Suis donc arrivé vers 15h30. Y'a déjà pas mal de monde.
Je retrouve Damien (talisker84) et Henri. Julien (yaka), Seb et Vincent(nulty) sont déjà repartis ('tain, z'ont le feu aux miches ces jeunes là

). Par la suite nous rejoindront Hervé (hfr), Xavier (RX21) et Philippe (cosinus).
Je commence par faire un tour de repérage afin de déterminer un ordre de dégustation correct.
Je commence par Compass Box. Chris Maybin est toujours aussi accueillant et enthousiaste.
Great King Street: Leur tout nouveau blend, dans une bouteille dumpy (aka, enfin facile à ranger

). Plaisant, fruité, équilibré, aucun agressivité. Excellent starter s'il en est, whisky d'apéro et/ou pour l'été, sans prise de tête. Une info d'une autre soruce en ferait le remplaçant du Monkey Shoulder.
Spice Tree: J'en ai déjà une bouteille, je fais donc l'impasse.
Peat Monster: Déjà goûté y'a quelques temps, mais je décide d'y revenir. Franchement pas mal, ce mariage de différents whiskys tourbés (islay et "continentaux"), ça donne une alternative. Mais pourquoi ne le vendre qu'en magnum d'1,5l ?
Décadence: Déjà goûté aussi l'année dernière, pas dans des conditions top, il ne m'avait pas fait grande impression. Là, c'est beaucoup plus plaisant.
Je poursuit pas le stand Glemorangie/Ardbeg. Une nouvelle animatrice, l'ancienne ayant changé de secteur d'activité (au grand dam de Seb

)
Sonalta PX, Nectar d'Or, Lassanta, 10yo: je connais tout ça, donc on passe
Finealta: Si j'ai bien compris, c'est un batch entre bourbon barrel et sherry cask. Et c'est vraiment pas mal foutu du tout. Présenté comme une Glenmo fumé, il y'en a en fait extrêmement peu. Par contre, de belles notes sur l'orange sanguine, le zest d'orange confit. Très plaisant et gourmand, appétissant. Ferait aussi pensé à de la Mandarine Impériale.
Je décide de garder les Ardbeg pour la fin.
Stand LMDW, tenu par Guillaume Botté.
BBR Blue Hanger 4th release: Une belle surprise, vraiment. C'est super bien fait (à priori, vatted de 3 Glenlivet et de 2 Glen Grant tous de plus de 25yo). Un nez très agréable, et une bouche sympa, même si un poil trop dilué. Toutes proportions gardées, aussi valable qu'un Black Bull 40yo.
Clynelish W&M 1995 sherry finish: Acheté et goûté lors du salon du fromage chez Julhès.
Boisdale: Un Laphroaig, là encore avec un nez très plaisant. Si on retrouve les agrumes caractéristiques, on est ici sur le citron jaune, la tarte au citron. Bouche un peu trop faiblarde malheureusement.
Stand Whisky Japonais, animatrice jamais vu avant, au joli accent english.
Hibbiki 12yo: déjà goûté, je passe
Hibbiki 17yo: Décidément, ce salon est sous le signe de l'easy drinkable. C'est super gourmand, un vrai cocktail de fruit, tant au nez qu'en bouche. C'est très bon, un vrai dessert. Un peu court, tout de même.
Hakushu 12yo: Et hop, rebelote, encore un vrai petit lait. Ça se boit tout seul, c'est fruité, infimement minéral, presque waxi, mais à peine perceptible. Bel équilibre, c'est un vrai plaisir.
Taketsuru 17yo, Nikka from the barrel: j'ai déjà ce bouteille.
Stand Classic Malts (& food):
Singleton of Dufftown: Encore un whisky agréablement surprenant. La encore, c'est délicieusement fruité, pas complexe pour un sou, mais très agréable.
Cardhu: J'ai oublié son pedigree exact, mais c'est le plus ou moins spécial qu'on voit depuis quelques années. Bof, un Cardhu comme les autres, voit pas bien la différence, ni l'intérêt. Ah si, il était proposé avec une brochette de chiffonnade de jambon qui lui, n'était pas mauvais. Mais bon, j'ai pas spécialement tilté sur l'association.
Caol Ila Moch: Pas mal du tout, mais un petit CI. On y retrouve bien toutes les composantes typiques de la maison, surtout au nez, avec une balance plus sur les fruits que sur la tourbe, par rapport aux autres embouteillages. Sympa sans plus, mais la bouche est plutôt faiblarde. Bref, un CI vraiment d'entrée de gamme, moins expressif que les autres OB. Une bonne entrée en matière dans le monde la tourbe coastal ? Associé avec une tapenade. Là encore, la tapenade est sympa, mais l'intérêt de l'association m'échappe.
Talisker 57°North, Lagavulin 16yo: J'ai ces bouteilles, donc zap.
Stand Laphroaig/Maker's Mark:
Laphie 10yo, 1/4 Cask, 18yo: J'ai ces bouteilles, on zap
Laphie 25yo: Au départ, je me dis que c'est plutôt bon. Et puis je me resaisis et réalise ce que je suis censé avoir dans mon verre, et pour tout dire, je suis déçu. Vu l'âge, la rareté, et surtout le prix (285 €

), je m'estime en droit de m'attendre à une tuerie absolue. Et c'est juste bon, mais sans plus. On s'éclate au moins autant avec un 18yo, 15yo, ou n'importe quelle autre version "courante". Et je ne parle même pas des 10yo CS.
New Make Laphie: Là, c'est top. Enfin pour un new make, s'entend. Vraiment très pur, très droit, avec une infime soupçon tourbé, et déjà de la rondeur (bon ok, il est dilué, mais quand même). On comprend pourquoi cette distillerie fait d'aussi bons produits.
Maker's Mark: normalement, ça ne m'aurait pas intéressé, y'a tellement de bien meilleurs bourbons (y compris chez moi

). Mais ils avaient une présentation très intéressante. Il s'agissait de dégusté leur new make (encore une fois dilué), puis le spirit après un an de fût, plus après 8 an de fût, pour revenir à la version commerciale qui elle est embouteillé après 6 ans. Leur new make est franchement pas mal non plus. Le new spirit d'un an est déjà très coloré (normal avec des fûts en bois neuf fortement toasté) et commence à présenter des caractéristiques typique de bourbon, tout en ayant encore la présence du new make. Le 8yo semble quand à lui intéressant au premeir nez, mais très vite vire sur le too much, une sorte de caricature de bourbon, avec beaucoup de vernis au nez au point de couvrir le reste, et en bouche, on commence à avoir un boisé amer et tannique.
Retour au 6yo standard du commerce, et on comprend que c'est le meilleur compromis qu'ils puissent en tirer. Ca montre à la fois la justesse de leur raisonnement, mais en même temps, la pauvreté de leur recette, l'absence de potentialité à sortir quelque chose de grand.
Au passage, j'ai été très déçu de lm'attitude des animateurs de ce stand. Certes, ils se sont montrés très courtois, polis et agréables, mais ils m'ont fait un coup que je n'ai pas du tout apprécié.
En effet, après coup, j'apprend qu'ils ont un gros sample d'un Laphie 18yo Sherry Cask expérimental, non destiné à la vente, que certains ont pu goûter. Je retourne au stand et demande à y goûter, on me répond qu'il n'y en a plus, à la surprise de ceux qui viennent de le goûter et qui ont vu ranger la bouteille alors qu’elle n'était pas vide. A ce moment, l'autre personne est en train de ranger le matos, puis sans va. A son tour, Xavier va pour demander à goûter à ce whisky, et on lui répond qu'il vient de partir avec l'autre personne.
Dans le genre fdg, c'est pas mal. Je me tâte franchement pour en parler à la maison mère, étant donné que je fais partie des F.O.L. depuis quelque années maintenant.
Bref, on poursuit en revenant chez Ardbeg.
Ten, Uigedail: je connais
Supernova 2010: j'avais déjà goûté à la fin de l'année dernière et avais été fort déçu. Je décide de lui redonner une chance, ben niet, pareil, toujours aussi inintéressant. malgré sont taux de ppm affiché, c'est même pas un peat monster.
Après avoir hésité, je passe chez Kilchoman:
Inaugural Release: j'en ai une bouteille, et j'avais trouvé ça décevant par rapport au new spirit CS, au point que je n'ai plus racheté de Kilchoman par la suite.
Summer Release: Ben pareil, c'est sympa, mais tellement déjà vu plein de fois ailleurs. Mais qu'ont-ils donc fait des chouettes notes d'artichant du New Spirit, bon sang !
Il y a bien un stand Tullamore Dew (10 et 12yo), mais connaissant déjà d'autres de leurs produits, je vois pas l'intérêt d'y aller ma gâter le palais.
Stand Part des Anges. Thierry Richard, le boss, est parti avant que je n'arrive au salon. Alors je me console avec ses Téquilas Calle 23, et Sophie, leur charmante démonstratice aux jolis yeux bleues, pétillant de malice et de vrais sourires (ceux qui montent jusqu'au regard)

.
Calle 23 "blanco": Une belle présence d'agave, c'est très pur, fruité (ok, l'agave n'est pas un fruit, mais bon), harmonieux, très différent des new makes des autres alcools (whisky, rhum, cognac, ...), agréable et easy drinkable (encore).
Calle 23 "reposado": vieillit 8mois en fut de chêne. D'avantage de rondeur, de notes vanillées, moins pur que la "blanco", mais plus de texture, de gras.
Calle 23 "añero": vieillit 16 mois en fut de chêne. La moins intéressante pour moi. Encore plus de rondeur et de gras que la "reposado", mais au point que tous les arômes de la "blanco" ont quasiment disparu.
Puis enfin, je termine mon périple par le stand d'alcool Japonais, tenu par Nicholas Sikorski-Mazur.
Bon, en fait, j'y étais déjà passé auparavant car j'avais été mis au courant qu'il y avait une bouteille de
Myagikyo 18yo sherry cask CS pour les 10 ans du whisky live japonais: LA bombe du salon. Un superbe sherry au point que nombre d'entre nous l'on comparé aux grands Karuizawa mis sur le marché ces dernières années. C'est excellent, mais à quel prix ! (près de 200€).
Saké: je ne connaissais pas, mais c'est très intéressant. Je trouve que ça rejoint un peu les sensations du vin. Il y avait deux versions classiques, assez légères, et une version spéciale, au riz raboté (ils enlèvent les couches externes des grains pour ne garder que le coeur

). Et là, c'est hyper gourmand, très fruité. J'aime vraiment bien. Pas encore en vente?
Puis on est passé aux liqueurs.
Liqueur de prunes. on me précise que ce sont des espèces japonaises. C'est super bon, un vrai dessert très gourmand.
Liqueur de citrons: ben pareil, c'est du concentré de fruit liquide.
Faillit en acheter une bouteille de chaque, mais bon, 29€ le bout, voilà quoi.
On est passé ensuite sur des trucs distillés (oublié le nom de ces alcools) à environ 20° à partir de différentes bases (orge, riz, patate douce, ...) qui ne m'ont pas emballé du tout. Très faible au nez et rien bouche.
Et puis coup de chance, Thierry Richard étant revenu à ce moment là, on termine par queques embouteillages PdA:
Un Impérial 97 CS, un Port Dundas, un Calédonian 65, tous très bons et déjà goûtés, et enfin un St Magdalène, peut-être un poil trop discret, trop léger, subtil à ce moment là, mais amha très prometteur dans de meilleures conditions. Thierry est toujours aussi sympa, en tout cas.
Et pour finir, Nicolas nous a refit goûter à son baby cognac (2006-2009 de mémoire), encore Dame-Jeanne, joint bottling avec Grosperrin, et qui ne devrait pas tarder à être embouteillé. Une sorte de new make, mais complètement sur l'abricot, c'est super bon pour un truc aussi jeune.
Bref, au final, encore une excellente édition. Merci à Nicolas et aux différents intervenants.
PS: désolé de ne pas être plus précis quand aux pedigrees des différentes bouteilles, mais comme je n'ai pas pris de notes, j'ai ressorti tout ça de tête.