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Soirée Bowmore

Publié : 06 mars 2007, 11:23
par amor57
Ce soir-là nous étions convenus de partir à la découverte de Bowmore. Au programme des versions jeunes et des moins jeunes.
- Bowmore 8 ans, Legend, 40.0%, OB
- Bowmore 10 ans John Milroy, 46.0%, BBR
- Secret stills 4.2, 16 ans, 45.0%, GMP
- Bowmore 15 ans, Mariner, 43.0%, OB
- Bowmore 12 ans, 46.0%, Hart Brothers
- Bowmore 16 ans, natural cask strength, 51.8%, OB
- Bowmore 17 ans, 3.121 Refined barley gold, 56.9%, SMWS
- Bowmore 16 ans, Bourbon hogshead, 60.7%, Cadenhead
Du pain et des rillettes nous ont servi d'amuse-gueules et nous regrettons l'absence de David.

Chacun ayant un couple de verres, les dégustations avaient lieu deux par deux.

Nous commençons avec le Legend et le John Milroy. A la différence de tout le monde, j'ai trouvé que le John Milroy était largement supérieur au Legend jusqu'à ce que je m'aperçoive que j'avais interverti les deux verres ! Le Legend est plutôt une belle surprise.

Suivent le Secret Stills 4.2 et le Mariner : Deux bons flacons, en particulier le premier (le Secret stills) qui a l'énorme chance de ne pas ressembler à un Islay, tant il est peu tourbé. Je pense qu'on aura compris que la tourbe n'est pas ma tasse de thé et loin s'en faut.

Première pause cigarettes. D'une manière générale, je regrette la dichotomie qui s'installe entre les consommateurs et les non-consommateurs de tabac. Les fumeurs commencent un peu à m'irriter, à force de faire preuve d'un ostracisme à l'encontre des non-fumeurs en leur interdisant de participer à leurs effluves, y compris et en particulier lorsque qu'un hôte met à leur disposition un cendrier et les prie de ne pas sortir pour fumer. Peu importent les raisons. Et pourtant je suis un ex-fumeur.

Cette pause a cependant un mérite : Laurent ayant apporté un sample de Lagavulin 13 ans JWWW, nous en profitons pour le goûter : Très beau whisky mais encore moins à mon goût que les précédents Bowmore tant il est tourbé.

On reprend ensuite avec le Hart Brothers et le Natural cask Strength. Une énorme déception pour le HB qui m'avait laissé un bien meilleur souvenir lors de mes précédents essais : Cette fois-ci je l'ai trouvé pas loin de la fadeur et de la platitude. Par contre le Natural cask strength est superbe de richesse d'équilibre et de complexité.

On continue avec ce qui aurait dû être les dernières bouteilles, le SMWS et le Cadenhead. Déjà l'avant-veille, il avait été difficile de les départager. Ce soir encore : tous deux riches, fumés, avec une violette très présente, amples. Je donne finalement un léger avantage au Cadenhead qui est plus parfumé, plus fruité.

Deuxième pause cigarettes. Et les fumeurs de nous héler pour aller contempler l'éclipse de lune qui débute. Le temps étant clément, nous en profitons pour aller nous planter, le nez au ciel dans le jardin en attendant que l'éclipse soir complète. Je profite de cette demi-heure pour faire découvrir à Xavier du foie-gras cuit au four micro-ondes. Je dis aux sceptiques, adeptes de la tradition et autres orthodoxes d'attendre d'avoir goûté avant de critiquer.

Ça y est, il est 22h44 et la lune change de couleur. Nous retournons en salle de dégustation et deux échantillons que Jean nous a envoyés nous tendent les bras : Un Glenmorangie Artisan Cask et un Ardbeg Airigh Nam Beist, tous deux réduits à 46% et non filtrés à froid. Je me satisfais, pour ma part, du Glenmorangie ayant eu mon content de tourbe pour la soirée. Il n'y a pas à dire, je préfère ! Je retombe dans un univers qui me convient, plus raffiné et subtil, moins agressif et tout aussi enchanteur. Que du bonheur ! Je revis !

Nous nous séparons sur la promesse de nous retrouver prochainement autour de flacons issus des Northern Highands.

En conclusion, je ne peux pas dire que j'aie été enchanté des flacons dégustés, hormis le Glenmorangie, mais celui-ci était en marge de la dégustation. Idem pour le Lagavulin. Bref Bowmore reste toujours pour moi aussi hermétique. Non pas que je ne reconnaisse pas que les flacons sont bons, mais je n'apprécie pas ce genre de whisky. Et pourtant je suis certain qu'il existe de grandes et belles choses sortant de cette distillerie.

Mes préférés ? Le Cadenhead d'abord et ensuite le Secret Stills, le Natural Cask Strength et le SMWS au même niveau.

Publié : 06 mars 2007, 12:31
par ttn
Jolie verticale! Les peatophiles sont nombreux parmis les amateurs de malt (ça doit etre pareil dans le 57), je pense que la majorité de l'assemblée y a donc "trouvé son compte". Par contre ça doit être difficile d'aborder une dégustation, en sachant pertinemment qu'elle n'apportera pas de grands plaisirs...
Tony

Publié : 06 mars 2007, 12:32
par ttn
Au fait c'est quoi : "Refined barley gold"

Publié : 06 mars 2007, 12:52
par antoine
Je quote..

"Bien belle dégust Alain, même si tu n'affectionnes pas trop la tourbe..

Bowmore devrait être prévu pour nous après septembre.. et je ne sais pas si nous aurons des indy dans le lot..

enfin la route est encore longue d'ici là..

Va faloir qu'on se la fasse quand même un de ces jours..

Petit apparté, nous les "fumages" ont lieu après les dégusts..
Question; la cigarette n'altère t elle pas les gouts ?"

Publié : 06 mars 2007, 23:37
par amor57
ttn a écrit :Au fait c'est quoi : "Refined barley gold"
C'est le "nom" de la bouteille. Les bouteilles SMWS sont affublées d'un code (ici 3.121) assez ésotérique et pour faire passer la pilule, on y adjoint un descriptif (ici Refined barley gold). Le plus simple serait de dire que c'est de le 121E embouteillage SMWS de la distillerie 3 = Bowmore, mais il doit exister des accords entre les distilleries et l'embouteilleur.

Publié : 06 mars 2007, 23:45
par amor57
antoine a écrit :Petit apparté, nous les "fumages" ont lieu après les dégusts..
Question; la cigarette n'altère t elle pas les gouts ?"
Je n'en sais trop rien ... Lorsque je fumais, j'étais tellement habitué aux arômes de la cigarette ou du tabac que je faisais la différence entre le tout (aliment ou boisson et tabac) et la cigarette. Et lorsque j'ai arrêté de fumer, j'ai constaté que les arômes s'amplifiaient mais sans se modifier fondamentalement. Mais ... j'ai aussi constaté que l'abus de tabac entraînait une anesthésie de la langue donc des papilles gustatives donc une altération des goûts. Je n'ai constaté ceci qu'avec la pipe, le cigare et les cigarettes mentholées pas avec les cigarettes "normales".

On pourrait aussi se poser la question de l'anesthésie de la langue par l'excès d'alcool (punch à l'éthanol à 100%, bdf ou fin de soirée par exemple).

Re: Soirée Bowmore

Publié : 07 mars 2007, 00:16
par PNicolas
amor57 a écrit :Et pourtant je suis certain qu'il existe de grandes et belles choses sortant de cette distillerie.
Oui il y a de très grandes choses mais malheureusement difficilement accessible ! Les DT de 68 et 66, le Celtic heartland de 68, le SV millenium de 68, les OB des 60's sans parler du bicentenaire !!! Mais tout ça est totalement inaccessible mais pourra certainement te donner un autre point de vu de la distillerie si tu as la chance d'y tremper tes lèvres !

Dans les versions plus accèssible j'aime bien aussi le Secret Still pour son côté je bois la tasse et aussi le berry Bros pour son côté brutal, mais j'en bois très rarement !

A+

Publié : 07 mars 2007, 06:34
par laphroaig c moi
Marrant pour le Legend, mon frère a aussi beaucoup aimé une version récemment, ça confirmerait le retour de Bowmore au premier plan...

Publié : 07 mars 2007, 08:08
par ttn
Comment ça Pnicolas, tu bois le secret still "dans une tasse" :roll: :lol: :oops:
Tony

Publié : 07 mars 2007, 10:20
par PNicolas
Une mais une tasse d'eau de mer :wink:

D'ailleurs je m'en suis refais un hier soir, bon ce fût rude pour lui car je me le suis servis dans mon verre non rincé qui avait contenu mon achat du jour et le nez contenait des traces du précédent whisky donc forcement la bouche n'était pas à la hauteur !

A+

Publié : 07 mars 2007, 13:41
par amor57
PNicolas a écrit :Une mais une tasse d'eau de mer :wink:

D'ailleurs je m'en suis refais un hier soir, bon ce fût rude pour lui car je me le suis servis dans mon verre non rincé qui avait contenu mon achat du jour et le nez contenait des traces du précédent whisky donc forcement la bouche n'était pas à la hauteur !

A+
C'est comme ça qu'on commence à faire du blending !

Publié : 07 mars 2007, 14:16
par jmputz
oui, et qu'on se retrouve au whisky circus...

Publié : 07 mars 2007, 16:00
par PNicolas
Olivier n'as pas attendu les copieurs du Whisky Circus pour melanger du laphroaig 74 avec du Laphroaig 30 ans sous nos yeux orifiés !!!

A+

Publié : 07 mars 2007, 17:32
par pat gva
PNicolas a écrit :Olivier n'as pas attendu les copieurs du Whisky Circus pour melanger du laphroaig 74 avec du Laphroaig 30 ans sous nos yeux orifiés !!!

A+
Ca balance ferme :shock: :D

Publié : 07 mars 2007, 17:56
par Lafrog
J'assume. :mrgreen:

On n'a qu'une fois dans sa vie l'occasion de faire un truc comme ça.
Mais se n'était pas si idiot que ça .
Deux Laph trentenaires, vieillis en sherry, tous les deux excellents...
Fallait tenter le coup.
En revanche melanger du Secret Still 4.2 avec ton dernier Glen Grant...
Même moi je ne l'aurai pas fait.

On n'est pas des sauvages tout de même :twisted: