Ce samedi, réception d'une commande attendue, d'autant plus que j'ai mis un temps interminable à la conclure. Joie aussi de pouvoir par la même occasion de renouer des relations commerciales avec un caviste éminemment talentueux et méritant, qui a beaucoup fait pour ce forum (et pour le witch), pour beaucoup de ses membres (essentiellement franciliens, mais pas que) et qui m'a tout simplement appris beaucoup, et a aussi été à l'origine d'une quantité pas du tout négligeable de ma collection: Régis, des Caves de La Halle (et précédemment des célèbres Caves de Bécon).
Commande qui m'a également permis de renouer avec un non moins talentueux embouteilleur français, et qui lui aussi à grandement contribué à l’essor et au développement de ce forum (et lui aussi pour le witch) et à l'éducation maltesque de nombre d'entres nous Jean Marie (aka Bottler), boss de Jean Boyer.
Tristesse aussi de constater à quel point ces deux hauts personnages ont été oubliés par la majeur partie des membres de ce forum.
Bref, voilà l'élue du jour:

Avec une boîte de C&S Cool (pour les whiskys et autres alcools distillés), et une autre de C&S Arôme Up Fruity (pour vins et bières).
Livraison très rapide (commande conclue le mardi, réception du colis le samedi) et emballage à l'épreuve des séismes, raz-de-marée et autres conflits nucléaires, voire même de postiers/manutentionnaires/transporteurs indélicats (mais bon, là, je m'avance peut-être un peu). Bon, faut juste que j'appelle les encombrants pour évacuer l'océan de chips en polystyrènes.
Ouverture de la bouteille quelques heures après réception, donc pas dans les meilleures conditions de repos du whisky.
La robe est déjà très prometteuse et digne de ce qu'on peut attendre d'un sherry cask.
Le premier nez est tout de suite sur le chocolat au lait, le café au lait, un peu de pralin, de l'amande.
Puis viennent des notes fruits secs, de la pistache, du café. Bien plus tard, viennent de notes de fruits (raisins, pruneaux, voire abricots secs, ...).
Un nez en constante évolution, qui ne faiblit jamais, mais en même temps, dont la puissance semble perpétuellement contenue, comme écrêtée.
Son seul défaut, si encore on peu appeler ça comme ça, c'est que ce nez donne envie d'en avoir plus.
En bouche, On commence sur des notes semblables au nez, mais là encore, on a envie de plus de punch dans l'expressivité ... sans pour autant avoir l'impression de surdillution. Puis vient le deuxième effet kiss cool, avec une sacrée vague d'épice, qui va vers le piquant, mais sans jamais aller jusque-là. C'est vraiment très surprenant, et il faut du temps pour se rendre compte qu'on apprécie ce phénomène.La finale est du même tonneau, pleine d'épices, longue et puissante, mais toujours extrêmement policée, maîtrisée.
En fait, ce whisky développe son maximum de puissance dans le retour de bouche, la finale et la rétro-olfaction.
Beaucoup de personnalité, d'équilibre, d'évolution, de complexité et juste ce qu'il faut de fondu pour ne pas trop mêler les arômes et saveurs.
On se dit qu'on aurait juste aimé plus de puissance tout en se demandant si ça n'aurait pas pour principal résultat de détruire l'équilibre et l'harmonie d'ensemble.
Et puis, un Linkwood qui n'est pas envahi par le bois, c'est déjà un exploit rare. A fortiori quant celui-ci est dilué.
S'il fallait trouver des éléments de comparaison, je le situerais quelque part entre le Glenfarclas OB 17yo et sont grand frère 21yo.
Mais plus encore, par son équilibre, sa maîtrise et sa puissance contenue, c'est de l'école japonaise que je le rapprocherais. N'y aurait-il pas du Yamazaki 18yo ou du Karuizawa Asama la-dedans ?
Là comme-ça, ça vaut au moins du 88-89/100. Et quand on connait le potentiel d'évolution de ce genre de profil, ça promet.