Brora 1972 (29 ans) - Douglas Laing - Platinum II - 59,5°
Publié : 27 janv. 2006, 09:43
****(*)
Mon petit tour de mes samples continue, avec un nouveau blind tasting hier soir, encore une fois très riche en émotions!
Nez : Tourbé/viandé, épicé, assez piquant voire agressif. Vanillé et gourmand aussi, il devient de plus en plus riche, puissant et complexe avec l'aération, avec cette dominante tourbée/iodée voire médicinale. Redoutablement aiguisé, intensément arômatique et attractif, comme le regard hypnotisant d'un fauve prêt à se jeter sur vous. Semble désigner un Islay de la plus pure souche.
Bouche : La première gorgée me fait frissonner et presque tousser tellement elle rugit de puissance tourbée, épicée/saline et médicinale... Un pur sang s'annonce haut et fort!
L'attaque est vraiment formidable et typée: on croirait boire un bol d'eau-de-mer dans lequel on aurait versé plusieurs poignées d'épices (gingembre) et deux ou trois Kubor à la viande. Intensément brûlant et relevé pendant de nombreuses secondes.
Le corps n'est pas très dense ni gras, mais plutôt fluide. Au fur et à mesure, arrivent des notes boisées, herbacées doucement amères, cacaotées, sur fond intense et presque trop acide d'agrumes (orange et citron pressés).
L'alcool est très présent, sa morsure brûlante ne laisse aucun doute sur sa nature brut de fût, mais néanmoins bien équilibré et l'on peut parvenir à déguster ce dram sans ajouter d'eau bien que parfois la tentation soit forte.
La finale est interminable, chaleureuse et appaisante une fois la brûlure passée.
Riche et puissant, mature mais aussi très vif, délicieux et complexe ; un poil d'agressivité un peu astringente et surtout un peu acide le privent de ma note ultime, mais c'est vraiment un malt excellentissime, pour se réchauffer en une nanoseconde lors d'une soirée glaciale hivernale. On pourrait en boire jusqu'au bout de la nuit, quand bien même on aurait les papilles annihilées, la gorge brûlée et l'estomac dissous!
Il m'évoque un Lagavulin Distillers version brut de fût, ou mon Port Ellen 2nd release en plus tourbé/salin/épicé.
En fin de dégust, je me rends compte qu'il s'agit donc d'un Brora Platinum, et là je me dis que j'ai encore bien été bluffé.
Je n'ai jamais goûté de Brora aussi puissamment tourbé/salé/épicé ; a priori c'est une typicité du début des années 70, et qui a pris fin dans les embouteillages plus récents... quel dommage...
Stéphane
Mon petit tour de mes samples continue, avec un nouveau blind tasting hier soir, encore une fois très riche en émotions!
Nez : Tourbé/viandé, épicé, assez piquant voire agressif. Vanillé et gourmand aussi, il devient de plus en plus riche, puissant et complexe avec l'aération, avec cette dominante tourbée/iodée voire médicinale. Redoutablement aiguisé, intensément arômatique et attractif, comme le regard hypnotisant d'un fauve prêt à se jeter sur vous. Semble désigner un Islay de la plus pure souche.
Bouche : La première gorgée me fait frissonner et presque tousser tellement elle rugit de puissance tourbée, épicée/saline et médicinale... Un pur sang s'annonce haut et fort!
L'attaque est vraiment formidable et typée: on croirait boire un bol d'eau-de-mer dans lequel on aurait versé plusieurs poignées d'épices (gingembre) et deux ou trois Kubor à la viande. Intensément brûlant et relevé pendant de nombreuses secondes.
Le corps n'est pas très dense ni gras, mais plutôt fluide. Au fur et à mesure, arrivent des notes boisées, herbacées doucement amères, cacaotées, sur fond intense et presque trop acide d'agrumes (orange et citron pressés).
L'alcool est très présent, sa morsure brûlante ne laisse aucun doute sur sa nature brut de fût, mais néanmoins bien équilibré et l'on peut parvenir à déguster ce dram sans ajouter d'eau bien que parfois la tentation soit forte.
La finale est interminable, chaleureuse et appaisante une fois la brûlure passée.
Riche et puissant, mature mais aussi très vif, délicieux et complexe ; un poil d'agressivité un peu astringente et surtout un peu acide le privent de ma note ultime, mais c'est vraiment un malt excellentissime, pour se réchauffer en une nanoseconde lors d'une soirée glaciale hivernale. On pourrait en boire jusqu'au bout de la nuit, quand bien même on aurait les papilles annihilées, la gorge brûlée et l'estomac dissous!
Il m'évoque un Lagavulin Distillers version brut de fût, ou mon Port Ellen 2nd release en plus tourbé/salin/épicé.
En fin de dégust, je me rends compte qu'il s'agit donc d'un Brora Platinum, et là je me dis que j'ai encore bien été bluffé.
Je n'ai jamais goûté de Brora aussi puissamment tourbé/salé/épicé ; a priori c'est une typicité du début des années 70, et qui a pris fin dans les embouteillages plus récents... quel dommage...
Stéphane