Page 350 sur 1872

Re: Ce soir, c'était ...

Publié : 19 sept. 2010, 22:48
par lexus
Savoureur a écrit :
mars a écrit : ...
- laphroaig 11 ans 1999/2010 sherry butt 59,5° daily dram (sample)
...
(va ptet falloir que j'en achète une bouteille, si j'arrive a trouver le temps)
...
La bouteille n'est plus en stock chez Daily Dram d'après les renseignemets de mon caviste. J'aurais bien aimé acheter une bouteille surtout que j'aurais pu l'avoir à 51 €. Ca me fera deux bons drams à Lindores.[/quote

Sold out en effet chez Daily Dram mais bien dans les rayons des cavistes belges... ;-)

Re: Ce soir, c'était ...

Publié : 20 sept. 2010, 00:10
par canis lupus
Samedi soir, je suis revenu sur cette session que j'avais faite il y a quelques mois:
canis lupus a écrit :Vendredi, soirée américaine, avec l'ouverture de quelques une de mes derniers gains à WA.
Pour commencer, 3 Rye:

Rye Rittenhouse Straight Rye Whiskey 40% ALC/VOL (80 PROOF)
Rye Old Overholt 4 years old Straight Rye Whiskey Distilled in Pennsylvania 2 GRADI 43°, CL. 75
Rye (ri)1 Kentucky Straight Rye Whiskey 46% ALC./VOL., 750 ML


Dans l'ordre de dégustation, et dans l'ordre qualitatif, c'est assez bizarre, le Rye. C'est un peu au bourbon ce que les Lowland sont aux Speyside. Ca a tendance à aller dans les mêmes notes, mais en beaucoup plus retenu. Les notes céréalières en particulier sont du même genre. Mais par contre, pas de miel, de vanille, de solvant, bref, pas d'exubérance organoleptique telle que dans les bourbons. En contre partie, on y récupère une note épicée douce, ainsi que des herbes de Provence. Et à chaque fois, j'ai eu en bouche une désagréable note piquante, genre poivre ou gingembre, qui écrase un peu tout. Un peu comme on en trouve dans certains vieux blend mal vieillis en bouteilles.
J'ai été également très surpris de la similitude avec mon Seagram V.O. Canadian Whiskey. On a vraiment les même notes de Baileys sur-dilués.

Puis un bourbon:
Run for the Roses 16 years old Fine Kentucky Bourbon Whiskey 50.5% ALC./VOL. 101 PROOF, 75 cl

Je suis franchement resté sur ma faim avec celui-là. Vu son âge et son degré d'alcool, je m'attendais à un bourbons certes plus fin et équilibré que ceux que j'ai déjà, mais malgré tout, j'espérais y trouver un vrai bourbon. Et là, on est loin du compte. Là encore, c'est beaucoup trop doux, limite aseptisé. Et l'ajout d'eau n'y change rien
Rye Old Overholt 4 years old Straight Rye Whiskey Distilled in Pennsylvania 2 GRADI 43°, CL. 75: Première grosse baffe, le nez est instantanément puissant et expressif. Au début, ça démarre comme un beau bourbon. Mais très vite apparaissent des notes boisées et épicées qui corsent le tout. En bouche, c'est pareil, très fruité, fruits rouges surtout, mais avec pas mal d'épices et un boisé piquant tirant sur le gingembre. En fait, au fur et à mesure de la dégustation, on s'éloigne de plus en plus des bourbons. Enfin, surprise à la déglutition, une énorme bouffée boisée inattendue. C'est vraiment très agréablement surprenant.
Rye Rittenhouse Straight Rye Whiskey 40% ALC/VOL (80 PROOF): On est complètement dans les même notes que le précédent. Il faut dire qu'il sont à des degrés proches d'alcool et qu'il doivent avoir passé à peu près autant de temps en fut. Sauf que celui-ci à quelque chose en moins. Ou plutôt non, je pense que c'est le précédent qui a quelque chose en plus: l'OBE. Moins boisé que le précédent tout de même. Peut-être plus facile d'approche, moins "viril".
Rye (ri)1 Kentucky Straight Rye Whiskey 46% ALC./VOL., 750 ML: Au départ, et parés les deux autres, celui-ci semble moins expressif et moins puissant. En fait, c'est qu'il n'a quasiment pas de boisé, et moins d'épices. Ou plutôt des épices plus douces. Puis d'un seul coup, ça arrive: de l'alcool de framboise, énorme. En bouche c'est pareil. En fait, il est beaucoup plus harmonieux et peut-être complexe que les deux précédents.

Run for the Roses 16 years old Fine Kentucky Bourbon Whiskey 50.5% ALC./VOL. 101 PROOF, 75 cl: Et là aussi, c'est une grosse surprise. Lui aussi s'est magistralement ouvert et apporte bien ce qu'on est en droit d'attendre d'un vieux bourbon. C'est vraiment bon, plus posé, plus harmonieux et complexe que les bourbons plus jeunes que j'avais jusque là.

Depuis que je m'intéresse aux whiskys, j'ai bien du déguster une quinzaine de bourbons et quatre ou cinq Rye. Et j'ai trouvé plus de diversité au sein des ces quelques Ryes que dans tous les bourbons goutés. Franchement, si je devais choisir entre bourbons, ryes et single grain, je serais bien embêté, tant j'apprécie autant ces 3 formes de whiskeys pour les arômes et saveurs qu'aucun single malt, vatted ou blend ne saurait approcher même de loin.

Ce midi, je suis également revenu sur mes Wemyss:
Dried Fruit Basket 46% Cask n°8.01, 1993, speyside singke cask: "Panier de fruit sec" ? Mouais, on doit bien y trouver un peu de figues et dattes, mais franchement rien de folichon. Et puis il y a cette désagréable note soufrée tout le temps présente.
Honeycomb 1994-08/2008 46% Highland Single Cask: "Nid D'abeille" ? On attend du miel, de la gelée royale, de la cire ...Ben la encore, c'est assez usurpé. Et encore du soufre qui massacre tout.
Bonfires On The Beach 1997-08/2008 46% Islay Single Cask: Celui-là porte beaucoup mieux son nom. Effectivement, fumée et tourbe sont au rendez-vous ... Hé mais, ça me rappelle quelque chose. Mais oui, les Bunahabhain tourbés sortis par Jean-Boyer ces dernières années ... en moins bien quand même. Et toujours ce satané soufre.
Dans mes souvenirs, c'était pas exceptionnel quand j'avais ouvert ces bouteilles, il y a pas mal de temps, et ça n'a pas vraiment évolué dans le bon sens.

Et enfin, ce soir, retour sur:
Clynelish Dun Eidann "The antique Collection" 15yo 1984 43%, bottle 1988/4000: A la fois fruité et minéral, un peu cireux également, un Clynelish digne de ce nom, amha. C'est vraiment bien fait, et un profil qu'on ne rencontre pas souvent, surtout dans la production actuelle. Peut-être bien plus complexe qu'il n'apparait, faudrait que je me penche d'avantage sérieusement dessus pour le disséquer.

Re: Ce soir, c'était ...

Publié : 20 sept. 2010, 01:20
par johan brugge
Pas de whisky ce soir mais trois bière Belges que j'ai goûté avec mon ami le brasseur:

- Grimbergen Cuvée de l'Hermitage 7.5 %
- Smisje Dubbel: 9 %
- Smisje Tripel: 9 %
Surtout la dernière était vraiment bon.

Re: Ce soir, c'était ...

Publié : 20 sept. 2010, 08:40
par Jean-Michel
Eh bien, entre Canis et Wemyss, ce n'est pas la honeymoon !

Lors de notre dégustation d'Avril 2008 (Putain ! 2 ans !), nous les avions dans l'ensemble trouvés très flatteurs, ces malts ; fruités et ronds, marqués par la douceur du miel. Pas de souvenir de soufre, en tous les cas.
Quant aux fruits du "Dried Fruit Basket", ce n'est effectivement pas du côté des fruits secs type amandes, raisin sec, ou figue, que nous les avions trouvé, mais plutôt dans la direction des fruits jaunes séchés : abricots secs, banane séchée, ananas séché (les petits morceaux de fruits secs que l'on trouve dan les assortiments d'apéritif "exotiques"). Et, pour ma part, je vois que j'avais trouvé une petite pointe de bébé frais dans ce malt (une note lactée/caillée, en réalité).

Re: Ce soir, c'était ...

Publié : 20 sept. 2010, 22:42
par dede
Ben v'là t'y pas que j'a fini mon Pe1... :f; Tu m'oublies pas mon gros, hein ?

Re: Ce soir, c'était ...

Publié : 20 sept. 2010, 23:01
par johan brugge
Un Caol Ila Cask Strength 58.6 % ce soir.

Re: Ce soir, c'était ...

Publié : 21 sept. 2010, 07:46
par pompix
dede a écrit :Ben v'là t'y pas que j'a fini mon Pe1... :f; Tu m'oublies pas mon gros, hein ?
bouteille réservée et vu le fromage qu'il nous fait avec nos places pour le Live, réduction supplémentaire oblige !!! Je vais voir ce que je peux faire. En tout cas, au prix d'origine, c'est déjà honnête...

Re: Ce soir, c'était ...

Publié : 21 sept. 2010, 21:55
par sebou007
Alléché par la description du nouveau Benriach 1976 par Dédé, je me fais un dram du Benriach 1976/2009 (cask 3558) (merci Eub !).

Un régal !

Re: Ce soir, c'était ...

Publié : 22 sept. 2010, 20:57
par piazzolla
Ce soir finissage de samples pour faire de la place et se (re)mettre à niveau pour le Live.

Donc au tableau un trio de Longmorn .... dont 2 références:
- Longmorn 19 ans Duthies 46°
- Longmorn 25yo 'Centenary' (43%, OB, gold label, 1994)
- Longmorn 39yo 1969/2009 (58.9%, G&M for The Mash Tun and KasK, Tokyo, 460 Bts.)

En résumé: le Duthies est loin d'être ridicule face aux 2 monstres ... certes moins complexe, moins long en bouche, mais un vrai air de famille avec beaucoup de fruits. Le Centenary est superbe, d'une densité/complexité/fruité/exotisme incroyable surtout pour 43° ! Il recelle même une touche de fumée élégante :mrgreen:
Le Mash Tun n'est pas franchement très au dessus. Je ne l'ai pas dilué, du coup l'alcool écrase un peu une complexité potentiellement supérieure au Centenary. Gustativement on retrouve la palette fruité/exotisme du Centenary mais avec de belles notes rafinées de sherry (grillées) et de fruits plus murs ...

Re: Ce soir, c'était ...

Publié : 22 sept. 2010, 21:04
par Jean-Michel
Moi j'aurais bien bu quelque chose de bon ce soir, mais je suis coincé au boulot sur des conneries à produire en mode panique. Heureusement que le forum tient compagnie...

Re: Ce soir, c'était ...

Publié : 22 sept. 2010, 21:32
par canis lupus
Serge a écrit :Un morphing, nouveau concept de dégust intéressant !
Oui, mais pas facile à réaliser. Il faut que le whisky du milieu soit un vatting de whiskys aussi proches que possible du premier et du troisième.
La, en l'occurrence, les 3 whiskys sont proches en âge et en degré d'alcool, le vatted réalisant quasiment la moyenne entre les deux single malt.
Après, restent les fut d'élevage. Si il y'a de grandes chances que les deux Bowmore soient des bourbon barrels (les versions de Bowmore en sherry casks sont plutôt rares), quid des HP ?

[MODE INCISE ON]
J'ai cru remarquer que les HP OB étaient le plus souvent en sherry casks, alors que les HP IB avaient plutôt tendance à provenir de bourbons barrel, non ?
[MODE INCISE OFF]

Le DL est un bourbon cask, c'est écrit dessus, mais le HP entrant dans la composition du vatted (même si la couleur résultante pourraient inciter à pencher du côté bourbon barrel) ?

Re: Ce soir, c'était ...

Publié : 22 sept. 2010, 21:43
par canis lupus
... retour sur deux de mes plus anciennes bouteilles (i.e. en ma possession et ouvertes depuis plusieurs années):
Clynelish Eilan Gillan 1992 46% 11/92-03/06 single cask american oak: Beaucoup plus alcooleux et fermé que dans mes souvenirs. Seul l'aération rapproche le nez de mes souvenirs.
Bowmor Eilan Gillan 1999 46% 09/99-09/06 single cask sherry butt: Lui aussi a perdu du fruité qu'il avait dans mes souvenirs. Sauf que là, le résultat est intéressant. On a en fait une tourbe très sèche, ainsi que les typiques herbes de Provence des "mauvaises" années, mais la aussi, beaucoup plus sèches, ce qui en fait un point plutôt positif. Ajouté à cela une bonne dose d'iode, de sel et de fraicheur maritime lui donne un côté assez sauvage complètement inattendu chez un Bowmore.

Re: Ce soir, c'était ...

Publié : 23 sept. 2010, 22:06
par canis lupus
... ouverture de mes bouteilles de la dernière session WA:
- Caol Ila OB "For Friends Of Classic Malts" Botlled 2007 43% Bottle n°8509: Un Caol Ila très doux, à la fois dans la typicité de la distillerie, mais tout en mesure. Très agréable et easy drinkable. Peut-être bien le genre de whisky idéal pour introduire un néophyte, ou convaincre un réfractaire, à cette distillerie.
- Caol Ila BB&R 1982-2007 46% casks n°727/8: Une très belle surprise celui-là. On sent tout de suite qu'on a changé de classe (et pas que d'une seule). On sent la maturité, le fondu amené par l'âge. Mais surtout, ce qui frappe dans ce whisky, c'est cette sorte de puissante douceur. C'est assez difficile à expliquer, mais on a bien les typicités Caol Ila en toile de fond qui servent d'appuis à une belle présence savamment dosé et mesuré de fruits exotiques pommadés. C'est vraiment unique, une première pour moi, de trouver ce genre de profil pour cette distillerie. Il faudrait vérifier par une vraie dégustation plus poussée, mais je crois ce whisky un petit cran au dessus des versions Bladnoch, et au niveau du 27yo Jean Boyer. Mais là ou le Jean Boyer est ciselé, délicat, comme du cristal, et nécessite un minimum de concentration, ce BBR est crémeux, doux et riche à la fois et se livre complètement. Mais tous deux à leurs manières respectives sont très fins.
Pour la petite histoire, l'OB m'est revenu 2€ plus cher que le BBR. Si vous croisez ce BBR au prix ou je l'ai eu, y'a pas à hésiter.

Re: Ce soir, c'était ...

Publié : 23 sept. 2010, 22:49
par sebou007
Tout d'abord, ça fait plaisir de voir un homme se tenir à ses principes ;-)
canis lupus a écrit : Pour la petite histoire, l'OB m'est revenu 2€ plus cher que le BBR. Si vous croisez ce BBR au prix ou je l'ai eu, y'a pas à hésiter.
C'est-à-dire ?

Re: Ce soir, c'était ...

Publié : 23 sept. 2010, 22:52
par canis lupus
sebou007 a écrit :
canis lupus a écrit : Pour la petite histoire, l'OB m'est revenu 2€ plus cher que le BBR. Si vous croisez ce BBR au prix ou je l'ai eu, y'a pas à hésiter.
C'est-à-dire ?
Respectivement 65€ et 62€.