, 52,0%, Oak Cask No. 2612, 94 bottles, Duncan Taylor New Peerless Selection, 92/100 (nommé ci-après NP)
Premier couple :
Nez :
Couleur identique (vin jaune), le MMcD est plus dense
Les deux sont assez fermés au début et nécessitent un temps d’aération, le G&M est un peu alcoolique au début, cette touche disparaît à l’aération, après alcool bien incorporé pour les deux
Le G&M se développe plus vite à l’aération pour être à son top après une bonne vingtaine de minutes. Cependant il s’effondre complètement après une heure dans le verre
Nez du G&M : légèrement à moyennement intense, très fruité (surtout mirabelles, un peu de fruits rouges), Miel, cire d’abeilles, épices doux, note aigre-douce (sucrée), un peu de chocolat au lait
Nez du MMcD : moyennement intense, plus ample que chez le G&M, moins sucrée, moins fruité, plus sec, amandes, miel, bruyère, bonbons au caramel qui dominent de plus en plus à l’aération, une notre sulfureuse désagréable (caramel brûlé) s’ajoute après 45 minutes dans le verre (laisse présumer une mauvaise évolution du whisky en bouteille ouverte)
Bouche du G&M : attaque douce, après agrumes (surtout citroné), devient plus intense et sucré, fruité, à la fin s’ajoutent du miel et un peu d’orge
Bouche du MMcD : attaque douce et sèche, après bien plus intense avec du poivre doux, du miel, de la bruyère et un peu de chocolat noir, comme au nez la note désagréable de caramel brûlé s’ajoute après une longue aération
Finale : moyenne pour les deux
Conclusion : Je préfère le G&M qui est plus complexe mais moins directe et intense. Pour un copain qui a dégusté avec moi c’était le contriare
Deuxième couple :
Nez :
Couleur plus ou moins identique (vin jaune), le NP est un poil plus fonçé
Comme chez le premier couple, ces vieux malts sont assez fermés au début et nécessitent un bon temps (env. 15 minutes) d’aération pour s’ouvrir, après alcool bien incorporé pour les deux
Nez du RA : moyennement intense, miel des bruyères, amandes et pâte d’amandes, herbe fraichement coupée, fruits mi-mûres,
Nez du NP : moyennement à très intense, les arômes de miel des bruyères, fruits et amandes rencontrés dans les autres whiskys se retrouvent aussi chez le NP, à l’opposé des autres le nez oscile entre ces notes sucrées, aigres et amères.
Bouche du RA : légèrement boisé au début, après plus fruité, Miel, malté, bruyère et une légère amertume boisée qui revient en fin de bouche, pas faiblard du tout avec ses 42%, en bouche supérieur aux deux premiers
Bouche du NP : crémeux et rond en attaque, après intense sur des notes citronées, poivrées, mirabelles et épices doux
Finale du RA: assez courte (c’est domage)
Finale du NP : moyenne, chauffante
Conclusion : Je préfère le NP au RA car plus intense et fondu. Un copain qui a dégusté avec moi préfère le RA, le NP est trop poivré pour son palais.
On est d’accord qu’aucun des quatre malts dégustés ne présente des défauts majeurs (mauvais bois, manque d’arômes) et que tous sont de haute qualité. Le deuxième couple est supérieur au premier.
Premier couple :
Caperdonich, 36yo, 03.1968 – 08.2004, 46%, refill sherry cask, Gordon & MacPhail, Connoisseurs Choice, 89/100 (nommé ci-après G&M)
Caperdonich, 37yo, 1968 – 2006, 46,2%, Sherry/Madeira Cask, 90 bottles, MMcD Mission Gold, 88/100 (nommé ci-après MMcD)
Deuxième couple :
Caperdonich, 38yo, 07.1970 – 04.2009, 42,3%, Oak Cask No. 4376, 158 bottles, Duncan Taylor Rare Auld, 90/100 (nommé ci-après RA)
Caperdonich, 40yo, 15.10.1968 - 04.12.2008, 52,0%, Oak Cask No. 2612, 94 bottles, Duncan Taylor New Peerless Selection, 92/100 (nommé ci-après NP)
Premier couple :
Nez :
Couleur identique (vin jaune), le MMcD est plus dense
Les deux sont assez fermés au début et nécessitent un temps d’aération, le G&M est un peu alcoolique au début, cette touche disparaît à l’aération, après alcool bien incorporé pour les deux
Le G&M se développe plus vite à l’aération pour être à son top après une bonne vingtaine de minutes. Cependant il s’effondre complètement après une heure dans le verre
Nez du G&M : légèrement à moyennement intense, très fruité (surtout mirabelles, un peu de fruits rouges), Miel, cire d’abeilles, épices doux, note aigre-douce (sucrée), un peu de chocolat au lait
Nez du MMcD : moyennement intense, plus ample que chez le G&M, moins sucrée, moins fruité, plus sec, amandes, miel, bruyère, bonbons au caramel qui dominent de plus en plus à l’aération, une notre sulfureuse désagréable (caramel brûlé) s’ajoute après 45 minutes dans le verre (laisse présumer une mauvaise évolution du whisky en bouteille ouverte)
Bouche du G&M : attaque douce, après agrumes (surtout citroné), devient plus intense et sucré, fruité, à la fin s’ajoutent du miel et un peu d’orge
Bouche du MMcD : attaque douce et sèche, après bien plus intense avec du poivre doux, du miel, de la bruyère et un peu de chocolat noir, comme au nez la note désagréable de caramel brûlé s’ajoute après une longue aération
Finale : moyenne pour les deux
Conclusion : Je préfère le G&M qui est plus complexe mais moins directe et intense. Pour un copain qui a dégusté avec moi c’était le contriare
Deuxième couple :
Nez :
Couleur plus ou moins identique (vin jaune), le NP est un poil plus fonçé
Comme chez le premier couple, ces vieux malts sont assez fermés au début et nécessitent un bon temps (env. 15 minutes) d’aération pour s’ouvrir, après alcool bien incorporé pour les deux
Nez du RA : moyennement intense, miel des bruyères, amandes et pâte d’amandes, herbe fraichement coupée, fruits mi-mûres,
Nez du NP : moyennement à très intense, les arômes de miel des bruyères, fruits et amandes rencontrés dans les autres whiskys se retrouvent aussi chez le NP, à l’opposé des autres le nez oscile entre ces notes sucrées, aigres et amères.
Bouche du RA : légèrement boisé au début, après plus fruité, Miel, malté, bruyère et une légère amertume boisée qui revient en fin de bouche, pas faiblard du tout avec ses 42%, en bouche supérieur aux deux premiers
Bouche du NP : crémeux et rond en attaque, après intense sur des notes citronées, poivrées, mirabelles et épices doux
Finale du RA: assez courte (c’est domage)
Finale du NP : moyenne, chauffante
Conclusion : Je préfère le NP au RA car plus intense et fondu. Un copain qui a dégusté avec moi préfère le RA, le NP est trop poivré pour son palais.
On est d’accord qu’aucun des quatre malts dégustés ne présente des défauts majeurs (mauvais bois, manque d’arômes) et que tous sont de haute qualité. Le deuxième couple est supérieur au premier.