Publié : 19 juil. 2006, 19:35
C'est vrai que l'aspect financier freine souvent aussi mes pulsions (corto) maltesques, mais Islay... c'est le paradis!
Tony
Tony
Information sur les distilleries d'Ecosse et leur whisky
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Ben c'est simple.mitsuyan a écrit :C'est carrément enorme là, 3 à 4 milloins € cela me paraît gigantesque, voire himalayesque... !!!! Que comptes tu dans ton CEP pour arriver à une telle somme ?
a+
Cela me paraît très juste !bottler a écrit :La plupart de ces pays sont des pays de buveurs de bière. J'ai constaté que dasn les pays où l'on boit de la bière, l'intérêt pour le whisky est plus important, même si la consommation ne l'est pas forcément plus.Serge a écrit :jmputz a écrit :Serge a écrit :JM, un peu d'optimisme à l'hollandaise (ou à la belge) fait du bien, merci. Je pense aussi que la situation est en train de changer, en bien. Cependant, je note par exemple qu'à Limburg, qui est LE rassemblement historique de passionnés en Europe, celui ou "il faut être" (oui, bon...) il y avait 4 Français dont 3 Alsaciens si je ne me trompe. A côté, quantité de Belges, Hollandais, Autrichiens, Suédois, Danois, aussi des Américains, Anglais, Italiens, Japonais, Taiwanais... :
Mais dans ces pays, on achète peut être plus facilement un whisky noble, alors que chez nous, la boisson noble c'est plutôt le vin.
Bon, il faut nuancer et affiner. Mais je crois que c'est vrai.
Merci, voilà un excellent exemple de la relativité des notes, les miennes comprises.laphroaig c moi a écrit : Sinon pour les notes de JM et Serge, même si elles sont assez personnelles, quand on est un peu familier on peut s'y fier je pense. Bon JM avec tes notes j'évite parce qu'elles ne sont pas assez discriminantes à mon goût. Avec celles de Serge j'ai un jour acheté 3 bouteilles après avoir lu ses commentaires. Expérience très intéressante. Highland Park 24 ans Duncan Taylor, 91 chez Serge, j'ai adoré, vraiment fabuleux. Clynelish 32 ans Single malts of Scotland, 92 chez Serge, le nez est fantastique mais la bouche ne suit pas à mon avis. Ardmore 11 ans Single malts of Scotland, 91 chez Serge, encore un bon petit Ardmore mais j'ai du mal à comprendre la note, et pourtant Dieu sait que j'aime la tourbe. Bilan de l'expérience : je ne suis pas totalement en phase avec Serge mais je suis sergo-compatible, en tout cas suffisamment pour avoir retenté l'expérience avec 2 bouteilles pas encore ouvertes : Laphroaig Cross Hill et Lochside 1989 OMC. Bref tout ça pour dire que je pense qu'avec un peu d'habitude on peut utiliser ces notes à bon escient, même si elles sont rédigées sur le mode "journal intime". En tout cas je m'y fie bien plus qu'à celles de Wmag, Jackson ou autres
HI !bottler a écrit : Ben c'est simple.
1000 whiskies avec 120 bouteilles de chacun en stock (c'est une moyenne, il faut de 6 à 5000 bouteilles en stock selon les qualités), cela fait 120.000 bouteilles au prix moyen d'achat de 15 ou 20 euros, cela fait plus ou moins 2 millions d'euros. (chiffres que je connais bien, ayant été dans le temps dirigeant d'AUXIL).
Après, il faut une boutique de 100 m2 mini bien placée. (quartiers chics ou commerçants). Si t'as de la chence, tu paie cela 150.000 euros, si t'es pressé ou que t'as pas de chance, cela peut te mener à 500.000 euros ou plus (les caves Augé Bd Haussmann se sont vendues plus cher encore).
Après il fau l'agencer, compte au mini 1500 euros le m2, et cela fait encore 150.000 euros.
Après il te faut un catalogue et un site internet, le tout pour 150.000 euros au départ si tu veux un site riche et up to date et un beau catalogue et 1000 photos sur ton site avec 1000 textes descriptifs.
Après il te faut un entrepôt et une camionette, un petit réseau informatique. On va dire 50.000 euros en tirant les prix logiciels compris.
Je ne compte pas les semaines ou peut être mois de travail pour mettre tout cela en place, pendant lesquels tu paies du monde sans rentrées. Je ne compte pas non plus les voyages et les délais de négo pour obtenir les produits et aux meilleurs prix, et les exclusivités.
Après il te faut une campagne publi-promo de lancement, que tu fixe à 10% du CA de la première année par exemple, que tu pense modestement égal à 2 millions d'euros. Et vlan, c'est encore 200.000 euros.
T'as encoe les taxes et autres babioles de bienvenue que te souhaite notre système.
Et ainsi de suite.
C'est pour cela que la porte est lourde, et que, sans une ancienneté qui fait que beaucoup de contacts sont anciens et bien rodés dans un milieu où l'on n'est accueilli qu'avec méfiance quand on débute, et que beaucoup d'agencements, d'organisation, et de matériel a été acquis dans les années antérieures, tu vas aux sommes que j'ai annoncé.
Serge a écrit :Smokey, merci pour ces fleurs. Ça fait bien plaisir...
En ce qui concerne les Britanniques, c'est-à-dire l'essentiel du bataillon des pros (à part notre chère Martine et quelques autres), je pense qu'il faut chercher dans les contraintes qu'ils subissent et que les amateurs ne subissent pas. Par exemple :
- être obligés de faire un peu de littérature ('trying to be smart') en étant sans doute moins explicites et clairs que nous ne pouvons l'être (genre pomme-fumée-poivre et basta).
- être obligés de se renouveler sans cesse
- être obligés de marquer leur style
- être obligés de forcer les différences entre des malts lorsqu'ils dégustent en rafales
- ne pas trop fâcher les annonceurs des magazines pour lesquels ils travaillent
- ne pas trop fâcher les distillateurs qui les payent aussi comme consultants, formateurs etc. (on ne peut vivre que de sa plume dans le whisky)
Cependant, je puis vous assurer que quand vous dégustez avec eux (je pense notamment à MJ, Dave Broom, Martine Nouet, Charlie McLean) vous êtes impressionnés par leurs capacités et leurs connaissances.