dede a écrit :(...) Quand je vois que des bonhommes comme Jean-Michel sont capables de noter un whisky 86.5/100 (...)
En réalité, ces demi-points sont le résultats de nos péréquations : Lorsque l'on veut noter, on attribue :
- Une note "coup de coeur" pour le nez, et une autre pour la bouche. C'est le "j'aime ou j'aime pas", le "ça poke ou ça tue", le "c'est top ou c'est out", bref la pure note de plaisir. Ca nous donne deux notes sur 10.
- Une note "équilibre alcool/arôme" pour le nez, et une autre pour la bouche. Pour avoir une bonne note, ici, il faut soit peu d'alcool bien "exploité" (un 40% riche et gras qui apporte satisfaction sans qu'on se doute qu'il ne fait que 40%), soit un gros musclé, mais qui passe avec élégance. Là tôle, c'est le 43% qui brûle. On fait la moyenne de ces deux notes.
- Une note "complexité" pour le nez, et une autre pour la bouche. Directement liée à la richesse aromatique du truc. On fait la moyenne de ces deux notes.
- Une note "typicité/originalité". Un whisky se fera saquer s'il n'est pas représentatif de la distillerie, sans pour autant avoir imposé une personnalité intéressante. Le machin qui ne fait pas rêver, en somme.
- Une note pour la finale.
Tout cela, ça nous fait six notes sur dix, que nous additionons. Et on ajoute 40. Parce qu'il faut bien introduire un peu d'arbitraire dans le machin.
En procédant ainsi, on a un gros tassement entre 75 et 85 : Pour atteindre 90, il faut vraiment avoir affaire à un whisky particulièrement costaud sur tous les tableaux ; Cette façon de faire nous sert de garde fou, et nous évite de surnoter un malt qui nous aurait fait succomber par un nez des plus enjôleur, mais ne présentant finalement pas une grande diversité d'arômes (ce qui arrive souvent).
Maintenant, j'essaie de faire gicler les demi-points, quitte à "m'arranger" avec mes 8 sous-notes au moment du décompte final, mais faut pas le dire

...