Je joue le jeu du bar, le whisky of the week: cette fois-ci un Old Pulteney 12ans 40° OB... sympa, sans plus, nez et bouche agréables, finale mollassone. Bon, ça reste du Old Pulteney bien crémeux, une petite bouteille sans prétention séduisante en apéro léger. J'aime bien cette distillerie, content de goûter cette version classique et basique.
Après, on passe aux choses sérieuses. Petit coup d'oeil aux nouvelles bouteilles ou aux choses qui me narguent depuis qq temps: Hugues part sur le Clynelish 14ans 46° (belle couleur!), un Brora 1982/1999 40° G&M pour un autre ami et je tombe dans un coin sur une magnifique bouteille: tiens un Tomintoul, enfin pas le moindre, 1973 31ans 46° Murray McDavid Mission IV (bourbon)
Bon, le Brora je le connais et le reconnais tout de suite, j'aime beaucoup son nez, la bouche est riche mais manque un peu de force... pourquoi 40°???
Le Clynelish 14ans est un cran au-dessus en force mais pas forcément en richesse, belle finale: dur de départager les deux, deux expressions efficaces. Il manque un petit qq chose à ses deux bouteilles, mais c'est déjà un grand plaisir d'y tremper ses lèvres ;)
Bon, j'en arrive au Tomintoul, distillerie que je ne connais que de nom
Nez: comment dire, en fait y en a au départ deux! Un léger, proche d'un vin blanc (Riesling?), très fuité (poire) et végétal, fin et complexe, puis en s'y plongeant à fond on retrouve de la force épicé. Magnifique! Après qq minutes le nez s'harmonise, moins surprenant et plus sec mais encore très bon ;)
Bouche: très belle attaque, bouche très expressive, j'étais vraiment sur un Highland, un poil de fumé... arf j'ai pas pris de note :? frais... avec le temps, ça évolue pas mal, pour revenir sur le Speyside classique et épicé. On y perd un peu sur la finale, mais elle est très fine et vraiment complexe.
Les résidus secs dans le verre, c'est on ne peut plus Speyside.
C'est déjà du 'papy' avec ses 31ans, tout en finesse mais les épices lui donnent une belle vigueur, le premier nez est vraiment génial de chez génial.
Si vous passez dans le quartier, je ne saurais trop vous le conseiller tout comme le Benriach 1968 qui est aussi à 15€ le verre, c'est pas abusé ;)
Alors, bol d'air pur ou cocktail de fruits exotiques?
Après, petit draming, Scapa 1993 45° G&M single cask pour Hugues et Caol Ila 1994 /2005 Port Finish 46° SV. Premier point: le Scapa, faut le goûter, c'est très bon.
Revenons au Caol Ila:
Nez: c'est bien un Caol Ila, comme je les aime, avec un poil de quelques chose qui enrobe et diminue son caractère, du fruit rouge... pas mon préféré mais pas mal quand même. Ca évolue de plus en plus sur le fruit après.
Bouche: attaque Caol Ila comme je les aime, puis ça reste assez fort avec des notes sournoises de fruits rouges... qui atomisent le goût du Caol Ila d'un coup: zut! Laissons-le s'ouvrir: gagne en homogénéité, plus gourmand, et sur la fin du verre on est proche de l'anis, avec une pointe de persil?! La finale manque un peu de punch et de longueur quand même.
Un Caol Ila tout doux à boire au soleil, peut-être un peu frais. Je préfère nettement chez SV le 1990 46°, un poil moins cher aussi.
Très bonne soirée donc!



