Effectivement, on n'a fait que se croiser.
Dés mon arrivée, je repère également Régis (piazzola) et Philippe (cosinus) au stand des Cognacs Grosperrin, ils ont déjà de l'avance sur moi et me laissent tout de suite entendre que c'est THE stand to be.
Je fais malgré tout le tour des autres stands. Et pour commencer par le bar/accueil pour remplir une petite fiche.
Stand Bushmill, rien de nouveau, je ne m'arrête pas. Idem pour les Classic Malts ou le stand Nikka (From The Barrel, Taketsuru 17yo, et un 10yo Miagikyo ou yoichi, je sais plus). J'ai toutes ces bouteilles là.
Stand Glenfiddish/Balvenie/Monkey Shoulder. Rien de bien tentant, je teste juste le Monkey Shoulder Batch 27. C'est très plaisant, acidulé, fruité. C'est rigolo, dans le bon sens du terme. Et pas cher (une trentaine d'euros de mémoire). J'aime bien, mais j'ai déjà tellement de whisky de ce calibre ...
Je repasse devant le stand Grosperrin dont Régis et Philippe n'ont toujours pas décroché.
Stand de japonaiseries LMDW. Yamasaki 10yo, j'ai déjà. Je teste le "Sherry Cask" nas. Joli nez, avec tous ce qu'on attend d'un sherry. En bouche, ça manque de punch, surtout par rapport au nez. Y'a tout d'un sherry, mais en faiblard, sans allez jusqu'au fade, quand même. Manque de passion. Suit l'Hibikki 12yo, puis le 17yo. Ce sont les mêmes en fait, le 17yo étant plus complexe ... et plus cher. La encore, c'est assez agréable au nez, c'est pas du tout vilain en bouche, bien au contraire, mais la encore, c'est trop léger. On aimerait bien que tout ça se libère. C'est trop poli, trop lisse.
Il y a un stand ludique avec des whisky blind classés par arômes typiques devant une roue des saveurs. Bon, m'intéresse pas.
Stand LVMH, pardon, Ardbeg/Glemorangie. Je fais l'impasse sur Ardbeg, même pas envie de découvrir le Supernova 2010 ou le Rollercaster. Je distingue dans l'étagère derrière le stand un Glenmo Sonalta PX, l'un des rares que je n'ai pas, et que je n'ai jamais goutté. Encore un très joli nez sherry, vraiment sympa, au point d'en être étonnant pour un Glenmo. Et là encore, la bouche ne suit pas.
De nouveau je passe devant le stand Grosperrin, ou les deux compères sont toujours accroché telles des moules à leur bouchot.
Stand Maker's Mark/Laphroaig. Impasse sur ces derniers, j'en connais presque toutes les bouteilles (15yo, Quarter Cask) et le CS Batch 002 ne m'intéresse pas (faut faire une sélection, on ne peut pas tout gouter). Par contre, testé le Maker's Mark. Pas mal, un vrai bourbon sympathique avec presque tout ce qu'il faut ... sauf la vanille. Ce qui lui donne un profil plus austère, mais peut-être moins écœurant pour ceux qui n'aimeraient les bourbons plus riches. Pas mal, et d'un bon rapport q/p.
Stand Adelphi (en fait, je me rendrais compte plus tard que c'est le même stand que celui des Cognacs Grosperrin). Y'a un Fascadale et un machin Islands, qui ne me tentent pas plus que ça. Le troisième, un Clynelish 16yo CS m'attire plus. Pas mal, avec cette note de cire caractéristique, un peu de fruit, mais qui manquent trop d'expressivité pour pouvoir dire s'ils sont exotiques ou non. En bouche, bof, c'est très fermé par l'alcool. Et l'ajout d'eau n'aide pas vraiment.
Et enfin, le meilleur pour la fin, je rejoins les deux encroutés au stand Grosperrin.
Et là, ça a été claque sur claque, et je me suis empressé de m'incruster à ce stand, pour y passer sans doute autant de temps que dans tout le reste du salon. Guidé par maitre de lieux, je remonte de temps: 1982, 1979, 1971, 1968, 1967, 1964, n°24 (79 ans, je crois), 1944 ... j'en oublie sans doute, et je ne suis pas sur des millésimes des premiers. Et je ne me rappelle pas non plus des régions: Fin Bois, Bon Bois,Petit Champagne, Grande Champagne, Borderies ..., tout cela est du chinois pour moi, mais Philippe a prit des notes, je compte sur lui pour compléter tout ça. De plus, chaque bouteille à une histoire. Notre hôte est un amoureux de son produit, ça se voit tout de suite, et il sait captiver son auditoire. Super sympa. Mon premier vrai contact avec le Cognac, j'ai été ébloui. J'ai tout particulièrement apprécier le n°24, parfaite synthèse entre le 67 et le 64, tous deux de grand moments déjà, mais forts différents. Mais le top du top, c'est 1944, fabuleux. A la fois tout aussi complexe que les autres millésimes très anciens, mais avec en plus une fraicheur fruitée incroyable. Démentiellement easy drinkable. Ca devrait être interdit à la vente des trésors pareils.
Bon, les tarifs sont quand même élevés, dans l'absolu, et mes finances ne me permettent pas d'acheter des bouteilles à plus de 100€. Heureusement, dans la gamme, y'a un 1976 en demi bouteille. Je le goutte après les autres monstres et ô surprise, il de défend fort bien, ce "jeunot". Et là, pour le prix, c'est limite offert.
Je file vite faire un tour dans le rayon alcools de la boutique, et repère une bouteille largement plébiscité en son temps sur le forum: Rhum Caroni 1983 22yo 52% la encore à un sacré prix.
Je repars avec ces deux bouteilles, le tout pour moins de 100€.
sebou007 a écrit :parce que la demoiselle qui tenait le stand était très charmante...
Il est vrai qu'elle dégage une certaine élégance, un certain charme naturel, de jolis yeux, une silhouette svelte et élancée ... jusqu'à ce qu'à contre-jour, on perçoive sa barbichette. Désolé, je suis un monstre sur ce coup là, mais la pilosité féminine, ça ne passe pas chez moi.
Dans un tout autre genre, l'hôtesse du stand Bushmill était plutôt mignonne également .... même si un peu juvénile.
Bon, je quitte les yeux vers 19h00/19h30 ...
avec un dernier regard pour la demoiselle au joli minois, aux beaux yeux bleus et au craquant sourire du bar/accueil. 