OK, Pierrot, j'ai trop rempli mon verre, mais c'est que j'ai pas l'habitude des carbonations douces, alors arrivé à la bonne hauteur, j'avais pas assez de mousse. Alors j'ai versé un grand coup bien fort pour rattraper le coup, et hop !
Avouez que ça fait envie, hein ?
Oui mais voilà, celle-là, pour la goûter, faudra vous bouger la couenne ! Nancy et Toulouse... Le grand écart Géographique...
Avec Pierrot, la bière s'offre au kilo. Là, un carton d'un bon quart de quintal. Du Stout amélioré descendu des Vosges pour être descendu à Toulouse. Mal aux bras. En mesure de représailles, il fallait bien que j'en siffle une canette rapidement, histoire de voir ! Alors l'autre soir, en sortant de chez le médecin, en manière de récompense, j'ai décapsulé la bouteille qui prenait le frais dans la porte du frigo depuis l'avant-veille.
Et je l'ai bue.
Franchement, cette belle mousse fine, dense, qui fait corps avec la bibine, ça vous fait pas tirer la langue ? Une mousse crémeuse qui monte doucement du coeur de la bière pour venir écumer tout là-haut. Pas comme ces bombes à gaz qui vous pètent à la gueule à la décapsulation avec leurs grosses bulles vulgaires qui débordent de partout et qui n'ont même pas su prendre la couleur du stout.
Le nez est modérément intense. Délicatement kirsché. Mais ça reste un stout, avec sa théorie d'arômes de malt grillé : expresso (mais pas trop serré. Tant mieux.), cacao amer, et une petite note de Vegemite. Et une goutte de vieux Maury peut-être...
La bouche est riche et crémeuse, nourrissante. L'amertume du houblon est beaucoup plus évidente maintenant. Et bien sûr, les arômes de torréfaction s'en donnent à coeur joie : nescafé à la petite cuillère, chocolat noir, chicorée rouge, réglisse, pain brûlé... Mais avec toujours des notes de fruits rouges (ratafia ?).
C'est intensément savoureux, velouté mais jamais sirupeux, suave mais plutôt sec... Je dis tout et son contraire ? Peut-être...
Pour le moment, je suis plus porté sur les bières de soif (la Punk IPA me convient très bien !), et je fais encore un peu la grimace quand j'attaque un stout, mais en me voyant boire celle-ci, ML m'a confié que face à mon "Aigle Noir", à la brasserie du Roulier, ça se voyait que j'avais du mal. Là, j'ai pas eu à me forcer pour finir mes 33cl. Et je recommencerai ! Merci, mon gros Porcinet !
Ah ! Et le grain est indécelable. Mais s'il n'avait pas été là, peut-être que ça se serait senti

!