Page 1 sur 2
Politiquement correct (suite)
Publié : 06 mars 2009, 12:22
par amor57
Les débats sur la "lutte contre l'alcoolisation" continuent à l'Assemblée.
Un des points de ces débats sera la publicité sur Internet. Différentes options sont envisagées. L'une d'entre elles, soutenue par MM. Yves Bur (UMP, Bas-Rhin) et Jean-Marie Le Guen (PS, Paris), limiterait le droit à la publicité pour l'alcool aux seuls sites de producteurs et de distributeurs.
Un collectif a été créé (j'ignore si c'est "à cause de" ou "pour"...) et défend cette option. et probablement ouvrira la chasse aux sorcières tout de suite après l'adoption.
Rappelons-nous ce qui arrivé aux sites de cigares il y a peu et suivons de près ce qui se passe.
Re: Politiquement correct (suite)
Publié : 06 mars 2009, 15:17
par pompix
Des empêcheurs de tourner en rond ces gens là !
Re: Politiquement correct (suite)
Publié : 07 mars 2009, 12:31
par bottler
Bon. En tous cas, les dégustations gratuites resteront autorisées. On n'est pas passé loin du désastre.
Re: Politiquement correct (suite)
Publié : 10 mars 2009, 16:41
par david S
"Les députés ont voté lundi l'interdiction de la vente d'alcool et de tabac aux moins de 18 ans. La loi actuelle autorise ces deux produits à partir de 16 ans. Ils ont aussi décidé l'interdiction totale des "cigarettes-bonbons". En revanche, l'Assemblée nationale a autorisé avec quelques restrictions (sites "principalement destinés à la jeunesse") la publicité pour les vins, bières, spiritueux...sur internet pour la première fois officiellement en France."
Bonne nouvelle.
Re: Politiquement correct (suite)
Publié : 10 mars 2009, 17:00
par canis lupus
Moi, ce qui m'a "amusé", c'est l'interdiction au stations services de vendre de l'alcool de 16h00 à 8h00 ...
Genre, les clients vont pas penser à acheter en journée.

Re: Politiquement correct (suite)
Publié : 10 mars 2009, 17:44
par Stephane
quant à l'aberration des routiers qui peuvent boire à volonté du vin ou de la bière dans les restos dédiés... avant de refaire quelques centaines de kilomètres en toute impunité... comment peut on avoir laissé ce genre de système s'installer c'est la question à mille victimes!...
Re: Politiquement correct (suite)
Publié : 10 mars 2009, 17:55
par david S
C'est juste le principe du parapluie, de celui qui veut se donner bonne conscience.
Celui qui veut boire, il boit. C'est comme les produits stupéfiants, c'est interdit en tout point et pourtant
la consommation est énorme. Quand on veut quelque chose .... les interdits sont vite bravés.
Re: Politiquement correct (suite)
Publié : 11 mars 2009, 13:53
par amor57
Re: Politiquement correct (suite)
Publié : 11 mars 2009, 21:41
par bottler
Oui, les interdits sont bravés par les obstinés. Mais si cette loi devait faire qu'un seul soit épargné, moi je vote des deux mains. De toutes façons, rien ne vient à bout des entêtés. Sinon pour faire mieux, il y a Adolf Hitler ou le grand Laisser Aller qui a toujours raison dans les paroles, jamais dans les faits.
Après il y a un truc dur à vivre mais non cruel ou mauvais : c'est la droiture et la bonne tenue. Qui le fera savoir et le démontrera par sa propre conduite, au risque d'être mal jugé ?
Peut on le dire sans être vieux jeu ?
Que peut on ptoposer sinon pour que le prochain ivrogne ne le devienne pas ? Pas sérieux s'abstenir.
Re: Politiquement correct (suite)
Publié : 12 mars 2009, 10:21
par david S
Que peut on ptoposer sinon pour que le prochain ivrogne ne le devienne pas ? Pas sérieux s'abstenir.
L'ivrognerie est malheureusement une maladie. En France c'est environ 60000 morts par an et 5 millions de personnes ayant des soucis de santé en rapport direct avec l'alcool. En faisant abstraction du point de vu dramatique qui paie tout cela au final ?
Pour moi l'ivrogne devrait OBLIGATOIREMENT se faire soigner. Il est dangereux pour la société. 80% des drames familiaux, des rixes, des violences avec armes, des violences intra familiales sont commises sous l'emprise de l'alcool. Le législateur à pris la peine d'aggraver les peines en cas d'alcoolisation de l'auteur mais c'est en amont qu'il faudrait radicalement agir. Interdire l'alcool ? non. La majorité de ceux qui boivent le font raisonnablement. Obliger un alcoolique à sa soigner serait une bonne piste. Cela existe déjà pour ceux qui ont eu un retrait de permis, visite médicale obligatoire avec analyse de sang, sinon pas de permis.
Des contrôles sanguin devraient aussi exister chez les personnes occupants des postes à responsabilités, chez les ouvriers, les conducteurs d'engins ..... (beaucoup d'accident du travail arrivent alors que la personne est alcoolisée).
Pour finir je dirais que c'est aussi à l'entourage proche de prendre les chose en mains. Il ne faut pas tourner la tête quand un proche ou un ami est tombé dans l'engrenage. L'alcoolisme est une maladie, on ne peux se soigner seul.
Au suivant ...
Re: Politiquement correct (suite)
Publié : 12 mars 2009, 13:53
par Savoureur
Mais le premier problème qu'il faut résoudre, c'est que la personne atteinte de cette maladie se rende compte elle même qu'elle est malade. Soigner un alcoolique sans qu'il soit personnellement persuadé qu'il est malade ne peut pas mener au résultat souhaité.
Re: Politiquement correct (suite)
Publié : 12 mars 2009, 14:08
par amor57
Vaste question : peut-on soigner quelqu'un contre son gré, soit qu'il refuse le diagnostic, soit qu'il refuse le traitement ? Et s'il présente des risques pour les autres (alcoolisme, maladies psychiatriques ou infectieuses ...) ? Doit-on résumer la question à une approche de santé publique - démagogique ou non - ou à l'intérêt financier ?
La réponse n'est pas simple et chacun aura la sienne. Mettre une règle / loi dessus revient à refuser le libre arbitre et la responsabilité personnelle (merci pour l'argument, bottler).
Re: Politiquement correct (suite)
Publié : 12 mars 2009, 14:10
par canis lupus
Et puis vient la question du financement de ces soins. Soit c'est remboursé par la Sécu, et c'est tout le monde qui paye, soit ce n'est pas remboursé, et malheureusement, bien des alcooliques sont pauvres.
Re: Politiquement correct (suite)
Publié : 12 mars 2009, 15:22
par bottler
amor57 a écrit :Vaste question : peut-on soigner quelqu'un contre son gré, soit qu'il refuse le diagnostic, soit qu'il refuse le traitement ? Et s'il présente des risques pour les autres (alcoolisme, maladies psychiatriques ou infectieuses ...) ? Doit-on résumer la question à une approche de santé publique - démagogique ou non - ou à l'intérêt financier ?
La réponse n'est pas simple et chacun aura la sienne. Mettre une règle / loi dessus revient à refuser le libre arbitre et la responsabilité personnelle (merci pour l'argument, bottler).
Faire une loi pour entraver un peu le démarrage du processus qui conduit à l'alcoolisme à un âge où on n'est pas encore stabilisé, et où le rejet est souvent une règle de vie, cela ne me paraît pas mauvais. Celui qui veut se saouler se saoulera de toutes façons. Restent les faibles et les indécis. On peut les aider en ne facilitant pas le démarrage du processus. Cela me parait quand même plus sain que de payer ensuite de coûteuses cures, après que le sujet se soit déjà passablement auto-démoli, et de façon irréversible sinon physiologiquement (cirrhose) du moins psychologiquement. Il faut aider la vertu comme on disait autrefois. Les beaux esprits n'ont qu'à se reporter à Borsalino pour essayer de comprendre ce que c'est. Je connais perso plusieurs anciens alcooliques. Ce sont des malheureux qui regrettent tant d'avoir commencé, qu'on ne saurait qu'encourager ceux qui légifèrent dans le bon sens. La faiblesse humaine a besoins de garde-fous.
Que n'a t'on fait ce genre de lois aux temps de l'absinthisme ! Combien de morts auraient été épargnés !.
Re: Politiquement correct (suite)
Publié : 12 mars 2009, 19:48
par Norcuron
amor57 a écrit :Vaste question : peut-on soigner quelqu'un contre son gré, soit qu'il refuse le diagnostic, soit qu'il refuse le traitement ? Et s'il présente des risques pour les autres (alcoolisme, maladies psychiatriques ou infectieuses ...) ?
La question a déjà été tranchée en France, et à part certaines obligations de soin ordonnées par un tribunal (et encore rares sont les poursuites si on ne s'y astreint pas) la réponse est non. Impossible d'imposer un soin à quelqu'un qui n'y consens pas. Le soignant pourrait être poursuivi et sans doute condamné. Le patient (sauf problèmes psychiatriques ou patient mineur) dispose du libre choix de ses soins, de son praticien, de l'établissement où il est soigné... ou pas soigné.
Par contre, une fois que la situation est suffisamment grave à force de laisser trainer, il est impératif de le soigner à grand frais (sinon c'est non assistance à personne en danger), et à un cout probablement plus élevé que si le problème avait été pris en charge précocement.
Grosso modo, on attend que le patient "non coopérant" soit dans le coma ou ait trop mal pour effectuer les soins...
D'autres problèmes éthiques sont classiques, par exemple il est strictement interdit de prévenir le conjoint d'un patient séropositif de la maladie de son partenaire.
Bref, liberté individuelle à fond (je suis pour) mais derrière c'est la collectivité qui paye pour les inconséquents (pas forcément pour, même si nous n'avons perdu que de l'argent et eux la santé). L'individu doit-il être responsable de sa bêtise?