Re: Les Passionnés du Malt
Publié : 14 nov. 2008, 18:59
Intéressant et instructif. Ciel, me voilà encore plus cultivé ! 
Information sur les distilleries d'Ecosse et leur whisky
https://www.whisky-distilleries.info/Forum/
https://www.whisky-distilleries.info/Forum/viewtopic.php?t=3616
canis lupus a écrit : Que signifies-tu par très spéciales?
RX21
A Glen Scotia, c'est du Corten(corteen) steel, donc pas de l'acier inoxydable comme on l'entend.canis lupus a écrit :[
Il faudrait savoir si les cuves de Glen Scotia datent des 70's/80's, auquel cas, ce serait certainement la rouille qui ferait sauter la peinture. Mais si ces cuves sont plus récentes, l'acier des tôles qui les composent ne devrait pas connaitre ces problèmes. Après, il y a un grand nombre de raison qui peuvent faire s'écailler une peinture. Notamment, les tôles d'acier sont bien souvent grasses, pour les protéger de la corrosion de surface pendant le transport et le stockage. Si on ne dégraisse pas consciencieusement ces tôles avant de les peindre, ça finit par cloquer. Et ça vaut pour à peu près n'importe quelle impureté qui soit resté sur la tôle au moment de la peinture.
On croirait une distillerie soviétiquecorbuso a écrit : Les images sont pas très grandes, mais cela donne une idée: http://www.whisky-news.com/Fr/distiller ... tiaFR.html
Ah ok, je vois, ce sont des aciers qui se comportent face à la corrosion un peu comme les aluminiums. Pas utilisé en automobile, amha.corbuso a écrit :A Glen Scotia, c'est du Corten(corteen) steel, donc pas de l'acier inoxydable comme on l'entend.canis lupus a écrit :[
Il faudrait savoir si les cuves de Glen Scotia datent des 70's/80's, auquel cas, ce serait certainement la rouille qui ferait sauter la peinture. Mais si ces cuves sont plus récentes, l'acier des tôles qui les composent ne devrait pas connaitre ces problèmes. Après, il y a un grand nombre de raison qui peuvent faire s'écailler une peinture. Notamment, les tôles d'acier sont bien souvent grasses, pour les protéger de la corrosion de surface pendant le transport et le stockage. Si on ne dégraisse pas consciencieusement ces tôles avant de les peindre, ça finit par cloquer. Et ça vaut pour à peu près n'importe quelle impureté qui soit resté sur la tôle au moment de la peinture.
C'est étonnant, leurs cuves de fermentation sont placées dans un réduit peu ragoutant (ça ma rappelle une vieille papèterie ou j'ai travaillé il y'a une bonne quinzaine d'année). La salle des alambics semble un peu mieux lotie, mais c'est pas la propreté clinique qu'on peut voir ailleurs. Par contre, leur chais est super clair, les futs ne trainent pas par terre. A croire qu'ils privilégient surtout l'étape de vieillissement en fut.Smokey-Kong a écrit :On croirait une distillerie soviétiquecorbuso a écrit : Les images sont pas très grandes, mais cela donne une idée: http://www.whisky-news.com/Fr/distiller ... tiaFR.html
Mais où vas-tu t'arrêter ???Smokey-Kong a écrit :Intéressant et instructif. Ciel, me voilà encore plus cultivé !
Dans notre métier, tous les gens sérieux - tout le cognaçais en particulier - sont équipés en'inox 316L qui est une qualité très fine, et pour te donner un ordre de grandeur, une cuve de 300 hl (30m3) coutait 30.000 F il y a quelques années, c'est un montant ridicule. Ce qui coûtait plus, c'était et d'ailleurs c'est toujours la chaudronnerie qui va autours : tuyaux, vannes, raccords divers et variés, à cause du prix de la soudure inox qui est très élevé et nécessite une bonne qualification.canis lupus a écrit : Concernant l'inox, il faut savoir qu'il y a une énorme quantité de nuances différentes, et qu'elles sont plus ou moins résistantes à la corrosion, aucun ne l'étant éternellement, cela dépendant également de l'environnement. Par exemple, tous les inox ne tolèrent pas forcément bien les milieux acides ou salins. De mémoire, les levures n'affectionnent pas les milieux plutôt acides ?
Dans notre métier, nous n'utilisons que des qualités très fines d'inox : en réalité, cela est nécessaire parce que le métal ne doit pas envoyer d'ions métalliques dans les alcools, car il se produirait un phénomène de floculation dans les bouteilles à terme, même avec des quantités extrêmement faibles d'ions de fer (cela m'évite la distinction ferreux-ferrique) par exemple.Pour en revenir aux tôles d'acier, il faut savoir qu'elles contiennent toutes plus ou moins de l'acier recyclé, surtout les tôles en acier courant. Pour les acier fin et/ou spéciaux par contre, on utilise pas, ou peu, d'acier recyclé. Non pas pour des risques de corrosion, mais parce que les compositions des aciers fins et/ou spéciaux sont extrêmement précises, et qu'on ne connait jamais exactement la composition de l'acier recyclé.
Enfin, les anciens, inspirés de CalifornieSerge a écrit :Je vous rappelle les washbacks en béton de Ben Nevis...
Là, faut reconnaître que c'est à la limite, nom d'une pipe en bois !ttn a écrit :zoom sur un wash de chez Glen Scotia
C'est vrai que j'ai oublié le béton, mais cela ne se fait plus beaucoup. C'est beaucoup plus cher que l'inox, il faut vitrifier l'intérieur, et cela a une grande inertie thermique, ce qui peut être avantageux dans certains cas, mais un inconvénient grave dans d'autres.Serge a écrit :Je vous rappelle les washbacks en béton de Ben Nevis...
Et dans le Jurançon (et ailleurs également, j'imagine), on voit se développer les cuves en fibres de verre.Serge a écrit :Je vous rappelle les washbacks en béton de Ben Nevis...
Je suis surpris de ce que tu dis.Jean-Michel a écrit :Et dans le Jurançon (et ailleurs également, j'imagine), on voit se développer les cuves en fibres de verre.
Moi aussi. Les expériences que j'ai faites avec des vins moelleux vifs (au sens noble du terme) sont décevantes avec le whisky. J'irai plutôt sur des Sauternes bien rondouillards, des Baume de Venise ou des Rivesaltes.A ce propos, j'ai vu que l'un des Bruichladdich 18yo était fini en fût de clos Uroulat (Charles Hours)... Monein jumelé avec Port Charlotte, ça fait bizarre, tout de même... Et je reste dubitatif quant au résultat...