pat gva a écrit :canis lupus a écrit :Bon, je suis en plein début de Murphysme là. Portable oublié au boulot sur mon bureau hier, la neige, réveil hyper tardif ce "matin".
Bon, allez, je vais quand même essayer de venir, en espérant ne pas finir avec la voiture dans le décors ou de passer une grand partie de la nuit échouée je ne sais pas ou entre Paris et mon chez moi lors du retour, à cause des intempéries.

De bon pneus à neige et le problème s'évapore

c'est une fausse excuse

Pfff, des pneus neige, et pourquoi pas des chaines non plus ? C'est pour les lopettes ça, les vrais paille-lotes se passent bien de ce genre d'artifices.
Bref, à l'aller, ça s'est plutôt bien passé, les routes étaient plutôt bien déneigée, j'ai réussit ç chopper un train plus tôt que prévu (15h21 au lieu de 15h51), ce qui me permettait d'espérer d'arriver chez Julhès vers 16h30. C'était sans compter sans un quatuor de djeuns banlieusards qui, non content de nous avoir foutu un brin monstrueux tout au long du voyage, se sont imaginer qu'il n'y avait rien de plus drôle que de tirer la signal d'alarme juste lorsque le train s'élançait de la gare de Versailles. Résultat, il a fallut que le conducteur du train vérifie d'ou venait le signal pour le désarmer, et au moment de repartir ben, rien, le train n'a jamais voulu redémarrer. Du coup, j'ai du me rabattre sur le train suivant, 1/2 heures plus tard. Cerise sur le gâteau, les même djeuns sont montés dans le même wagon que moi juste quand les portes se fermaient.
Suis arrivé sur place vers 17h00, et ait retrouvé Xavier, Philippe et Henry sur place. Régis était parti plus tôt, et pas de trace du Seb.
Du coup, pas de samples. En guise de Ledaig, ce sera plutôt la dech'.
Débuté par le stand Henessy -animé par la demoiselle qui émeut tant Seb sur le stand Ardbeg/Glenmorangie d'habitude (mais tout cela fait partie de LVMH, non ?)- avec un unique Cognac dans un de ces prétentieux flacons plus dignes d'une parfumerie. Je crois que c'était un XO. Pas mal du tout, un bon starter.
Puis stand Grosperrin, toujours aussi énorme, avec pour démarrer un exclu pour ce salon: un cognac 1997 dans son fut proposé à la dégustation et embouteillé sur place à la demande. Dégusté également les millésimes 1982, 1980, 1973, 1971, 1967, 1958, 1944. Entre le 67 et le 58 est venu s'insérer un Oléron 91 suivit d'un XO histoire de se recalibrer avant le 58. Et pour finir, une énorme surprise: un 1820 pré Phylloxéra absolument fabuleux. Encore un sacré set que nous a proposé Guilhem.
Puis stand des armagnacs Delauze. Je ne connaissais pas cette maison. Une approche un peu à la Grosperin, embouteillage brut de fût, pas de filtration, pas de coloration. Trois version étaient proposées à la dégustation: 1990, 1980 et 46 ans. C'est pas mal, très fin pour les trois, avec des personnalités différentes, mais ça manque beaucoup d'expressivité. Ça donne un peu le même effet que des whiskys sur-dilués, sauf que là, normalement, y'a pas de dilution à l'embouteillage.
Un autre stand avec un cognac de grande marque bling-bling que j'ai oublié. Sait même plus si c'était un XO ou un VSOP. Très consensuel, sympa sans plus.
Puis une bonne surprise pour moi qui n'y connait absolument rien, un stand de Porto dont la aussi le nom m'échappe (c'est terrible cet Alzheimer précoce), ce qui est d'autant plus dommage que j'ai bien aimé.
Commencé par un Rubby 2005, très gourmand, sucré, fruité, liquoreux mais pas écoeurant.
Puis une verticale de Tawny: 10, 20, 30 et 40 ans. C'est plus raffiné que le Rubby, tout aussi expressif mais moins liquoreux. Au fur et à mesure qu'on grimpe en âge, ça devient un peu plus sec, de plus en plus boisé, tout en restant très léger, mais ça charpente un petit peu.
Ah tiens, je viens de retrouver le nom de ces Porto (en regardant sur la boîte de celui que j'ai acheté

): c'est Graham's.
Suis reparti vers 20h30 avec pleins de bouteilles, dont quelques cadeaux pour Noël.
La trajet du retour métro +train s'est passé impeccable. Par contre, surprise en descendant du train, 10 cm de neige sur la quai, sur la voiture, et sur la route. C'était rigolo. Me suis fait une série de belles équerres au frein à main dans les virages des petites rues en arrivant chez moi.
Une belle fin d'après-midi, en somme.