Page 3 sur 4
Re: Le goût du bois
Publié : 09 janv. 2009, 13:49
par RX21
canis lupus a écrit :peyronel a écrit :Et il respectait la noblesse........le "Toutou" lorsque nous l'avons enmené à l'étranger, il se faisait tout petit chez la Reine de Hollande, souvenez-vous le jour, où , il nous a rendu son canigou..(sans rancune Canis)
Voilà.
Ca n'a du m'arriver pas plus de 4 ou 5 fois dans ma vie de dépasser ainsi ma tolérance à l'alcool, et il a fallut que la dernière soit lors du witc2. :|
Enfin bon, si c'est là la seul image que j'ai laissé de moi lors de ce witc2, pas bien sur de vouloir renouveler l'expérience.
Je voudrais réaffirmer que Canis Lupus ne s'est pas trop mal sorti de sa mauvaise expérience, car il s'est rapidement retabli et a fait assez bonne figure parmi nous pendant la soirée qui a suivi le Witch.
A l'avenir, je suis sûr qu'il en aura tiré toutes les leçons et qu'il pourra pleinement profiter de ce genre de manifestation.
L'idéal étant de recracher, d'échantillonner et de faire des breaks réguliers en mangeant quelque chose.
Re: Le goût du bois
Publié : 09 janv. 2009, 14:07
par BugsBunna
RX21 a écrit :L'idéal étant de recracher, d'échantillonner et de faire des breaks réguliers en mangeant quelque chose.
Ouais, un bon gros sandwich moelleux copieusement farci au gouda entre chaque dram, ça absorbe un max d'alcool. Efficacité garantie.

Re: Le goût du bois
Publié : 09 janv. 2009, 14:10
par pompix
Super efficace pour choper une panse de troll aussi !

Re: Le goût du bois
Publié : 09 janv. 2009, 14:16
par BugsBunna
pompix a écrit :Super efficace pour choper une panse de troll aussi !

Ben c'est comme toutes les bonnes choses, faut pas en abuser. Donc si vous voulez garder une alimentation saine et équilibrée, ne passez pas plus de trois jours par an aux Pays-Bas.

Re: Le goût du bois
Publié : 09 janv. 2009, 14:36
par canis lupus
BugsBunna a écrit :canis lupus a écrit :
Ca devait être à l'époque ou je m'amusais ici, et que j'essayais/croyais amuser les autres.
Pov' sac à pupuces. C'est vraiment trop z'inzuste.
Bon, t'arrêtes de faire la mauvaise tête, oui ou m...whisky ?
On ne peut pas toujours faire rire tout le monde, mais rien n'empêche d'essayer.
De toute façon, les blagues ratées sont toujours les plus rigolotes.
Bah, la n'est pas la question. Mais plusieurs membres, dont je reconnais et aprécie l'à propos, la pertinence des avis, la "vision des choses" (et plus anciens que moi ici de surcroit), ont fait des allusions répétées soulignant un penchant certain, voir excessif, pour ne pas dire systématique, pour les calembredaines, bilevesées, calembours et autre "pouraveries" n'apportant pas grand chose aux débats. Même sous couvert d'humour ou de clins d'oeil, de par leurs répétivités et la qualité de leurs auteurs, ces avis recouvrent forcément une part de vérité que je m'efforce de prendre en compte, n'étant pas ici présent et participant à seul fin de volume, de remplissage fastidieux pour le lecteur.
On m'a toujours dit qu'il fallait s'adapter à ses interlocuteurs.
BugsBunna a écrit :
Quant au Witch...
Moi aussi j'ai déjà été H.S. 2 ou 3 fois dans ma vie après avoir trop bu. Très mauvais souvenirs.
D'ailleurs, je n'aime pas trop que des amis "témoins" en fassent le récit (surtout qu'à chaque fois, il y a nouveaux détails plus ou moins fantaisistes qui viennent gonfler la légende

).
Ce genre de private jokes ne m'embètent pas plus que ça ... tant qu'elles restent "private" justement, autrement dit, quand ça ne tourne qu'au sein des témoins des faits.
Mais déballé ici, au vu et au su de n'importe qui, sorti de son contexte ... on sait déjà bien que quelques facheux ici ont tendance à vite tirer des conclusions et à coller des étiquettes pour moins que ça, sans pour autant connaitre la personne ciblée par ces allusions. Quand aux simples lecteurs non inscrits ...
BugsBunna a écrit :
Ce n'est pas pour autant que je leur fais la tronche.
Non non, rassures-toi, je ne tire la tronche à personnes ici pour ce genre de choses sans grandes conséquences, même si c'est vrai que j'ai mis à l'écart quelques membres pour des accusions bien plus irréflechies et "graves" à mes yeux. Comme dit plus haut, le ressenti que j'ai par rapport à tel ou tel écrit prend en compte mon ressenti et mon "vécu" de son auteur, le contexte et la façon.
Re: Le goût du bois
Publié : 09 janv. 2009, 14:58
par canis lupus
cosinus a écrit :Avant que ce topic ne soit complètement détourné,
Comme toujours, tu sais bien.
Tiens, pour la peine, voilà le sens personnel que je donne a ces différents termes:
- boisé: aucune idée. J'aid éjà lu ce terme dans des comptes rendu de dégustations, mais aussi dans le milieux de la cosmétique (parfum, after shave, eau de toilette, ...). Mais j'avoue ne pas bien comprendre de quoi il s'agit.
Par contre, j'ai plusieurs fois ressenti l'impression d'avoir un gout de bois dans la bouche lors de dégustations de certains whisky. l'impression qu'on a quand on mache la tige d'une allumette non brulée, ou de papier maché ou quand on porte un objet en bois, ou un morceau de bois à la bouche. Je sais, dit comme ça, ça peut paraitre saugrenue de "manger" du bois, mais les bricoleurs comme comprendront, je pense.
- tannique: pour moi, c'est sinonyme (à tord d'ailleurs je crois) d'apreté parfois acide. C'est typiquement ce qui me déplait dans la plupart des bordeaux rouges, Saint-Emillion et Médoc en tête alors que beaucoup moins dans un Pommerol, Lalande-Pommerol, Saint-Estèphe, Pessac-Léognan, Graves, ...
Bref, pour moi, le p'tit tannique coule bien mieux que le gros.
- Astringent: C'est quand j'ai l'impression d'avoir la langue et le palias secs après avoir avalé. Ce qui n'est pas nécessairement un défaut pour moi, je prends ça comme une note virile, sauvage, puissante, de la personalité qui peut dévleopper d'autres choses notamment dans la finale, du moment qu'il y a des choses à développer. Ca m'arrive la plupart du temps avec des sherry casks assez musclés, ceux qui s'expriment sur la cendre notamment et souvent sur un côté organique de viande fumée. C'est le cas de mon Ardmore SV pour Whisky Mag 1990 16yo par exemple.
Re: Le goût du bois
Publié : 09 janv. 2009, 16:17
par Jean-Michel
cosinus a écrit :Avant que ce topic ne soit complètement détourné, je voulais vous remercier pour vos éclaircissements.
Le côté boisé peut donc être agréable en apportant au whisky de nouveaux arômes à conditions qu'ils ne soient pas trop marqués.
Par contre, j'ai du mal à comprendre que le côté "tannique" d'un whisky puisse ne pas avoir de connotation négative. Selon Bottler le terme "tannique" est assez inadapté pour le whisky et semble pour moi recouvrir exactement ce qu'est l'astringence.
A moins que, comme le signale Jean Michel, l'astringence corresponde à un excès du caractère "tannique". Dans ce cas, j'avoue que pour le moment je n'ai pas saisi la nuance dans mes dégustations. Ou alors je suis réfractaire au velouté "viril" dans mon whisky.
Le qualificatif "tannique" dans un commentaire de dégustation aurait tendance à me faire fuir.
Jean Michel, il est astringent ce Glenglassaugh ou simplement "tannique" ?

Je t'ai fais une promesse de Gascon, Philippe : hier soir, j'ai préparé la soirée blind de ce soir, et après m'être explosé les papilles avec les bombes que je vais soumettre à mes petits camarades de jeu, je ne me sentais pas de revenir sur ce Glenglassaugh. Mais je te promets de ne pas t'oublier

Re: Le goût du bois
Publié : 09 janv. 2009, 16:22
par Stephane
J'espère que tu n'as pas trop vidé no samples coquin de Jean-Mi!
Gare à toi si avec cela ton ordre de dégust n'est pas EXEMPLAIRE ;)
Pense à ce pauvre Antoine cloué au lit qui ne pourra être des notres et qui appréciera nos fonds de fioles...
tiens d'ailleurs "Fond de fiole" c'est marrant comme expression ça... faudra que je la ressorte un jour à un kikabutro!
Re: Le goût du bois
Publié : 09 janv. 2009, 16:34
par Jean-Michel
Serge a écrit :Je vais donner un exemple de ce que j'appelle "tannique" dans un whisky :
Un tès vieux whisky qui a perdu presque tout son fruité, qui est beaucoup descendu en alcool, et qui délivre des goûts de planche et de thé trop infusé. C'est très différent d'un whisky boisé de par une haute extraction de vanilline et de lactones.
Cela peut vous coller la langue contre la palais (ou vous en donner l'impression).
Quelle réalité chimique derrière celà ? Je n'en sais fichtre rien...
C'est vrai que le fond de tasse de thé froid, sorti d'une théière dans laquelle il restait toutes les feuilles mais trois gouttes d'eau, c'est particulièrement redoutable. J'en tremble rien que d'y penser. Et c'est une sensation que l'on peut retrouver dans certains whiskies (récemment, un Ballindalloch de 1970 acheté en Allemagne). Mais le premier mot qui me vient face à ce genre de boisson, c'est "âpre" plutôt que tannique, dans la mesure où ayant bu du vin avant d'avoir bu du whisky, et étant né à Pau, je n'associe pas forcément le tannique à une sensation déplaisante (Madiran oblige), alors que âpre, si.
Ce qu'écrit Serge est essentiel : Très longtemps, quand je lisais "whisky trop boisé", je traduisais "tannique" au sens que lui donne Serge ci-dessus (planche mouillée, fond de théière, Fernet Branca passé...), c'est à dire âpre, maigre, raide, sans charme, sans velouté, et sans fruit dans mon vocabulaire à moi. Et ce n'est que récemment que j'ai réalisé que "trop boisé", ça pouvait également s'appliquer au Glenmo Astar, ou à un vieux Cameronbridge, qui sont tout sauf âpre, mais qu'on peut trouver trop marqué par les arômes de noix de coco, de vanille, de banane, de Malibu, de feutre Velleda... Bref, quand un whisky commence à sentir le Bourbon cheap, on peut dire qu'il est trop boisé.
Et puis il y'a le boisé façon Armagnac, notes de pruneaux, de raisins secs, de noix...
Tout cela montre une chose : Dans des notes de dégustation, évoquer des notes boisées sans préciser de quelle famille de notes boisées il s'agit est inutile.
Re: Le goût du bois
Publié : 09 janv. 2009, 16:36
par Jean-Michel
Stephane a écrit :J'espère que tu n'as pas trop vidé no samples coquin de Jean-Mi!
Gare à toi si avec cela ton ordre de dégust n'est pas EXEMPLAIRE ;)
Pense à ce pauvre Antoine cloué au lit qui ne pourra être des notres et qui appréciera nos fonds de fioles...
tiens d'ailleurs "Fond de fiole" c'est marrant comme expression ça... faudra que je la ressorte un jour à un kikabutro!
Je n'en ai ouvert que deux car je ne savais vraiment pas où les placer. Plus un dram d'une bouteille nouvellement ouverte pour compléter. Le tout tapant entre 55% et 63%...
Mais vous verrez, ça se boit comme du petit lait !
Re: Le goût du bois
Publié : 09 janv. 2009, 16:39
par Stephane
Bon heureusement y a de la place et vous pourrez dormir sur place si besoin !
En tout cas avec ce temps de m.... toute la semaine, ça va probablement être idéal pour nous détendre et nous réchauffer vin diou!
Re: Le goût du bois
Publié : 09 janv. 2009, 18:19
par BugsBunna
Eh ! là c'est pas moi qui détourne !
C'est les Toulousains !

A bas les Toulousains !

(heureusement que ma femme n'est pas derrière moi... elle est toulousaine

)
Re: Le goût du bois
Publié : 09 janv. 2009, 18:22
par Serge
Jean-Michel a écrit :Serge a écrit :Je vais donner un exemple de ce que j'appelle "tannique" dans un whisky :
Un tès vieux whisky qui a perdu presque tout son fruité, qui est beaucoup descendu en alcool, et qui délivre des goûts de planche et de thé trop infusé. C'est très différent d'un whisky boisé de par une haute extraction de vanilline et de lactones.
Cela peut vous coller la langue contre la palais (ou vous en donner l'impression).
Quelle réalité chimique derrière celà ? Je n'en sais fichtre rien...
C'est vrai que le fond de tasse de thé froid, sorti d'une théière dans laquelle il restait toutes les feuilles mais trois gouttes d'eau, c'est particulièrement redoutable. J'en tremble rien que d'y penser. Et c'est une sensation que l'on peut retrouver dans certains whiskies (récemment, un Ballindalloch de 1970 acheté en Allemagne). Mais le premier mot qui me vient face à ce genre de boisson, c'est "âpre" plutôt que tannique, dans la mesure où ayant bu du vin avant d'avoir bu du whisky, et étant né à Pau, je n'associe pas forcément le tannique à une sensation déplaisante (Madiran oblige), alors que âpre, si.
Ce qu'écrit Serge est essentiel : Très longtemps, quand je lisais "whisky trop boisé", je traduisais "tannique" au sens que lui donne Serge ci-dessus (planche mouillée, fond de théière, Fernet Branca passé...), c'est à dire âpre, maigre, raide, sans charme, sans velouté, et sans fruit dans mon vocabulaire à moi. Et ce n'est que récemment que j'ai réalisé que "trop boisé", ça pouvait également s'appliquer au Glenmo Astar, ou à un vieux Cameronbridge, qui sont tout sauf âpre, mais qu'on peut trouver trop marqué par les arômes de noix de coco, de vanille, de banane, de Malibu, de feutre Velleda... Bref, quand un whisky commence à sentir le Bourbon cheap, on peut dire qu'il est trop boisé.
Et puis il y'a le boisé façon Armagnac, notes de pruneaux, de raisins secs, de noix...
Tout cela montre une chose : Dans des notes de dégustation, évoquer des notes boisées sans préciser de quelle famille de notes boisées il s'agit est inutile.
C'est, en effet, toute la difficulté des notes de dégust'. C'est pareil pour beaucoup d'autres arômes. Si on est trop précis, on se fait taxer de vantard, et si on est trop basique, ça ne sert à rien. Le bois délivre toutes sortes de notes: thé, vanille, résineux, épices, caramel, lait, beurre, fumé, sel... Aussi vieux bois (vieille barrique) ou bois neuf (atelier de menuisier, planche, sciure) etc... Bois exotique (santal, cèdre, encens etc.... Et racine/terre, feuille morte... J'en passe...
Re: Le goût du bois
Publié : 09 janv. 2009, 18:27
par Serge
Il faut aussi bien comprendre les 3 influences majeures du bois sur le whisky :
1. J'ajoute des notes (ce que le whisky "aspire" du bois, y-compris son précédent contenu, plusieurs litres par fût)
2. Je retranche des notes ("filtration" des notes indésirables du jeune whisky, soufre etc.)
3. Je crée des notes (tout le reste, qui se crée par action conjointe du whisky et du bois et qui nécessite du temps. Ce que les Anglois appellent "l'interplay").
Re: Le goût du bois
Publié : 09 janv. 2009, 23:02
par bottler
Je crois qu'on s"éloigne de la question de départ. Il y a un goût que l'on ne trouve que dans les fûts de whisky, pas l'armagnac, ni le Cognac ni le Calvados. C'est un goût de bois de pacotille façon allumettes, peuplier sec mâtiné d'allumette qui démarre (souffre qui brûle, phosphore), et qui, léger, n'est pas désagréable, c'est même un exhausteur pas mal.
Mais lorsqu'il grimpe en concentration, il devient piquant, puis brûlant, et déséchant en fin de bouche. En ce moment je déguste un OMC Blair Athol 1990/2007 qui a ce goût, juste à la limite entre sa concentration exhausteur et sa concentration brûlant.
Je crois que ce n'est pas loin de ce que le collègue cherche à cerner.
D'où cela vient il ? Si tu vas au Kentucky dans un chais de Bourbon, tu ne sens que cela : ce chêne américain qui est plus proche du peuplier que du chêne (il pousse très vite, et si tu passes ta main sur les fûts, il y a des échardes) est un bois très vif qui est très loin de notre chêne. Les vanilline et autres sont secondaires quand tu respire ce que le chais de là bas exhale. Cela sent le bois frais souffré ou phosphoré avec toutes ses composantes, et l'alcool aussi a ces goûts.
Mais c'est vrai que quand il y en a trop, on se pique et se brûle, c'est une vrai cata.