Pour commencer, Scapa 1993-2005 G&M single cask, chocolat et, heu, eucalyptus et romarin, un peu de miel aussi, très bonne mise en bouche.
On descend d'un cran avec le Benrinnes 15 ans 43% OB (Flora et Fauna ?), caramel, peau de banane et épices, simple et fuyant en finale.
Le duel de la soirée avant de passer aux tourbés :
Glen Grant 1969-2004 Berry Bros single sherry 46% (et non small batch comme indiqué sur le site de LMDW) : voilà ce que j'aime en matière de sherry cask, c'est très 'droit', le sherry est bien présent mais pas envahissant, des fruits exotiques (ananas ?), du rhum au bout de quelques minutes, en bouche de la confiture d'oranges et du charbon. En finale le sherry est très présent, vraiment on est à la limite de ce que j'aime en la matière mais du bon côté de la limite. A 98 € pour un 34-35 ans faites-vous plaisir.
Inchgower Adelphi 19 ans 60,7% 1985 : chocolat, cacahuète grillée. Comme une odeur de renfermé/moisi mais pas désagréable du tout. A l'aération, alcool de mirabelle et lavande. La bouche est bien puissante et gourmande, avec une remarquable évolution dans le sucré-salé : sucré-chocolaté à l'attaque, puis amande salée qui arrive comme une vague sans être asséchante du tout. Moins complexe et 'classe' que le Glen Grant mais plus gourmand, un petit coup de coeur pour moi.
Si je devais résumer d'une phrase la confrontation de ces deux whiskies : le Glen Grant c'est celui que vous êtes fier de partager avec vos invités, l'Inchgower c'est celui que vous préférez garder pour vous
On passe aux tourbés :
Caol Ila 15 ans 1990 SV 46% hogshead, le chouchou de Coco : bon à partir de là je fouille dans ma mémoire parce que j'ai plus pris de notes. En bref un très bon Caol Ila, simple et gourmand, amical comme dirait Marc mais moi je préfère sympathique
Talisker 18 ans officiel, bon eh bien je continue à ne pas comprendre ce que lui reprochent ses détracteurs, bon c'est sûr peut-être en attendions-nous trop quand il est sorti, on s'imaginait un truc fantastique et ce n'est pas le cas, mais ça reste pour mois un whisky d'un super équilibre, les agrumes puis la vague de fumée, pas un mammouth mais tout en finesse sans pour autant être trop léger. Peut-être un p'tit poil en-dessous du Caol Ila, et encore.
Ardmore 1994 11 ans Single malts of Scotland 60,8% 'heavily peated' paraît-il. Au nez au début on ne sent presque pas la tourbe, il y a un côté métallique, assez jeune et pas super agréable, on sent que c'est fort en alcool. Je n'avais pas dit aux autres ce que c'était et tous pensaient à un truc très jeune, moins de 10 ans. A l'aération c'est un peu mieux mais on reste dans le pas top. La bouche par contre est très nettement au-dessus, la tourbe est bien présente mais très fondue dans les fruits, c'est très gourmand, là aussi un goût de reviens-y pour moi. Bon je venais d'ouvrir la bouteille, je pense qu'avec l'oxydation et en lui ajoutant quelques gouttes d'eau lors de ma prochaine dégust le nez va s'ouvrir, un tel écart nez-bouche ne peut pas subsister bien longtemps. Surtout quand je vois les notes de Serge :
. En tout cas félicitations à Sacha et Coco qui ne sont pas partis sur un Islay et ont démasqué un Ardmore.whiskyfun a écrit :Nose: wow, lots of peat in there! I’ve had many rather peaty Admores but this one is the peatiest ever. Very, very vegetal and grassy, even mineral. Quite some diesel oil, fusel oil, coal… Freshly cut grass… Gets then very smoky, and then there’s these notes of gunflint, wet calcareous stone. Notes of citrus fruits (mostly grapefruits), a little dill, wild carrots, wet hay… Something of the old Broras, even if, of course, it’s less complex. Ardmore never fails to amaze me!
Lagavulin 25 ans 57,2%, très bon whisky, bel équilibre, bon là je n'ai plus trop les détails en mémoire, par contre pour le rapport Q/P vous repasserez.
Le Port Ellen 1978 OB 2nd release qui le suit est pour moi un cran au-dessus en qualité et deux crans en-dessous niveau prix. Vraiment toujours aussi excellent, c'est lui qui l'avait emporté dans notre mini-verticale Port Ellen il y a quelques mois avec Sacha, on l'avait trouvé au-dessus du 22 ans rare malt.
Et pour finir un bourbon, alors là je suis le seul pour qui il est bien passé, les autres ont fait un rejet, ce qui confirme que whisky et bourbon ne font pas bon ménage (ou alors j'ai passé la soirée avec des handicapés du palais ?). C'était le Noah's Mill (ou Moulin de Noé, copyright Benoît), dont on a eu du mal à déterminer l'âge parce que c'est difficile de voir si c'est un 8 ou un 9, donc mis en bouteilles en 2005 mais distillé en 80 ou 90 ? Bon 25 ans pour un bourbon ça paraît très vieux mais sur le site de LMDW il est écrit que la distillerie a fermé dans les années 80... En tout cas il a un petit côté vernis mais vraiment pas trop présent, un 'vernis de vernis'
Voilà, bon finalement j'ai été plutôt long, merci encore Coco et Marc our votre accueil 'parfumé' et vivement la prochaine.
