Pour en revenir au sujet de ce topic, ce fut effectivement une superbe 3/4 de journée.
Déjà, heureux prémice, j'ai réussi pour une fois à arriver au rdv légèrement en avance, pour me rendre compte tardivement que celui-ci avait été repoussé de plus d'une heure. Heureusement pour moi, Benoit est venu à ma rescousse pour faire passer le temps. Ca m'a permis également de mettre les pieds dans un Starbuck pour la première fois.
Une fois avoir retrouvé Jean-Christophe, Alex et Thomas, miss PdA nous a amené dans un agréable petit resto japonais du côté d'Odeon. J'ai trouvé leur cuisine très bonne et à bon prix _c'est toujours meilleur quand la bonne chaire n'est pas chère_. Cadre fort agréable et atmosphère très calme ou nous avons pu discuter sans gène ni retenue.
Thomas et Alex avaient rdv avec Nicolas Julhès pour une interview, et nous avons juste eu le temps de faire un passage à la boutique LMDW Odéon. C'est une jolie boutique, il faut bien l'admettre, même si dans un style différent de celle d'Anjou, et avec une offre pléthorique de spiritueux aussi diverses que variés, nombre d'entre eux m'étant totalement inconnus même de nom.
Puis nous nous sommes dirigés vers la boutique Julhès, ou nous avons rejoins Laurent et Stéphane, nous somme partis en mode exploration de la boutique, plus particulièrement du rayon spiritueux.
Nous avon été pris en charge par l'un des seconds de Nicolas, l'un des spécialistes des rayons alcools _c'est idiot, je le vois à chaque fois que j'y vais, on se reconnait, on tape la discute, mais son prénom m'échappe encore_ et là, ça a été un petit armageddon à la fois dégustatif, et dans le stock de la boutique.
On a commencé en douceur par un rhum Meizan Jamaïque (je crois) 90, plutôt déséquilibré au nez et assez sec et renfermé en bouche. Puis le vendeur nous ramenne deux quilles assez halucinantes. On a tous droit à quelques gouttes de Skeldon 78 Vellier, geste d'autant plus généreux qu'en plus du prix, la bouteille était quasiment finie. UN nez à se damner et à se pamer, d'une richesse et d'une complexité folle, on est de plein pieds dans le domaine de la tuerie. En bouche, c'est d'une maturité, d'une vétusté rare, avec un magnifique boisé très élégant. Superbe. Le nez est tellement envoutant qu'on a tous traîné longtemps (mais pas autant qu'on aurait voulu) avant la première gorgée. Je comprends qu'on puisse payer très cher une telle bouteille.
J'avais un doute sur le Caroni que nous avions découvert lors du dernier salon du rhum, 12 ou 15 ans ? Pour en avoir le coeur net, on a donc eu le droit à goutter le 12 ans (ce qui m'a convaincu que contrairement à mes souvenirs, c'est le 15 ans qui était présenté au salon). Même si on perçoit les marqueurs Caroni au nez, ils sont ici moins prédominants que d'habitude. Paradoxalement, ils sont au contriare très présents en bouche. J'aime bien, et à 20€ de moins que le 15 ans, je le trouve d'une rapport q/p bien plus intéressant.
Tout en dégustant, on parle également Cognacs, Armagnacs, et Calvados. Notre hôte attire alors notre attention sur de curieuse petites carafes carrées, joliette, contenant ... de "l'eau de vie de cidre", ce qui ne laisse pas d'interloquer le Normand que je suis. Il s'agit en fait d'un Calava ayant passé 40 ans en fut, et qui est tombé sous le seuil fatidique des 40°, ce qui lui interdit donc la désignation officielle de Calavados. Evidemment on goutte, et magrès un bouche un peu courte, sans doute conséquente du faible taux d'alcool, il est vriament très beauc, très délicat sur la pomme et la poire, une jolie complexité, et le tout proposé à un tarif assez halucinant de 49€.

Parce que bon, appellation officielle ou pas, ça n'en reste pas moins un calvados de 40 ans.
Nos discussions dérivent sur les eaux de vie de fruit, et fatalement sur la fabuleuse poire Cartron. Comme on en a déjà pas mal parlé, et que tous les présents ne l'avaient pas goûté, on a donc eu le droit de se (re)plonger dedans, et là, y'a pas photo, c'est toujours du bonheur liquide, qui a convaincu tout le monde, et dont plusieurs quilles sont reparties avec nous.
J'ai un affreux trou de mémoire sur le rhume de 74 aves lequel nous avons clos cette dégustation, mais ce fut un épilogue de très très haute volée, un peu plus consensuel, plus facile que le Skeldon, plus chocolat et prune, voire pruneaux, mais presque au même niveau qualitatif, même si le nez du Skeldon est stratosphérique.
Vu l'heure, nous décidons de nous rendre directement au pub "Patrick's Le Ballon Vert", encore une découverte pour moi, ou nous somme d'amblé acceuillis commes de client habituels. 'fin soyons honêtes, c'est surtout grâce à Jean-Christopha qui a précédemment sympatisé avec le barman. On s'installe et on tape la discute derrière le bar, en parcourant la belle collection d'irish avec pas mal de bouteille proprement hallucinante, le type est un pur passionné. Il nous montre alors l'une de ses dernières acqusitions, encore fermée, un Tullmaore Dew 8yo probablement commercialisé dans les 50's. Désirant dégusteer quelque chose, on lui demande de nous conseiller un starter et le voilà parti à ouvir la bouteille ... et à nous offrir à chacun un dram (et encore, de 5cl). Et là on est sur le cul. C'est d'une finesse et d'une justesse incroyable. Très complexe et équilibré, c'est superbe. Et Absolument rien à voir avec la production actuelle de cette marque.
JC se prend ensuite un Cooley 11yo BdF embouteillé par AD Rattray pour un sit Allemand très expressif, une vraie bombe fruité, avec de la fumée qui a presque des relents de tourbe par moment. Une vraie gourmandise.
On passe ensuite à table jusqu'à ce que Jean-Cristophe et moi devions nous éclipser prématurément pour attraper notre train à Montparnasse.
S'il n'est plus besoin de faire l'éloge de la boutique Julhès, je vous conseille plus que chaudement ce pub, et en particulier de vous adresser au barman qui s'est occupé de nous, tant l'homme est riche et généreux, et ö combin intéressant, enrichissant.
Bref, un très beau moment passé ensemble avec quelques nouvelles anecdotes. Le dépouillage du coffret de Westvleteren sur le trottoir devant chez Julhès n'étant pas la moindre.
