cosinus a écrit : ↑01 févr. 2022, 13:09
cthulhu a écrit : ↑01 févr. 2022, 10:17
cosinus a écrit : ↑31 janv. 2022, 18:32Et effectivement quand tu as déjà gouté une bouteille et, ainsi, connaissant sa qualité, c'est beaucoup plus facile de se positionner et d'estimer sa valeur ou plutôt de définir le prix que tu es prêt à mettre.
C'est aussi beaucoup plus peine perdue. Si tu l'as goutee, il y a de fortes chances que d'autres l'aient aussi goutee et aient aussi revu "le prix qu'ils etaient prets a mettre" a la hausse. Rendant ta limite caduque.
Pas nécessairement, quand tu goûtes un whisky tu estimes sa qualité par rapport à tes gouts personnels et par rapport à ce que tu as déjà gouté. Il y a donc autant d'échelles valeurs que de personnes. Ainsi cette limite peut varier énormément d'une personne à une autre et que ce soit en positif ou en négatif
Le corollaire du danger des enchères, l'incident déclencheur de la chasse à la licorne, c'est d'avoir goûté à une vieillerie et d'avoir tellement aimé qu'on en développe une obsession. Le trigger peut venir d'un split - comme ici, sur le forum, autrefois, lorsque Régis pouvait splitter du PE Celtic Label, ou il n'y a pas si longtemps encore, moi qui splittais du Glendronach 72 ou du Laphroaig 10 Bonfanti, ou encore jadis les masterclasses du Live, celle sur Brora/OldClynelish a notamment largement contribué à étendre ma frénésie pour les vieux Clynelish. Le trigger le plus dangereux, à mon avis, ce sont les festivals de vieux whiskies (Limburg, Old&Rare, Rotterdam, etc.). Exemple parmi d'autres: j'y ai découvert le Strathisla 15y Pinerolo Deluxe Thistle (chaque terme a son importance pour bien cerner la référence exacte), que j'ai adoré, et du coup j'ai été obsédé par l'idée de la trouver. Ce ne fut pas une mince affaire, mais j'ai fini par la trouver (et l'ouvrir, et la déguster) - le prix était-il déraisonnable? Je ne sais pas, j'ai estimé en tout cas que pour réitérer à loisir l'expérience et le plaisir de sa dégustation, j'étais prêt à y mettre le prix affiché. Et je ne le regrette pas. Il faut prendre en compte aussi la lassitude de rester bredouille, les échecs répétés de la chasse ou de l'outbdid incessant, bref, quand on finit par trouver la bouteille après tant d'efforts, on est si près du but qu'on se raisonne pour payer plus cher que ce qu'on pensait initialement.
A l'inverse, le fait de goûter en festival ou les splits permettent aussi parfois de démystifier certaines bouteilles dont la notoriété laisse penser qu'elles sont indispensables (l'équivalent de la Rolex à 50 ans

). Quelqu'un avait splitté ici il y a qq années le Talisker 82 sherry - à l'époque déjà je voulais me payer cette bouteille aux enchères (mais elle m'échappait sans cesse, je mettais 600, elle finissait à 610, puis 650, elle finissait à 660, etc.), notamment parce qu'elle avait une belle réputation et que Serge l'avait noté 93... mais sans descriptif (juste la note, et là sans savoir comment goûte le whisky, t'es pas très avancé finalement). Bref, je goûte enfin grâce à ce split, et je réalise que c'est plutôt soufré, et que cette note me dérange, oui c'est bien bon, mais c'est ne pas un whisky sur lequel je suis prêt à dépenser trop. Du coup, j'ai abandonné l'idée d'acquérir cette bouteille, alors qu'entre temps certains sont prêts à mettre le double ou plus.