Mauve a écrit :
C'est vrai que le boulot de Velier est incroyable, c'est justement cette qualité ( associée à une transparence incroyable sur le produit), qui m'a fait franchir le cap des rhums " premium " , je me voyais en effet mal mettre plus de 100€ dans un solera, qui bien que bon, serait opaque dans sa composition et sur le blend qui a été fait.
Tout à fait d'accord.
En fait j'ai redécouvert le travail de Velier récemment (avec effet collatéral massif au niveau du porte-monnaie

).
Et pour Daniele, de la maison Velier qui était au salon du rhum et en charge de la boutique éphémère à Paris, le mot "Soléra" sonne juste comme une excuse du nombre qu'il y a en général à côté.
La méthode même fait que rien n'est plus opaque. Un fameux "Solera 23" ne dit rien sur la signification du 23, et s'il est question de rhum de 23 ans d'âge, de la part du dit rhum dans le résultat final. Le mieux est lorsqu'il n'y a pas de chiffre à côté, cela dé-mythifie le produit.
Un "Santa Teresa 1796 Ron Antiguo Solera" (rhum du Venezuela) ne dit pas grand chose sur l'âge, la taille ou le pas de la Soléra utilisé. Il n'y a alors plus qu'à apprécier le dit rhum ou pas.
Sans forcément aller trop loin dans la polémique, le "XO" ou le "VSOP" d'un rhum des antilles françaises offre lui aussi un certain niveau d'opacité : on sait qu'il s'agit d'un blend dans une tranche d'âge plus ou moins définie, mais sans donner la composition exacte.
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