Verticale Talisker
Publié : 10 avr. 2006, 11:28
Une bien bonne petite soirée placée sous le signe de "La bête de Skye"!
Qui hélas n'a pu concerner qu'Antoine et moi vu les doses assez petites de samples que nous avions.
Antoine publiera certainement très bientôt nos commentaires de dégusts, c'était aussi l'occasion de tester un nouveau système plus complet de notes que nous avons essayé d'affiner.
En attendant, assez briévèment car je ne me souviens plus de mes notes précises, voici mes impressions générales, du meilleur au moins bon (avec peut-être une ou deux petites erreurs de millésime ou degré par ci par là):
1) Talisker 20 ans 1981 sherry - 62° et 25 ans -env. 58°:
Les deux monstres de la soirée, vraiment excellents et époustouflants.
L'alliance Talisker-sherry est une belle réussite, quand au 25 ans mélant a priori bourbon et sherry, c'est un peu un juste milieu entre les 2 versions 20 ans, et je l'ai trouvé plus équilibré et goûteux que le 20 ans bourbon.
2) Talisker 20 ans 1982 bourbon et 10 ans 45,8°:
J'ai autant aimé l'un que l'autre, car à mon avis le seul regret véritable que j'ai avec les Talisker âgés (à partir du 18 ans) c'est qu'ils perdent un peu trop leur caractère maritime iodé/salin/poivré.
Caractéristiques que j'ai avec joie retrouvées dans le 10 ans std (alors que lors de mes 2 ou 3 derniers drams courant 2005/2006 j'avais l'impression qu'elles s'étaient un peu évanouies au profit hélas de notes plus agrumiques/acides) qui a vraiment été un super "starter" de la soirée.
Le 20 ans bourbon est bon (attention il ne s'agissait pas des bouteilles neuves qu'Antoine et moi nous sommes récemment achetées moitié prix en Espagne, mais d'un sample que nous avons reçu il y a plus de 6 mois... donc may be little difference...), assez harmonieux bien que clairement puissant et alcooleux, mais pour moi les notes maritimes sont un peu trop discrètes un peu comme prises dans un petit ressac.
3) Talisker 18 ans:
Bien en perte d'arômes forts et riches depuis mon ouverture de cette bouteille datant de bientôt 1 an... pas mauvais mais, bon, un peu comme "entre deux maturations", en tout cas je lui préfère désormais le 10 ans plus expressif.
4) Talisker 1991 Distillers (amoroso sherry):
Décidément je n'accroche toujours pas à cette finition qui donne un aspect trop étrange pour moi au caractère originel du Talisker, le résultat n'est pas mauvais, certaines gorgées sont même parfois très goûteuses et gourmandes, mais l'impression générale ne me convient tout simplement pas des masses, contrairement par exemple au Laga Distillers que j'adore...
Bref, une super petite soirée avec une verticale qui ne nous a pas laissés indifférents (n'est-ce pas Valérie ?? ;)
Et puis tant que j'y pense, merci à Serge pour le "super bonus" de la soirée qui nous a littéralement espantés par sa puissance et surtout son époustouflante rectitude tourbée/fumée/bitumée/herbacée : je parle de l'Ardbeg 1974 dont Antoine donnera probablement aussi sous peu nos détails de dégust.
Cela faisait lgtps qu'un whisky n'avais pas évoqué en moi autant d'images métaphoriques lourdes d'évocations, comme un "pingouin échoué sur un amas de varech", ou encore une "mouette engluée dans une nappe de pétrole" !...
Sensations fortes garanties, seule petite chose qui nous a un peu déçus à Antoine et moi: un certain manque de complexité/variations arômatiques.
On croirait avoir affaire à un whisky distillé à l'âge de Cro Magnon, dont on aurait récemment découvert les fûts recouverts pour moitié de pétrôle et pour moitié de varech...
A déguster plutôt légèrement frais, voire avec un petit filet d'eau!
Steph
Qui hélas n'a pu concerner qu'Antoine et moi vu les doses assez petites de samples que nous avions.
Antoine publiera certainement très bientôt nos commentaires de dégusts, c'était aussi l'occasion de tester un nouveau système plus complet de notes que nous avons essayé d'affiner.
En attendant, assez briévèment car je ne me souviens plus de mes notes précises, voici mes impressions générales, du meilleur au moins bon (avec peut-être une ou deux petites erreurs de millésime ou degré par ci par là):
1) Talisker 20 ans 1981 sherry - 62° et 25 ans -env. 58°:
Les deux monstres de la soirée, vraiment excellents et époustouflants.
L'alliance Talisker-sherry est une belle réussite, quand au 25 ans mélant a priori bourbon et sherry, c'est un peu un juste milieu entre les 2 versions 20 ans, et je l'ai trouvé plus équilibré et goûteux que le 20 ans bourbon.
2) Talisker 20 ans 1982 bourbon et 10 ans 45,8°:
J'ai autant aimé l'un que l'autre, car à mon avis le seul regret véritable que j'ai avec les Talisker âgés (à partir du 18 ans) c'est qu'ils perdent un peu trop leur caractère maritime iodé/salin/poivré.
Caractéristiques que j'ai avec joie retrouvées dans le 10 ans std (alors que lors de mes 2 ou 3 derniers drams courant 2005/2006 j'avais l'impression qu'elles s'étaient un peu évanouies au profit hélas de notes plus agrumiques/acides) qui a vraiment été un super "starter" de la soirée.
Le 20 ans bourbon est bon (attention il ne s'agissait pas des bouteilles neuves qu'Antoine et moi nous sommes récemment achetées moitié prix en Espagne, mais d'un sample que nous avons reçu il y a plus de 6 mois... donc may be little difference...), assez harmonieux bien que clairement puissant et alcooleux, mais pour moi les notes maritimes sont un peu trop discrètes un peu comme prises dans un petit ressac.
3) Talisker 18 ans:
Bien en perte d'arômes forts et riches depuis mon ouverture de cette bouteille datant de bientôt 1 an... pas mauvais mais, bon, un peu comme "entre deux maturations", en tout cas je lui préfère désormais le 10 ans plus expressif.
4) Talisker 1991 Distillers (amoroso sherry):
Décidément je n'accroche toujours pas à cette finition qui donne un aspect trop étrange pour moi au caractère originel du Talisker, le résultat n'est pas mauvais, certaines gorgées sont même parfois très goûteuses et gourmandes, mais l'impression générale ne me convient tout simplement pas des masses, contrairement par exemple au Laga Distillers que j'adore...
Bref, une super petite soirée avec une verticale qui ne nous a pas laissés indifférents (n'est-ce pas Valérie ?? ;)
Et puis tant que j'y pense, merci à Serge pour le "super bonus" de la soirée qui nous a littéralement espantés par sa puissance et surtout son époustouflante rectitude tourbée/fumée/bitumée/herbacée : je parle de l'Ardbeg 1974 dont Antoine donnera probablement aussi sous peu nos détails de dégust.
Cela faisait lgtps qu'un whisky n'avais pas évoqué en moi autant d'images métaphoriques lourdes d'évocations, comme un "pingouin échoué sur un amas de varech", ou encore une "mouette engluée dans une nappe de pétrole" !...
Sensations fortes garanties, seule petite chose qui nous a un peu déçus à Antoine et moi: un certain manque de complexité/variations arômatiques.
On croirait avoir affaire à un whisky distillé à l'âge de Cro Magnon, dont on aurait récemment découvert les fûts recouverts pour moitié de pétrôle et pour moitié de varech...
A déguster plutôt légèrement frais, voire avec un petit filet d'eau!
Steph