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Choisir son brut de fût...

Publié : 06 janv. 2006, 08:53
par laphroaig c moi
Une question qui me taraude depuis longtemps... Quand on veut acheter un whisky brut de fût et qu'il existe différents fûts avec différents voltages (voir les Laphroaig CS à LMDW en ce moment par exemple), à moins de savoir que l'un des fûts est meilleur que les autres, comment faire son choix ? Personnellement j'aurais tendance à aller vers le degré d'alcool le plus bas, le raisonnement étant que la chaleur de l'alcool sera moins présente pour une concentration aromatique à priori identique, et une quantité d'eau moins importante sera nécessaire pour le réduire à environ 46%, donc une dilution moins importante. Bon ça peut paraître anecdotique mais si vous regardez par exemple les Ledaig, entre deux versions SV CS 1974, il y a près de 7 degrés d'écart, donc je pense que ça peut jouer, si je devais en choisir un je prendrais clairement celui à 48% et quelques. Ca vous paraît vaseux comme théorie ?

Re: Choisir son brut de fût...

Publié : 06 janv. 2006, 09:27
par RX21
Coté brut de fût et pour les collectionneurs, en passant hier soir au LAVINIA de la Madeleine, j'ai trouvé dans la collection RARE MALTS du Coleburn 1979 21a 60° à 86€ et du Teaninich 1972 27a à 86,5€ soit une réduction de 20% / prix normal ...

Publié : 06 janv. 2006, 09:32
par antoine
Et ben moi pas , cela me parait pas vaseux..
par contre j'ai une info d'un embouteilleur/finisseurs/distillateur pour revenir sur le CS...cela ne voudrait pas dire que le degrè soit directement sorti du fût, mais aurait quand même une petite réduction, qui resterait proche de la sortie du fût, mais dilué un peu quand même.

Dixit, certains bowmore cs, toujours à 56° quoi qu'il arrive !!!!!!

Cela pour revenir aux différents voltage des bouteilles, peut être le rapport/qualité/degré a déjà été fait, et plus de réduction ne "servirai" pas la bouteille.
Maintenant 7 degrè, il y a plus de perte sur l'un c'est sur, mais pas sur du tout que de réduire le plus haut au niveau du plus bas, amène à à peu près la même chose.., mais par contre je suis adepte pour les vieilles versions, de prendre le plus alcoolisé, si l'on veux diluer un peu le breuvage, pour avoir moins de risque de "tuer" le whisky, si jamais il ne supporte pas trop l'eau..

Pour ta question, si je prends le 48°, c'est sur que je ne rajouterai pas une goutte d'eau dedans..

Publié : 06 janv. 2006, 10:58
par Stephane
Pour moi, l'univers des bruts de fûts est plein de surprises et de contrastes.

Sont-ils réduits un peu, beaucoup, pas du tout ?...
sont-ils filtrés un peu, beaucoup, pas du tout ?...

comme nous en avons déjà récemment parlé, il y a tellement d'étiquettes et de "sigles" différents aujourd'hui, qu'en fin de compte on ne sait jamais à 100% ce que l'on boit.

pour ma part, plus ça va, moins je me fixe d'a priori sur le degré.

Cette semaine, je me suis pris un dram de mon Mortlach 1970 G&MP.
Bien que titrant à peine 40°, et étant certes un peu dilué et mince avec une assez courte finale,cela ne l'empêche pas de déployer de superbes arômes évolués et délicieux.

A l'opposé J'ai également regoûté mon Arran Château Margaux à 65°! et celle fois la puissance et l'agressivité alcoolique sont très bien passées, l'oxygénation lui a apparemment fait un grand bien et je me suis régalé. Tout juste si j'ai pensé à ajouter pour mes dernières gorgées qqes gouttes d'eau pour voir ce que cela provoquait, alors que lors de mon premier dram, il me semblait nécessaire d'y ajouter un bon filet d'eau.

Egalement redégusté ces derniers jours le Clynelish SFTC donc, à 58,3°, et comme je le disais, la aussi l'équilibre alcoolique est superbe, il se boit sans pb en déployant énormément d'arômes, et là aussi je n'ai ajouté sur la fin qqes gouttes d'eau juste pour voir la différence que cela provoquait.

Par contre il m'arrive parfois de frissonner, d'avoir la gorge qui pique, l'oesophage qui brûle, et de me sentir vraiment agressé avec certains bdf titrant tout juste 50°, voire de "simples" 46° !

du coup je sens que le "poids" du degré importe de moins en moins dans mes choix.
Jusqu'à présent j'avais tendance à penser que 50° pourrait être un juste milieu très intéressant pour les single malts, mais les comportements si différents que j'ai observés sur des bouteilles titrant entre 40 et 65° font que je me détache petit à petit de cette notion de voltage.

Stéphane

Publié : 06 janv. 2006, 12:28
par lexus
Pareil que Stephane, je ne re garde plus tellement le degré. Même si j'avais aussi tendance à penser que le degré idéal était proche de 50°.

Publié : 06 janv. 2006, 14:32
par Serge
Hyper intéressant !
Il se dit qu'à age égal, les fûts dont le degré est le plus bas sont les meilleurs, les plus subtils et les plus équilibrés. En général, ce sont ceux qui ont été vieillis dans des atmosphères fraîches et humides (comme par exemple sur Islay, près du sol). En revanche, lorsque les fûts vieillissent au chaud (sous les plafonds, ou par exemple pour les bourbons) le degré peut même monter car c'est l'eau qui s'évapore plus que l'acool.
Attention, la notion de 'cask strength' n'est pas réglementée. En général ça revient à l'ancienne appellation 'full strength' ou 100°proof. Oui ils sont souvent un peu réduits à l'eau, à la différence des 'natural cask strength' qui devraient être effectivement au degré du fût mais je n'en suis pas si sûr. Par exemple pour les larges assemblages comme le laphroaig 10 ans CS, qui est un 'natural cask strength', je me demande si l'ajustement du degré final par calcul de la moyenne des degrés naturels de chaque fût qui vont composer le vatting est vraiment possible techniquement...

Publié : 06 janv. 2006, 14:56
par Skyisblue
Dans une interview d'Andrew Sygminton que je ne retrouve plus, il indique que le whisky après filtration (laquelle? je ne sais pas) peu perdre jusqu'à 1° d'alcool. Il évoquait je crois la possibilité de réduire les CS pour etre en accord avec l'étiquette imprimée avant embouteillage. Sans oublier que pour le calcul des taxes, c'est peut-etre plus facile de savoir avant le degré.

Publié : 06 janv. 2006, 17:29
par laphroaig c moi
antoine a écrit :Maintenant 7 degrè, il y a plus de perte sur l'un c'est sur, mais pas sur du tout que de réduire le plus haut au niveau du plus bas, amène à à peu près la même chose..
Oui c'est ce que je voulais dire, je suis même certain que c'est très différent, celui qui est descendu naturellement à 48 doit être nettement meilleur que celui qui doit être réduit pour atteindre le même degré.
antoine a écrit :mais par contre je suis adepte pour les vieilles versions, de prendre le plus alcoolisé, si l'on veux diluer un peu le breuvage, pour avoir moins de risque de "tuer" le whisky, si jamais il ne supporte pas trop l'eau..
Ben ça dépend du degré, entre 48 et 55 je prends 48, entre 46 et 41 je prends plutôt 46, c'est sûr.

Serge a écrit :le degré peut même monter car c'est l'eau qui s'évapore plus que l'acool
Oui JMB m'avait parlé de ce phénomène pour un bourbon, +3% :shock: . Parfait comme désinfectant...

Publié : 06 janv. 2006, 17:35
par antoine
idem Laphroaig, cela dépend du degré.....de final