Quelques mots sur le séminaire raretés.
Initialement prévu à 16h, nous avons débuté à 16h45 à cause de quelques peigne-culs qui ne savent pas lire leur montre. L'organisation du WL aurai du être plus ferme à ce propos, et fermer les portes à 16h20.
Le séminaire commence par l'intervention du blend master de chez Glenfiddich.
A voir la fraise qui orne son nez et la jolie couperose qui bigarre ses joues, on sent bien qu'avant d'arriver à quelque chose de buvable, il doivent en essayer des mélanges...
Le whiskhy est un 1974 47,3 % vielli en Hogsead americain de second remplissage. On a beau me dire qu'il y a de la vanille, je ne sens rien.
Ce whiskhy est un blend, certe bien fait et équilibré, mais je n'y trouve pas la moitié des aromes que Boris Eltsine me cite. A 369€ la bouteille, j'ai d'autres priorités.
Le second whiskhy est un Highland Park 1977 OB 48.7%.
Il est présenté par Mr Murdoch, apparement plus à l'aise dans le marketing (magnifique cravate rose) que dans le processus de distillation.
La c'est déja plus mon style de breuvage. Elevé dans un Butt de chène Européen, il a prit les aromes du Xeres qui remplissait initialement ce fut.
C'est riche en aromes de toffee avec un peu de chocolat. La fin de bouche est plus marquée par les aromes classiques de la distilleries, miel et hesperides
Il y a aussi du sel, du poivre, avec une excellente retro-olfaction qui confère a la finale une longueur très agréable.
Bref, c'est un bon Highland Park, comme je les aime.
En revanche je n'ai aucune idée du prix.
Le troisième larron est un Ardbeg 74 52.5% OB
Ce dernier est particulierement attendu.
Embouteillé pour LMDW, il nous laisse ésperer la disponibilté d'un vintage Ardbeg ailleurs que sur ebay a + de 400 € la bouteille.
Estimé a un peu + de 300€ a LMDW, il devient l'objet de toute notre attention.
Le problème est qu'il est présenté par le fils caché d'Adamo, shooté à la cocaïne, et à la solde de Glenmorangie.
Il parait rapidement évident que malgré sa bonne volonté, il connait moins bien la distillerie que son voisin de chez Morrison-Bowmore. C'est d'ailleurs ce dernier qui lui lui expliquera l'origine et l'usage des futs d'Ardbeg (grand moment).
Vielli en Hogshead ayant contenu du bourbon, il me tarde de le comparer à son petit frêre de 1972, qui est une réference pour quelques uns d'entre nous qui assistons à ce séminaire.
C'est une déception. On a l'impression que c'est du "politiquement correct".
Correct en tout, il ne saffirme en rien.
Il ne présente pas assez les caractères propres à la distillerie, tourbe, sel, pneu, camphre, boulons etc...
Il ne présente pas assez non plus les caractères propres à un affinage de 30ans, longueur en bouche, complexité, evolution des aromes, finale longue...
Je m'étais mis sur la liste virtuelle des prétendants à la possession d'un tel Graal.
Je me retire. A + de 300 € c'est trop.
La dernière bouteille était sensé être une surprise.
On avait tous eu les mêmes "fuites" : Black Bowmore 1964, Wouaw !!!

C'était bien du Bowmore, il était bien de 1964, mais ce n'était pas le mythique Black.
Quoi qu'il en soit, il nous était présenté par l'excellent jenesaisplusonnom de chez Morison-Bowmore, qui nous a tout de même fait là un beau cadeau.
Vielli dans un fut d'oloroso, ce nectar présente toutes les carateristiques particulieres aux vieux Bowmore (60's)
Le nez est exotique, mangue, fruits de la passion, ananas. Ce n'est plus du whiskhy, c'est un parfum. La bouche est suave et délicatement salée.
Ronde et longue on y devine encore un peu de tourbe, un peu de caractère floral, sur une finale presque insaisissable tant elle est subtile et longue.
:P :P :P
Je n'ai pas pu m'empecher de demander à Mr Bowmore si il savait ce qui apportait aux vieux Bowmores ce caractère si particulier, et si ils n'essayaient pas de reproduire les conditions qui ont donné ses fabuleux whiskies.
Il pense que tout vient de la qualité et de la quantité de tourbe qui entourait la distillerie dans le années 60. Il est clair que connaissant la qualité (et donc le succés) des produits de cette époque, ils font tout pour reproduire de telles conditions.
A verifier dans 30 ans
8)
Une mention particulière pour la traduction de Corinne, qui nous est apparue lors de ce WL vétue de son plus beau naperon :D