"Cragabus" Islay Blended Malt, 43°, vom Fass
Publié : 01 oct. 2016, 18:07
Voici un blended malt dont la composition se rapporche assez bien du Big Peat à quelques détails près. De ce que j'en ai retenu du caviste : 80% de jeune Laphroaig, 20% de "middle-aged" Ardbeg, Caol Ila, et Bowmore, et enfin, une lampée de Port Ellen juste pour rire. Extrêmement pâle en couleur, ça me conforte dans mon idée post-dégustation que l'ensemble est extrêmement jeune, probablement moins de 10 ans en moyenne. Et pourtant ...
Nez : Ultra végétal. D'une grande netteté, et en même temps primitif. Légumineux à mort : pommes de terre crasseuses, brocoli, gentiane, agave ... emballé dans une fumée sèche, terreuse, herbale. Pas le moindre boisé, ni le moindre sucre à l'horizon. Très spirit-driven, impeccable de cohérence. D'autres notes végétales deviennent plus soufrées, du genre haricots verts et cacahuètes ... voire du parmesan ? Et puis tout doucement je commence à réaliser que chaque composant apporte sa signature au tout. D'abord il y a le background de fumée sèche et de charbon du Laph, bien sûr. Mais aussi ce coté très malté, noisetté, graine de courgette des jeunes Ardbeg. En attendant encore on trouve des marqueurs typiquement Caol : la farine, le pain frais, le cumin, le bois flotté. Et pour finir, une impression de Clynelish domine, que j'ai fini par identifier comme le floral (lavande notamment) du Bowmore se mélangeant avec tout le reste. Je vous raconte pas d'histoires, c'est vraiment ce que j'en ai retiré ! Stupéfiant. Je m'en tiendrais qu'au nez, on serait à 90 voire au-dessus.
Bouche : entrée d'abord très aqueuse. Puis se réveille doucement. Terreuse aussi, lavande toujours, une impression de Clynelish "rustre". Toile de jute, chien mouillé ... Légumineux toujours : patate sous toutes ses formes, céléri, ... La tourbe est vraiment intégrée dans tout ce tableau, elle n'est pas une note "à part". Globalement saline mais on retrouve pour la première fois de la rondeur et un discret fruité : banane verte, poire pas mûre. Un bon reflet du nez, mais n'a pas la clarté totale de ce dernier.
Finale : c'est là que le bât blesse. Propre, mais très très courte, sans grande structure. Un peu de métal, comme une goute de sang. Un léger retour du floral sous forme de guimauve.
In fine : Il y a de grosses raisons de croire que Serge aimerait. C'est complexe, totalement spirit-driven, mais aussi et surtout c'est assemblé très intelligemment de sorte qu'on puisse reconnaitre un peu tout. Un malt très "dissécable" autrement dit. Cela assume sa jeunesse de la meilleure manière. Avec une bouche plus dynamique et plus corpulente, ainsi qu'une vraie finale, on éclaterait allègrement le plafond des 90. J'ai quand même l'impression d'aimer ça plus que ce que je ne devrais. 86/100
Nez : Ultra végétal. D'une grande netteté, et en même temps primitif. Légumineux à mort : pommes de terre crasseuses, brocoli, gentiane, agave ... emballé dans une fumée sèche, terreuse, herbale. Pas le moindre boisé, ni le moindre sucre à l'horizon. Très spirit-driven, impeccable de cohérence. D'autres notes végétales deviennent plus soufrées, du genre haricots verts et cacahuètes ... voire du parmesan ? Et puis tout doucement je commence à réaliser que chaque composant apporte sa signature au tout. D'abord il y a le background de fumée sèche et de charbon du Laph, bien sûr. Mais aussi ce coté très malté, noisetté, graine de courgette des jeunes Ardbeg. En attendant encore on trouve des marqueurs typiquement Caol : la farine, le pain frais, le cumin, le bois flotté. Et pour finir, une impression de Clynelish domine, que j'ai fini par identifier comme le floral (lavande notamment) du Bowmore se mélangeant avec tout le reste. Je vous raconte pas d'histoires, c'est vraiment ce que j'en ai retiré ! Stupéfiant. Je m'en tiendrais qu'au nez, on serait à 90 voire au-dessus.
Bouche : entrée d'abord très aqueuse. Puis se réveille doucement. Terreuse aussi, lavande toujours, une impression de Clynelish "rustre". Toile de jute, chien mouillé ... Légumineux toujours : patate sous toutes ses formes, céléri, ... La tourbe est vraiment intégrée dans tout ce tableau, elle n'est pas une note "à part". Globalement saline mais on retrouve pour la première fois de la rondeur et un discret fruité : banane verte, poire pas mûre. Un bon reflet du nez, mais n'a pas la clarté totale de ce dernier.
Finale : c'est là que le bât blesse. Propre, mais très très courte, sans grande structure. Un peu de métal, comme une goute de sang. Un léger retour du floral sous forme de guimauve.
In fine : Il y a de grosses raisons de croire que Serge aimerait. C'est complexe, totalement spirit-driven, mais aussi et surtout c'est assemblé très intelligemment de sorte qu'on puisse reconnaitre un peu tout. Un malt très "dissécable" autrement dit. Cela assume sa jeunesse de la meilleure manière. Avec une bouche plus dynamique et plus corpulente, ainsi qu'une vraie finale, on éclaterait allègrement le plafond des 90. J'ai quand même l'impression d'aimer ça plus que ce que je ne devrais. 86/100