La signature de l'embouteilleur
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La signature de l'embouteilleur
J'ai constaté à différentes reprises, et je ne suis sans doute pas le seul, que l'embouteilleur indépendant apposait souvent sa griffe sur le contenu de ses flacons. Il est ainsi "plus facile", à l'aveugle, de trouver l'embouteilleur que la distillerie. Les Duncan Taylor ont des caractéristiques communes, de même que les Jean Boyer, les Douglas Laing ou les Hart Brothers.
Outre le fait que certains ont des particularités de traitement (réduction, caramel), ces whiskies ont souvent une caractéristique qui les différencie d'autres embouteillages voisins (même distillerie, âge et ancienneté proches) mais surtout les rapproche de whiskies qui n'ont pas forcément un rapport en termes de production (distillerie voire région, âge et ancienneté différents).
Qu'est-ce qui fait que ces embouteillages ont quelque chose en commun ? La chaîne d'embouteillage ? Le lieu de stockage des fûts ? La sélection des fûts ? Ou autre chose ? Ou alors est-ce encore une idée préconçue ?
Outre le fait que certains ont des particularités de traitement (réduction, caramel), ces whiskies ont souvent une caractéristique qui les différencie d'autres embouteillages voisins (même distillerie, âge et ancienneté proches) mais surtout les rapproche de whiskies qui n'ont pas forcément un rapport en termes de production (distillerie voire région, âge et ancienneté différents).
Qu'est-ce qui fait que ces embouteillages ont quelque chose en commun ? La chaîne d'embouteillage ? Le lieu de stockage des fûts ? La sélection des fûts ? Ou autre chose ? Ou alors est-ce encore une idée préconçue ?
- Smokey-Kong
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Re: La signature de l'embouteilleur
Je me suis posé la même question plusieurs fois ! Il ne me semble pas que ce soit une illusion, les Cadenheads et les Douglas Laing OMC ont un air de famille indéniable aussi. Et pour moi cela reste très mystérieux... 
Re: La signature de l'embouteilleur
Probablement des goûts différents dans la sélection, des fournisseurs différents aussi donc peut être des qualités de bois et des chais d'élevage différents dès le départ de la vie des eaux-de-vies, et un ensemble de petites spécificités dans le traitement de la réduction, de la filtration et de la mise - filtres électrostatiques, filtres sur terre, sur plaques, sous azote et que sais je encore, depuis l'ordre et la rapidité des procès, l'usage ou non de pompes fortes, le type de pompe jusqu'à la qualité de l'eau utilisée, les temps d'attente, etc... Par exemple, nous n'utilisons pas de pompe pour faire la mise, notre machine à mettre en bouteille aspire le produit par une dépression à l'entrée de la machine, et quand il y a moins de 1000 litres, on met le cuvon en hauteur et le whisky tombe par gravitation dans une machine à mettre en bouteille semi automatique, ce qui est une autre façon de dire entièrement manuelle. Certains autres utilisent peut être des pompes, ou au contraire sont ils plus précautionneux que nous dans d'autres étapes du procès ? ? Toutes choses qui ont des répercussions sur le goût des eaux-de-vies, et qui, ensemble, constituent une sorte de génome de l'embouteilleur.Smokey-Kong a écrit :Je me suis posé la même question plusieurs fois ! Il ne me semble pas que ce soit une illusion, les Cadenheads et les Douglas Laing OMC ont un air de famille indéniable aussi. Et pour moi cela reste très mystérieux...
Re: La signature de l'embouteilleur
J'ai évoqué il y a peu ce sujet avec JMB à la MW car la chose m'intrigue également...
Par exemple, je retrouve dans les w embouteillés par Duncan Taylor (old) des arômes (au nez comme en bouche) de" crème de lait", un côté très doux, crémeux...enfin difficile à expliquer mais en tout cas un profil commun...
Je pense qu'il y a tout de même une "marque de fabrique" selon l'embouteilleur, mais peut-on parler de style SV ou G&M, ou Jean Boyer ?
Moi j'ai tendance à le penser, mais...
Par exemple, je retrouve dans les w embouteillés par Duncan Taylor (old) des arômes (au nez comme en bouche) de" crème de lait", un côté très doux, crémeux...enfin difficile à expliquer mais en tout cas un profil commun...
Je pense qu'il y a tout de même une "marque de fabrique" selon l'embouteilleur, mais peut-on parler de style SV ou G&M, ou Jean Boyer ?
Moi j'ai tendance à le penser, mais...
"J'ai fait un régime en ne buvant plus et en mangeant très léger ; en quinze jours, j'ai perdu deux semaines"
Joe E. Lewis
Joe E. Lewis
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canis lupus
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Re: La signature de l'embouteilleur
Sans doute un peu, mais il y a peut-être aussi un effet psychologique de l'étiquette.
Ce qui pourrait être intéressant, ce serait de confronter en blind plusieurs bouteilles de distilleries différentes mais du même embouteilleur (sans le savoir, bien sur).
Ce qui pourrait être intéressant, ce serait de confronter en blind plusieurs bouteilles de distilleries différentes mais du même embouteilleur (sans le savoir, bien sur).
- Smokey-Kong
- Maître distillateur

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Re: La signature de l'embouteilleur
Ben justement, en blind tasting le gens reconnaissent plus facilement l'embouteilleur que la distillerie ... 
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canis lupus
- Maître distillateur

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Re: La signature de l'embouteilleur
Arf, alors que moi, je ne reconnais même pas mes propres bouteilles quand c'est moi qui en organise un. 
- Smokey-Kong
- Maître distillateur

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Re: La signature de l'embouteilleur
Moi non plus, bien sûr ! Mais cela ne veut pas dire que l'on ne retrouve pas l'embouteilleur.canis lupus a écrit :Arf, alors que moi, je ne reconnais même pas mes propres bouteilles quand c'est moi qui en organise un.


