cosinus a écrit : Petite réaction primaire: si les notes étaient si objectives que cela il n'y aurait besoin d'aucun commentaire pour les justifier.
C'est un autre débat. Personnes n'a prétendu que tout les notes du monde étaient objectives, et personnes n'a prétendu que tous les dégustateurs du monde donnant des notes procédaient objectivement.
Je ne fait qu'essayer d'expliquer qu'il est faut de prétendre (comme muzo et toi) qu'une note ne peut en aucun cas être objective.
cosinus a écrit :Ce qui est amusant avec ton argument, Canis, c'est que dans un cas extrême on pourrait se retrouver avec une hiérarchie des whiskies universellement reconnu par tous mais où tout le monde préfèrerait boire les whiskies notés 86 plutôt que ceux notés 90. Dans ce cas que représenterait cette hiérarchie ?
Que représente le "meilleur" s'il n'est le "préféré" de personne ?
Ce qui est moins amusant par contre, c'est voir comment tu reprend peu ou prou une de mes phrases, que tu en changes l'ordre de mots et la syntaxe, pour en distordre le sens que j'y avais mis, ceci afin qu'elle soit plus facilement attaquable par le biais de ton optique afin d'apporter de l'eau à ton moulin.
Et tout comme muzo, tu n'arrives pas à imaginer que quelqu'un puisse faire une analyse objective et la chiffre par une note objective tout simplement parce que tu ne veux/peux pas t'essayer à cet exercice. Du coup, il est plus facile d'en nier la possibilité.
Comme disait je ne sais plus qui (Frédéric Dare ?) : "il n'est pas grave de ne pas comprendre quelque chose, mais il est fort regrettable de nier l’existence d'une telle chose tout simplement parce qu'on ne la comprend pas".
cosinus a écrit :Si je mettais une note à un whisky (ce qui ne m'arrive jamais) elle serait nécessairement plus élevée pour le whisky que je préfère.
Tu noterais donc subjectivement. Aucun mal à ça, c'est bien évidemment ton droit, à fortiori si tu l'indiques. Par exemples en précisant devant le chiffre "cote d'amour" ou "plaisir de dégustation" ou quelque chose comme ça, et non pas tout simplement "note".
cosinus a écrit : Sinon à quoi me servirait mon échelle de notation ?
Et voilà, en plein dans le panneau. Merci pour ce superbe exemple Philippe: "A quoi
ME servirait mon échelle de notation". C'est bien la pierre d'achoppement entre nous dans ce débat. Quand je publie une note sur ce forum et/ou sur le site de Jean-Marie, je ne la publie pas pour moi. Après tout, qu'est ce ça peut bien faire aux autres personnes ce que j'aime ou pas ? A quoi ça pourrait bien leur servir ? En quoi mes gout, mes préférences seraient un guide d'achat ? Faudrait être sacrément mégalo pour croire ça.
Encore une fois, je reprend mes exemple de Glen Scotia et de Glen Deveron. Moi, j'aime plutôt bien, mais je sais que peu d'amateurs partagent cette opinion. Quel serait l'intérêt de m'acharner par monts et par vaux de vouloir toujours coller à toutes les bouteilles de ces distilleries 90/100 ? J'aime bien Tobermory aussi. Et je vais décrire leur 12yo comme ayant un nez sur la margarine et une bouche sur le beurre frais et la croûte de pain rassi. J'aime plutôt bien, certes, mais si après un commentaire pareil, et aussi pauvre (tout simplement parce que ce whisky n'offre quasiment rien d'autre tant au nez qu'au palais), je colle un 90/100, je passerais pour un rigolo.
cosinus a écrit : A indiquer aux autres ce qu'ils devraient boire ?
Non, ce serait prétentieux et sans intérêt. Il y a déjà un Jim Murray, c'est amplement suffisant.
Moi aussi, j'a des commentaires/notes à usage perso. En particulier dans les salons, ou les dégustations entre nous. Cela me sert à me rappeler ce qui est à acheter ou à éviter, mais uniquement pour moi, et selon mon plaisir. Ces notes là, je ne les publie pas, ou alors, je prends bien soin de préciser que sont des notes de salon, prise à la va vite, sur le coup. Ou comme dans ce que je poste dans "ce soir c'était". C'est pas détaillé, c'est pas fouillé, c'est pas analysé, mais ressenti, à fortiori dans un certain contexte particulier, et ça reflète souvent le plaisir ou le désagrément que j'en ai eu. Et à part quelques exceptions qui m'échapperaient, je ne me souviens pas avoir mis des notes à ce genre de commentaire.
A l'opposé, si je veux faire un vrai commentaire d'une vraie dégustation analytique, je vais me mettre en condition, m'isoler de toute perturbation, choisir le bon verre, y verser la bonne dose, me concentrer, m'assurer au préalable que je suis en forme (ie en grand état de perception organoleptique), je vais noser dés le versement, puis laisser mon verre bien isolé, au calme, loin de toute perturbation, y revenir toutes les 5 minutes pour juger de son évolution, je vais noter toutes mes perceptions au fur et à mesure, et je vais procéder de même pour la bouche, pour la finale. Puis je vais recommencer en ajoutant de l'eau. Ca va me prendre un temps fou, et il en résultera pour les meilleurs, les plus grands whiskys un commentaire de dégustation de plusieurs dizaines de lignes (au grand désespoir de Jean-Marie au moment de caser ça sur le site

).
assez bizarrement d’ailleurs, on pourrait observer une étrange corrélation (dont je ne suis pas sur qu'elle soit significative) entre le temps passé à déguster un whisky, le nombre de qualificatifs/descripteurs utilisés (en étant bien d'accord qu'il ne s'agit pas de phraser d'abondance comme le camarade muzo

), et la note finale.
Bien sur, on est bien d'accord qu'il ne s'agit pas là d'une règle, mais du constat d'une tendance.
Bon, sur ceux, j'abandonne là ce débat, car si je n'ai pas su démontrer ma position, et qu'elle est fondée, acceptable, valable, démontrée, et non rejetable en bloc juste "parce que", ça ne sera rien d'autre qu'une perte de temps pour moi et les autres membre que de continuer à s'acharner.
Edit: J'ai eu une grosse coupure du forum, sans possibilité d'accès, donc je post ça maintenant, sans doute en dehors de l'évolution du fil.
