Re: Divers conseils
Publié : 01 mai 2020, 12:23
Ha ha ha !
Eh bien je vois qu'à m'être absenté quelques temps (c'est long de dépiler !), j'ai raté une belle passe d'arme !
Juju et Canis sont dans un bateau. Canis tombe à l'eau. Qui est-ce qui reste dans le bateau ?
Personne, parce-que Canis a poussé Juju, puis a sauté à l'eau pour s'assurer qu'il n'en sortirait pas.
A moins que ça ne soit le contraire.
A mon tour de foutre le bazar.
Pour aller dans le sens de Canis :
Moi non plus je ne prête pas trop d'attention au processus de fabrication. Déjà parce-que je ne les connais pas vraiment, et puis parce que nous avons tous faits l'expérience de whiskies pour lesquels les ppm de phénols étaient trompeurs.
Pour aller dans le sens de moi-même :
On peut le regretter, mais il me semble communément admis que "tourbe" est un équivalent largement entériné de "phénolique". Comme les phénols peuvent s'exprimer sous forme de fumée froide, d'herbes de Provence, de bois brûlé, de couloir d'hôpital, de gaze à pansement, de coquillages frais, de viandes fumées et... de tourbe (si si...), le terme "tourbé" n'est pas auto-suffisant, car susceptible de désigner des arômes fort divers. On en a débattu des centaines de fois, mais on peut remettre le couvert !
On peut le regretter, mais ce n'est pas plus idiot que "Frais", qui seul ne veut rien dire (un whisky pourrait-il, à l'inverse, sentir le renfermé ? ou le pourri ? quoique...), ou que "Fruité" qui seul ne veut rien dire non plus (Boire un Irish que l'on m'a vendu comme une "Fruit Bomb" et qui sent follement la pomme ou la poire, et pas la mangue ou le fruit de la passion, ça me laisserait sur le sentiment de m'être fait... Comment dire... Bien enfler, oui.)
On peut le regretter, mais c'est ainsi. Feindre de l'ignorer et de ne pas comprendre son interlocuteur quand il parle de "tourbe" pour désigner des arômes de fumée froide ou de cendrier vide, et lui rétorquer "Ah non ! Y'a jamais eu de tourbe là-dedans ! Ca sent la fumée froide et le cendrier vide !", c'est faire délibérément le choix de ne pas parler la même langue que lui, et de se singulariser à tout prix. C'est aussi prendre le risque de s'isoler, et de s'exposer à des joutes stériles et vaines, comme cet échange en est la démonstration bien inutile.
A ce compte là, à quelqu'un qui me dit "ça sent la tourbe grasse", je pourrais tout aussi bien rétorquer : "Ah non ! Mon ressenti va sur une tourbe minérotrophe" ou ombotrophe. Ne serait-ce pas plutôt Lispach ? A moins que... Longerade peut-être ?
Pour aller dans le sens de la majorité, avec mes mots à moi, et pour revenir au sujet
- Le Springbank 12yo CS : Je n'en ai goûté que 4 batches, mais tous étaient TRES TRES marqués par le bacon ! Lourd et gras, un peu trop de sucrosité à mon sens, mais avec suffisamment de puissance alcoolique pour équilibrer le truc. Très réussi dans son genre. Si certains classent le bacon dans les arômes tourbés, eh bien je ne m'opposerai pas à ce que ce Springbank soit classé "tourbé". Mais tourbé bacon ! Celui-ci pourrait rentrer dans la catégorie "Badass" ouvert ailleurs.
- Le Springbank 10yo LB: Plus proche du Undisclosed Orkney dont Jeep nous a gratifiés au dernier Blind forum que du 16yo LB (je n'ai goûté ni le 9yo ni le 11yo). Citron confit, un peu de fumée froide, de la cire à bougie... J'aime bien. Le 16yo était plus compliqué, plus sec, avec des notes de lubrifiant industriel très nettes (comme quand tu rentres dans un atelier avec des vieux tours ou des vieilles fraiseuses).
- Après, j'ai croisé plusieurs autres Springbank OB que je ne pourrais pas recommander à quelqu'un qui me dirait qu'il ne supporte pas la tourbe : Les 14yo Barbados Rum et le 14yo Bourbon Wood sont tous les deux joliment fruités (citron, ananas pas mûr), avec un joli voile de fumée délicate par-dessus. En aveugle, ce n'est pas ridicule de partir sur un Caol Ila discret.
Donc oui, plusieurs Springbank (récents ?) présentent, qui du bacon, qui de la fumée citronnée. Et si certains préfèrent dire qu'ils sont tourbés, ça ne me dérange pas. En tout cas, ces notes sont très présentes, au point que lorsque nous les identifions dans des dégustations en aveugle, nous avons pris l'habitude d'ajouter "Springbank" aux côtés de Caol Ila, Laphroaig, Bowmore... dans nos propositions. Souvent avec succès.
Eh bien je vois qu'à m'être absenté quelques temps (c'est long de dépiler !), j'ai raté une belle passe d'arme !
Juju et Canis sont dans un bateau. Canis tombe à l'eau. Qui est-ce qui reste dans le bateau ?
Personne, parce-que Canis a poussé Juju, puis a sauté à l'eau pour s'assurer qu'il n'en sortirait pas.
A moins que ça ne soit le contraire.
A mon tour de foutre le bazar.
Pour aller dans le sens de Canis :
Moi non plus je ne prête pas trop d'attention au processus de fabrication. Déjà parce-que je ne les connais pas vraiment, et puis parce que nous avons tous faits l'expérience de whiskies pour lesquels les ppm de phénols étaient trompeurs.
Pour aller dans le sens de moi-même :
On peut le regretter, mais il me semble communément admis que "tourbe" est un équivalent largement entériné de "phénolique". Comme les phénols peuvent s'exprimer sous forme de fumée froide, d'herbes de Provence, de bois brûlé, de couloir d'hôpital, de gaze à pansement, de coquillages frais, de viandes fumées et... de tourbe (si si...), le terme "tourbé" n'est pas auto-suffisant, car susceptible de désigner des arômes fort divers. On en a débattu des centaines de fois, mais on peut remettre le couvert !
On peut le regretter, mais ce n'est pas plus idiot que "Frais", qui seul ne veut rien dire (un whisky pourrait-il, à l'inverse, sentir le renfermé ? ou le pourri ? quoique...), ou que "Fruité" qui seul ne veut rien dire non plus (Boire un Irish que l'on m'a vendu comme une "Fruit Bomb" et qui sent follement la pomme ou la poire, et pas la mangue ou le fruit de la passion, ça me laisserait sur le sentiment de m'être fait... Comment dire... Bien enfler, oui.)
On peut le regretter, mais c'est ainsi. Feindre de l'ignorer et de ne pas comprendre son interlocuteur quand il parle de "tourbe" pour désigner des arômes de fumée froide ou de cendrier vide, et lui rétorquer "Ah non ! Y'a jamais eu de tourbe là-dedans ! Ca sent la fumée froide et le cendrier vide !", c'est faire délibérément le choix de ne pas parler la même langue que lui, et de se singulariser à tout prix. C'est aussi prendre le risque de s'isoler, et de s'exposer à des joutes stériles et vaines, comme cet échange en est la démonstration bien inutile.
A ce compte là, à quelqu'un qui me dit "ça sent la tourbe grasse", je pourrais tout aussi bien rétorquer : "Ah non ! Mon ressenti va sur une tourbe minérotrophe" ou ombotrophe. Ne serait-ce pas plutôt Lispach ? A moins que... Longerade peut-être ?
Pour aller dans le sens de la majorité, avec mes mots à moi, et pour revenir au sujet
- Le Springbank 12yo CS : Je n'en ai goûté que 4 batches, mais tous étaient TRES TRES marqués par le bacon ! Lourd et gras, un peu trop de sucrosité à mon sens, mais avec suffisamment de puissance alcoolique pour équilibrer le truc. Très réussi dans son genre. Si certains classent le bacon dans les arômes tourbés, eh bien je ne m'opposerai pas à ce que ce Springbank soit classé "tourbé". Mais tourbé bacon ! Celui-ci pourrait rentrer dans la catégorie "Badass" ouvert ailleurs.
- Le Springbank 10yo LB: Plus proche du Undisclosed Orkney dont Jeep nous a gratifiés au dernier Blind forum que du 16yo LB (je n'ai goûté ni le 9yo ni le 11yo). Citron confit, un peu de fumée froide, de la cire à bougie... J'aime bien. Le 16yo était plus compliqué, plus sec, avec des notes de lubrifiant industriel très nettes (comme quand tu rentres dans un atelier avec des vieux tours ou des vieilles fraiseuses).
- Après, j'ai croisé plusieurs autres Springbank OB que je ne pourrais pas recommander à quelqu'un qui me dirait qu'il ne supporte pas la tourbe : Les 14yo Barbados Rum et le 14yo Bourbon Wood sont tous les deux joliment fruités (citron, ananas pas mûr), avec un joli voile de fumée délicate par-dessus. En aveugle, ce n'est pas ridicule de partir sur un Caol Ila discret.
Donc oui, plusieurs Springbank (récents ?) présentent, qui du bacon, qui de la fumée citronnée. Et si certains préfèrent dire qu'ils sont tourbés, ça ne me dérange pas. En tout cas, ces notes sont très présentes, au point que lorsque nous les identifions dans des dégustations en aveugle, nous avons pris l'habitude d'ajouter "Springbank" aux côtés de Caol Ila, Laphroaig, Bowmore... dans nos propositions. Souvent avec succès.